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Science Fiction et prospective : Tous à Zanzibar par John Brunner

21 février 2011

Un aspect de la science fiction que traite ce roman est la prospective. Dans un avenir proche de l’époque de la sortie du roman (1968), comment la société aura évolué ?

J’ai choisi de parler de ce roman de SF, car l’avenir proche traité est celui de l’année 2010. Ce roman décrit comment serait l’avenir à partir de 2010. Et aujourd’hui, nous sommes en 2011, on est donc dans l’époque du roman.

Zanzibar est un archipel de l’océan Indien situé en face des côtes tanzaniennes de l’Afrqiue, formé de trois îles principales (Unguja, Pemba et Mafia) et de plusieurs autres petites îles. Unguja est le nom de l’île principale de l’archipel de Zanzibar. On l’appelle également Zanzibar, de même que sa ville la plus peuplée.

Le nombre d’humains est tel que s’ils se tenaient au coude à coude sur l’île de Zanzibar, ils la recouvriraient en entier.

Synopsis

La population mondiale est devenue trop nombreuse, il n’y a plus assez de place pour tout le monde. Les personnes dorment dehors, les soulèvements populaires sont devenus des divertissements et les attentats des amusements. La vie privée n’existe plus à cause de la population en surnombre, une très rigoureuse surveillance génétique ainsi que le chaos citadin propagé. A New York on ne se promène pas dehors sans avoir recours aux distributeurs d’oxygène à cause de la pollution qui règne. La surpopulation entraînant une proximité qui empêche l’intimité, engendre des conflits sociaux et pour contingenter les dégâts l’utilisation de barbituriques s’est popularisé. Les maladies ataviques ne cessent d’augmenter à cause des émanations ce qui fait que des décisions très sévères sont prises, par exemple les personnes atteintes sont systématiquement aseptisés, il n’y a que les porteurs de chromosomes indemnes qui ont le droit de procréer. Les théories et méthodes visant à améliorer l’espèce humaine fondée sur la génétique sont déployées et l’autonomie individuelle n’est fermement pas acceptée.

General Technic Corporation est un groupe d’entreprises ayant diverses activités avec l’exclusivité dans différents domaines. Tout est dirigé par Shalmaneser, qui est un superordinateur. Il procède à l’acquisition d’un pays de l’Afrique. C’est pour industrialiser ce pays que le chef de l’Etat a décidé de le brader.

Norman House est un employé afro-américain de General Technic Corporation, il habite à New York.

Les services secrets engagent un estudiantin en thèse de biologie, Donald Rogan, qui est le colocataire de Norman House. La mission de Donald Rogan consiste à s’approprier la trouvaille d’un  spécialiste de génétique d’un pays en voie de développement. Il s’agit de fabriquer des prodiges innés avec tous les nourrissons.

Mon avis

Ce livre nous livre un futur impressionnant, et les sujets traités sont très explorés. Cependant, ce roman ne propose pas de véritable histoire intense à suivre, il s’agit de descriptions et de thématiques sur le futur. Le livre souligne des introspections sur l’usage de la génétique, les ressources naturelles limitées de la terre, etc…, qui sont aussi des sujets d’actualité de 2010. Ceci est sidérant de constater que Brunner a su être aussi clairvoyant en analysant les dispositions de l’époque (1968) et à les extrapoler vers le futur 2010.

On ne ressort pas indemne de la lecture de ce roman, car on y récupère toutes les craintes de la société moderne : la surpopulation, la pollution, la génétique, la force des médias et des multinationales, etc…

Néanmoins, il subsiste quelques points du futur de ce roman qui n’ont pas évolué de la même façon que notre présent 2010, par exemple les ordinateurs. Dans le livre, il y a un superordinateur qui contrôle tout, alors que de nos jours il n’y a pas de superordinateur mais des millions d’ordinateurs qui ensemble forment l’Internet.

« Tous à Zanzibar » est un roman de Sciences-fiction très réaliste et par conséquent angoissant. En outre, cet œuvre est bouleversante et très crédible, elle nous place près d’une humanité décomposée en trois catégories : une catégorie de profiteurs et qui circonviennent les autres, une catégorie de subisseurs nargués par les profiteurs, et une catégorie d’une  petite collectivité qui tente de modifier ce système probablement de façon inutile.

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3 commentaires leave one →
  1. marc permalink
    21 février 2011 09:56

    Concernant le super-ordinateur…
    Certes, pas de super-ordi aujourd’hui…mais on est en (re)route vers un mode super-ordinateur, i.e un super-serveur et des clients légers..
    Le cloud en est la face visible de l’iceberg.
    D’ici 10 ans il a de grandes chances qu’ on y sera de plein fouet.

  2. 22 février 2011 11:18

    En tout cas , merci de nous faire découvrir des romans de ce style .Si seulement cela pouvait faire réfléchir certains…

  3. 13 mai 2012 19:05

    Il existe un autre roman de John Brunner encore plus impressionnant par ses prédictions : « Sur l’onde de choc »

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