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Live report : Anathema au Splendid de Lille

22 février 2011

Vous le savez, Anathema et moi c’est une grande histoire d’amûr.
Pour faire simple, c’est juste mon groupe préféré, celui dont j’ai tous les albums, deux tee-shirts, celui qui fait exploser mes stats last.fm, celui que j’ai vu une demi-douzaine de fois en concert, etc.
Je vous avais déjà parlé de leur discographie, de leur dernier album, et de leur concert à l’Elysée Montmartre en octobre, donc je ne vous fais pas l’affront de vous causer du style, de l’histoire, et des cheveux bouclés des membres du groupe…

Le Splendid, j’y étais déjà allée il y a quelques années voir… je vous le donne en mille, Anathema (non, ce n’est même pas une blague en plus). Dans mes souvenirs le quartier était pas funky, et bon, ça s’est un peu amélioré mais il n’y a quand même pas grand chose autour.
La salle est plutôt sympa : ce n’est pas très grand, mais il y a un balcon, et on se sent un peu comme au théâtre ou au cinéma (oh wait …). Étant plutôt une habituée des salles de concert parisiennes, j’ai pas trouvé qu’il y avait énormément de monde : on pouvait respirer (joie), voir ce qui se passait sur scène (ô miracle) et on ne mourait pas de chaud (visiblement, il y a quelques années, c’était loin d’être le cas… et dans mes souvenirs j’avais eu plutôt chaud).

Pour ce qui est du concert, je dois avouer que j’étais un chouillat déçue. Pas mortellement, mais contrairement à mon habitude, j’ai attendu la fin du week end avant d’écrire ce live report (alors que d’habitude, dans l’heure qui suit, je tapote furieusement sur mon clavier).


First things first : la première partie. Etant arrivée à 20h pétantes et non pas à 19h40, j’ai loupé la première première partie (si il y a trop d’adjectifs dans cette phrase, c’est normal !), assurée par Petter Karlsen – qui ouvrait déjà pour Anathema en octobre. Toujours sympa, à ce qu’on m’en a dit. Par contre, je dois avouer que le concept de concert qui démarre en avance, là c’est complètement inédit ! 😉
La deuxième première partie (oui, c’est bizarre, c’est normal), était assurée par le groupe CloverSeeds, débarqué de Clermont-Ferrand.
Apprécier les premières parties, ça m’arrive, mais avoir envie de fuir de la salle après le deuxième morceau, c’est déjà un peu plus rare. Sur le style, pas grand chose à en dire, puisque j’ai assez rapidement arrêté d’écouter activement – mais je retiendrai de cette prestation un manque d’âme assez chronique. Parler de deuxième opus pour un groupe où chacun des membres joue dans son coin de scène sans jeter un oeil aux autres, je trouve ça un peu bof. Je ne m’étendrais donc pas là dessus, ça ne cassait pas trois pattes à un canard (et pourtant, je suis contre la violence gratuite) et c’était un peu poussif.

Vers 21h, Anathema arrive (enfin !) sur scène.
On s’y attendait, puisque c’est la tournée de l’album We’re Here Because We’re Here : les Britanniques attaquent avec Thin Air, extraite du dernier opus. Toujours planante, c’est une bonne chanson d’intro. La mauvaise nouvelle, c’est que pendant une heure et des briquettes, Anathema ne va se concentrer que sur ce dernier album.

Pari risqué, et pari malheureusement perdu pour le groupe qui commencera à perdre son public au fur et à mesure. Ce concert n’a pas réussi à me faire changer d’avis sur ce dernier album, dont tous les morceaux ne sont pas nécessairement taillés pour la scène. Au deumeurant c’est pas grave, ça arrive, et c’est pas pour autant qu’on ne les aime pas ces morceaux, Childhood Dream est pour moi une chanson inadaptée à la scène, mais pourant elle est géniale.

En octobre, Anathema avait trouvé la bonne parade : mixer les nouvelles chansons avec d’autres titres des albums précédents, et ça avait fait mouche. Setlist plus équilibrée, public différent – peut être – mais je n’ai pas le sentiment que le public y ait été pour quelque chose dans cette première heure qui était sacrément longue.

J’aime beaucoup Anathema, mais jouer un album en entier, de bout en bout, seul Opeth peut se le permettre pour fêter ses 20 ans (bon, oui, j’exagère, mais je suis bien déçue…). Après, ils prennent leur pied, et ils aiment ce qu’ils font, l’alchimie et la présence des membres du groupe fait que bon, il se passe quelque chose – mais ça ne suffit pas. Et d’admirer les longues boucles rousses du bassiste non plus, je dois bien l’avouer. Les chansons du dernier album manquent pour moi d’un peu de profondeur et de rythme (au sens « peps » – mais le mot me paraît proprement inadapté pour parler d’Anathema 😉 ).

Après cette première partie de show, tout le monde était un peu assommé dans la salle, et les choix pas toujours judicieux dans la setlist continuent. Malgré les chansons phares du groupe, le concert peine à décoller, et on reste un peu avec cette sensation de « si seulement ». Surtout qu’au vu du mouvement sur Fragile Dreams (en rappel !), il y avait pourtant du potentiel à Lille samedi dernier.
Je n’ai pas l’impression d’avoir été la seule à avoir ce sentiment en sortant du Splendid, et j’avoue qu’en tant que bonne fangirl : je suis un peu déçue, quand même. Avoir l’impression qu’en 2h15-2h20 de show il ne s’est rien passé de plus, c’est vraiment pas engageant.

La setlist approximative (comme d’habitude) :
1. Thin Air
2. Summernight Horizon
3. Dreaming Light
4. Everything
5. Angels Walk Among Us
6. Presence
7. A Simple Mistake
8. Get Off, Get Out
9. Universal
10. Hindsight
11. Deep
12. Pitiless
13. Forgotten Hopes
14. Destiny Is Dead
15. Pressure
16. Release
17. One Last Goodbye
18. Judgement
19. Temporary Peace
20. Flying
21. Are You There ? (demande Danny tout seul avec sa guitare après avoir dédicacé la chanson à une de ses ex Lilloise …)
22. Parisienne Moonlight
23. A Natural Disaster
24. Closer
25. Shroud Of False (rappel)
26. Fragile Dreams (rappel)

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5 commentaires leave one →
  1. Nicolas permalink
    22 février 2011 12:59

    Bon. Je coupe Cloverseeds : j’étais en train d’écouter leur second opu… album, afin de leur donner une seconde chance après la déception du live. Il n’y a pas de miracle. L’album ne me plaît pas non plus. Pour m’auto-paraphraser : au royaume de l’humilité, Cloverseeds n’a pas encore acquis ses lettres de noblesse ! Encore maintenant, je n’en reviens pas qu’un groupe puisse employer le terme « opus » pour qualifier son second album en vente au fond de la salle, entre des M&M’s et des bonbons Haribo. Ce terme est, selon moi, réservé aux critiques, qu’elles soient professionnelles ou simple public…

    Je n’ai pas trouvé ce concert si décevant, pour ma part. Certes, je te rejoins sur le fait que certains titres du dernier album ont plus d’intérêt sur disque que sur scène. Mais je salue l’initiative, à l’heure où certains artistes n’offrent contre 40 € qu’un spectacle d’à peine une heure trente, avec un seul titre de leur dernier album. Le titre le plus commercial, évidemment. Anathema joue 02h13 sans les rappels, avec le dernier album en intégralité, et contre 25 € seulement. Rien que pour ça, j’apprécie leur démarche, même si, effectivement, la set-list du concert de Paris m’avait un peu plus plu (et pas seulement pour Sleepless).

    Petter Carlsen m’a encore emballé (pas de sous-entendu graveleux). Simple, efficace, sympathique : aux antipodes de Cloverseeds. Même son « allez, chantez, soyez sympas » quand peu de gens chantonnaient le refrain qu’il proposait que nous chantions n’a pas paru hautain. En plus, il a l’avantage d’accélérer les changements de plateau : une fois sa prestation achevée, il repart avec sa guitare, l’artiste suivant peut de suite prendre la place.

    La salle du Splendid me semble avoir un dénivelé important entre le bord de scène et l’arrière de la salle : non, ce n’est pas un simple détail architectural, mais une explication plus que plausible quant à la capacité à voir distinctement l’artiste sur scène.L’Elysée Montmartre n’a pas ce dénivelé (et en a quasiment aucun, de mémoire). C’était mon premier concert dans cette salle, et je l’ai trouvée agréable.

    Je dois dire que j’attendais ton compte-rendu avec impatience… 😉

    « Stiiiiill feeeeeeeeel the Playyyyyyne… »

    • Pierre Librini permalink
      1 mars 2011 19:56

      Juste pour rétablir quelques vérités, l’album de CloverSeeds bénéficie d’une distribution mondiale et même d’un pressage japonais (MAR101788, vous pouvez vérifier). On repassera pour les Haribos. 😉
      J’espère revenir très vite au Splendid et j’espère que vous serez à nouveau dans la salle ! 🙂
      Pierre

      • Nicolas permalink
        1 mars 2011 20:29

        Oh, une réponse, et pas n’importe qui (pour info : Pierre est l’un des guitaristes de CloverSeeds). Merci d’intervenir.

        Je vais corriger un passage : l’album était en vente entre deux t-shirts Anathema 🙂 (j’avoue avoir quelque peu fabulé sur les Haribo et les M&M’s, comme si les metalleux consommaient ce genre de drogue…)

        Je n’ai pas douté de la commercialisation de vos albums, loin de là : tant mieux pour vous d’ailleurs ! Ce qui ne m’a pas plu, au delà de la musique (mais là, les goûts et les couleurs…), c’est le terme « opus ». C’est un simple mot, mais qui est chargé de sens. Ca me fait le même effet qu’un jeune auteur qui présenterait son « nouveau best-seller » après avoir sorti un premier livre (et encore). Heureusement que j’étais adossé au mur, ce simple mot m’a scotché. Vraiment, essayez de le bannir, « nouvel album » fait parfaitement l’affaire, ça permet de rester vraiment neutre. Vous avez le droit de dire que vous l’adorez, évidemment 🙂 Mais « opus » est – selon moi – à éviter.

        Je maintiens donc ce que j’ai pu dire sur l’humilité : sincèrement, votre prestation en manquait ce soir-là. J’espère me tromper, et le cas échéant, j’espère avoir une meilleure impression là-dessus la prochaine fois que j’aurais l’occasion de vous revoir sur scène. Peut-être pas au Splendid, vu que je vis à Paris (oui, Anathema mérite le déplacement), mais on ne sait jamais. Puis, peut-être que d’ici là, votre musique m’emballera un peu plus…

        Personne n’est parfait (surtout pas moi…), tout est perfectible, l’essentiel est d’aller dans le bon sens.

        Bonne continuation.

  2. jokester permalink
    23 février 2011 17:35

    Paradoxalement c’est sur scène qu’un artiste voit si ses chansons plaisent ou pas. Même à Montmartre ils ont passé beaucoup de chansons du dernier album, et la salle était moins scotché à ces moments là.
    Je me répète certainement, mais dans le dernier album celle qui m’a le plus saisi c’est « A simple mistake ». Avant même la parution de l’album elle était dispo sur leur site, quelle bouffée de spleen ! J’ai l’impression que tout l’album est inspiré de celle là, qui l’entraîne et en pose la conclusion. C’est ce qui donne peut-être son côté un peu uniforme et plat à l’ensemble de l’album ? Ou sa vision intime, à écouter au casque sous une couette par moins 25 ?
    J’avais la possibilité d’aller les voir à Rennes le WE prochain… C’était compliqué, et ton article ne m’encourage pas des masses, alors j’irai les voir pour leur prochaine tournée.
    Merci pour l’article 🙂
    (question à 2 cents, t’as même les Pentecost Playne ? O.o)

    • 26 février 2011 17:25

      En voilà une bonne définition du dernier album : « à écouter au casque sous une couette par -25 », je me permettrais même de rajouter « quand il pleut et que les marshmallows fondent dans le chocolat chaud posé au pied du canapé » 😉
      Pour répondre à ta question à 2 cents : en bonne fangirl j’ai la discographie complète. Je crois qu’il me manque juste le DVD de A Vision Of A Dying Embrace … !

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