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La BD d’une intrépide parisienne : Adèle Blanc-Sec par Jacques Tardi

11 janvier 2010

Pour ce nouvel article, l’histoire est tellement captivante que j’ai décidé d’en écrire un roman, et comme toute bonne histoire elle commence par : Il était une fois, alors que j’entrais dans la bibliothèque…
C’est un article placé sous le signe du polar fantastique. Jacques Tardi m’a fait découvrir « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec ». Une série qui se déroule à Paris, et qui le restera tout au long des épisodes.
Il faut que tu saches qu’Adèle Blanc-Sec a été révolvérisée, poignardée, et est même morte puis ressuscitée. Elle a croisé les monstres les plus affreux, les savants les plus fous et les machinations les plus tortueuses.
C’est terrible ce que je te raconte, je sais !
Adèle Blanc-Sec écrit des livres sur l’univers des malfrats. Elle fait la connaissance de Ripol, un cambrioleur qui se fait condamner à mort à tort pour le meurtre du banquier Mignonneau. Un peu amoureuse de lui, et consciente de l’injustice qui le frappe, elle cherche à le faire évader grâce à un appareil volant construit par la famille Rabatjoie.

Adèle est une parisienne. Elle vit entourée de créatures étranges et loufoques, ce qui est logique puisqu’elle est à Paris . Tout paraît bizarre chez les Parisiens, ils sont d’une incivilité permanente. Tu peux commencer avec « Adèle et la bête », où un ptérodactyle se promène dans Paris. Je suis un parisien-breton, et je vois tous les jours des ptérodactyles à Paris, ne serait-ce que dans le métro parisien, alors qu’il n’y en a pas à Rennes par exemple 🙂

Adèle et la bête
Le 4 novembre 1911, à Paris. Au muséum d’histoire naturelle du jardin des plantes. L’œuf du ptérodactyle (fin du jurassique, daté de 136 millions d’années) éclot et sème la terreur dans Paris. Boutardieu le contrôle à distance. Adèle Blanc-Sec et ses acolytes, Joseph et Albert, séquestrent Edith Rabatjoie. Albert assomme Joseph et s’enfuit avec Edith. Dans des buissons Eugène Lobel, identifié par l’inspecteur Caponi, tire sur Adèle mais Joseph s’interpose. Le ptérodactyle est abattu par Justin Saint-Hubert. Lucien Ripol, l’amant d’Adèle, va passer à la guillotine. Il est sauvé par un « ptérodactyle mécanique ». Albert tue Ripol, lui même exécuté par Joseph qui s’empare du magot volé à Mignonneau. En tentant d’échapper à la police, Adèle rencontre Simon Flageolet.

La suite de l’enquête avec « Le démon de la Tour Eiffel » est une histoire qui impressionne. La Tour Eiffel impressionne le Parisien. Pazuzu, le roi des démons du vent, impressionne le geek. Et Adèle impressionne tout le monde. Elle est sympathique, mais faut pas la trahir, sinon ça va faire mal, ça va cogner la bagarre :cool:. Une histoire pleine de rebondissements. Dépêche-toi d’aller au Champ-de-Mars !

Le démon de la tour Eiffel
Le 12 décembre 1911, à Paris. Simon Flageolet doit retrouver une statuette assyrienne représentant le démon Pazuzu. Albert n’est pas mort, mais paralysé. Adèle va au théâtre voir une pièce mettant en scène Pazuzu où Clara Benhardt tue le traître interprété par Josef Montevideo. Mais le crime est réel. Adèle découvre sous le Pont Neuf une crypte où les adorateurs de Pazuzu se réunissent pour la dernière fois avant de mettre à exécution leur plan diabolique : détruire Paris en y propageant la peste. Joseph a été assassiné. Tout le monde se retrouve à la Tour Eiffel. L’inspecteur Caponi arrête Pazuzu, à savoir Benhardt. Albert se jette du haut de la tour après avoir été piqué avec une seringue par le maître de la secte : le commissaire Dugommier.

Il y a toujours quelqu’un qui veut tuer Adèle. Dans « Adèle et le savant fou », elle rencontre un savant qui est fou et même un Pithécanthrope. Paris est vraiment une ville de fous, où tout le monde est fou. Les gens de l’époque ne connaissaient pas encore les geeks. Il faudrait chaque semaine au moins trois dimanches et commencer le week-end le lundi à midi 😀

Adèle et le savant fou
Janvier 1912, à Paris. Des savants ramènent à la vie un pithécanthrope. Il doit étrangler Adèle à Denfert-Rochereau, mais il se sauve en la voyant. Espérandieu s’est emparé du pithécanthrope, qu’il appelle Alexandre, pour en faire un soldat qui lui permettra de conquérir le monde. Mais Alexandre aide Adèle à s’échapper. Adèle va voir « le patron » : l’inspecteur Caponi devenu gangster par haine de Dugommier. Ils sont pris en chasse par une étrange araignée métallique. Mais un cri résonne du haut des tours de Notre-Dame : Alexandre est tué par l’araignée. Celle-ci est entraînée dans la chute du pithécanthrope. Ce dernier avoue, avant d’expirer, son amour à Adèle et à l’intérieur de l’araignée se trouve le savant fou Espérandieu.

Quand j’avais discuté avec un autre geek de la BD « Momies en folies », il m’avait dit qu’il avait trouvé ça gai et convivial. Un tome qui traite de la tragédie d’Adèle, il trouvait ça gai et convivial. Il a ensuite précisé qu’il s’agissait d’une gaîté triste avec de la convivialité qui fait pleurer. Dans cet épisode, c’est le carnage, un peu comme ce qui se passe à la fin d’une partie de jeu de société entre amis geeks, où tout le monde se sacrifie et se trahit 😉

Momies en folie
Le 4 mars 1912, à Paris.  Toutes les momies du Louvre ont disparu y compris celle d’Adèle ! A plusieurs reprises, Adèle est victime de tentatives de meurtre à la gare de Lyon, à la gare Montparnasse, et le Titanic (Tu peux lire « Le Démon des Glaces » de Jacques Tardi). Adèle et Mouginot se rendent à la maison de Dieuleveult où ils trouvent un passage vers les catacombes. Une jeune fille est assassinée par un monstre à tête de bouc. Dugommier déguisé en Pazuzu est abattu par Carlo Gelati, lui-même étranglé par le gardien de la pyramide. La momie masquée, en réalité Clara Benhardt, poignarde Adèle. En décembre 1912, Mouginot essaie de ressusciter Adèle. La momie d’Adèle lui indique le moyen d’y parvenir. Mais, en décembre 1913, Mouginot est abattu par Thomas Rove, tué à son tour par Dieuleveult.

La vie d’Adèle prend fin, et nos larmes se déchirent sur les pages de la BD. En tant que geek, tu ne vois plus le sens de ta vie. Au revoir, mais n’oublie jamais Adèle. On passe à un autre héros, qui va te permettre de retrouver ta gourmandise de BD :cool:. Voici « Adieu Brindavoine », un épisode un peu à part, c’est un hors série. Adèle n’y apparaît pas. Nous suivons deux aventures de Lucien Brindavoine, personnage qui aura ensuite une grande importance dans les aventures d’Adèle Blanc-Sec.

Adieu Brindavoine et La fleur au fusil
Lucien Brindavoine reçoit la visite de Basile Zarkhov, qui lui propose une aventure extraordinaire. Avant de se faire tuer, Zarkhov dit à Brindavoine les mots « Istanboul » et « obélisque ». Brindavoine doit trouver Stravos Topoyoglou, qui le mène auprès d’Oswald Carpleasure. Ils traversent alors le désert pour rejoindre l’Afghanistan. En chemin, ils se font attaquer et arrivent à Iron-City, une immense structure métallique en plein désert. Un nain nommé Klotz leur présente Otto Lindenberg. En réalité Klotz est un traître et c’est lui qui est à l’origine des tentatives d’assassinat. Finalement la guerre vient d’éclater en Europe. « La fleur au fusil » donne quelques détails biographiques sur Lucien Brindavoine avec l’introduction d’un nouveau personnage : Roy.

Quand un geek lit « Le Secret de la salamandre », il est dans un état famélique. Le geek a très faim, il veut savoir ce que va devenir Adèle. Le secret de la salamandre fait penser aussi bien à l’immortalité qu’à un amphibien. Dans tous les cas, le geek veut manger la BD :-). Sa curiosité le dirige immanquablement à lire la suite des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Le secret de la salamandre
Paris, le 9 décembre 1916. Adèle dort dans un bloc de glace, maintenue en hibernation depuis 1912 par Mouginot. Brindavoine décide de s’inoculer la gangrène afin d’être rapatrié. Par l’intermédiaire d’une étrange statuette verte présente dans les tranchées, la momie d’Adèle lui transmet un message : « Megalobathracus japonicus ». Brindavoine est amputé du bras gauche par le major Pochard, alias Dieuleveult. De retour à Paris, Brindavoine sombre dans l’alcoolisme. Il revoit la statuette verte vendue aux puces de Clignancourt par Nicollet. Au jardin des Plantes, le docteur Jullien réintègre dans sa vitrine un spécimen de salamandre du japon : Megalobathracus japonicus. Brindavoine récupère alors les instructions pour réveiller Adèle déposées par la momie dans la tête de la salamandre. Adèle est réveillée.

Durant toutes ces années, tu n’as pas pu dormir parce que tu croyais Adèle morte. Tu as fait des cauchemars en croyant te faire attraper par d’étranges tentacules. Je vois que tu as fait des rêves prémonitoires t’annonçant « Le noyé à deux têtes ». C’est comme le cauchemar de la piscine, où le geek côtoie des individus bizarres, autrement dit des Parisiens :lol:. Mais heureusement Adèle est de retour pour te sauver !

Le noyé à deux têtes
Le 11 novembre 1918, à Paris. Deux gendarmes meurent après avoir tenté de sortir de l’eau un noyé. Un inconnu assiste à la scène. Des tentacules rouges sont sortis de l’eau. Brindavoine rencontre un anarchiste qui servira de fil rouge à l’histoire. Adèle trouve dans son armoire à pharmacie un gnome, il s’agit de Bibi. Le commissaire Laumanne découvre que le noyé du canal Saint-Martin possède deux têtes. Son autopsie a permis la découverte d’une lettre adressée à Adèle. Elle rencontre une troupe d’artistes qui se produisent au cirque d’hiver. Le clown Arthroz est l’homme qui disparaît au coin des rues. En sortant du cirque, Adèle ainsi que le marchand de farces et attrapes sont rattrapés par Brindavoine, qui reconnaît son ami Roy.

Maintenant, tu peux continuer avec l’album « Tous des monstres » avec toujours et encore les Parisiens, autrement dit les monstres (ça veut dire la même chose, et pour t’en convaincre tu peux aller regarder ce qu’il y a dans les rues de Paris ou dans le métro parisien :lol:). Paris est peuplé de monstres, et de geeks bien entendu ^^

Tous des monstres
Le 12 novembre 1918, à Paris. Les tentacules rouges emportent le bébé que promenaient un blessé et une nounou. L’inconnu du « Noyé à deux têtes » est là avec deux autres témoins. Adèle se rend chez Bonnot, son éditeur. En sortant elle rencontre Fia, l’illustrateur des couvertures de ses romans. Dieuleveult projette sur un écran les obsessions que Fia cache dans son cerveau malade. Puis il essaie de lui injecter ses propres obsessions. Mais le transfert entre Dieuleveult et Fia s’est mal passé. C’est Dieuleveult qui matérialise désormais ses tentacules. Le druide Tudek Babylonosor débarrasse tout le monde de ses obsessions. Georgette Chevillard lance à Adèle l’exemplaire du « Le démon des Glaces » qui appartient à Fia. Adèle le reçoit sur la nuque et tombe un étage plus bas et finit avec une cheville foulée.

Une autre histoire étrange où Adèle va devoir encore élucider un mystère : « Le mystère des profondeurs ». Adèle va t’emmener dans une nouvelle aventure rocambolesque et pleine de limules, sans oublier les rages de dents. Alors les enfants geeks, j’aimerais attirer votre attention sur quelque chose de très important : après vos lectures de BD, pensez à vous brosser les dents 😉

Le mystère des profondeurs
Le 28 mars 1922, à Paris. Régis Fluet a une rage de dents et entend « La Chanson de Craonne » jouée à la flûte traversière. Adèle souffre d’une carie. Léon Dandelet est sorti de prison la veille. Adèle se rend chez son éditeur Bonnot et entend la même mélodie que Régis. Adèle trouve un limule étrange dans son lavabo. C’est la dent d’Adèle et non celle de Fluet qui a été plombée avec un échantillon d’alliage très résistant permettant de fabriquer des mèches capables de percer n’importe quel coffre-fort et réaliser le grand projet de Dandelet. Adèle, Chalazion et Brindavoine croisent un flûtiste qui charme les milliers de limules. Le professeur Mule est transpercé par une stalactite et Adèle découvre que Mireille est sa sœur.

Voici le tome qui a été très attendu puisqu’il est sorti neuf ans après le précédent. Avec « Le labyrinthe infernal », Jacques Tardi rend honneur à tous les geeks en leur proposant une histoire avec des mains humaines, qui sont les restes des repas d’un minotaure. Tu sais que La chose, une main intelligente se déplaçant toute seule, est l’un des deux serviteurs de La famille Adams. Le geek aussi a un serviteur comme La chose. Ainsi, le geek appréciera cette BD, puisque la main c’est un peu ce qui caractérise le geek de base 😆

Le labyrinthe infernal
Octobre 1923, à Paris. Une main humaine est découverte dans une poubelle dans le quartier Saint-Lazare. Lucien Brindavoine est enrhumé, alors il prend des gouttes de « l’élixir du bon docteur Chou ». Charles Chalazion lui explique que ce produit est une mixture à base de limule, qui a déjà provoqué des mutations sur d’autres personnes. Adèle retrouve Flageolet, qui lui raconte que Laumanne, suite à des injections de jus de limule, est devenu un minotaure carnivore mangeant de la chair humaine sauf les mains qui sont des morceaux où il y a trop d’os. Le docteur Chou, que Laumanne a dévoré, a créé 7 clones d’Adèle. Adèle revoit sa momie et le minotaure hante les toits.

Le futur album annonçant la suite sera intitulé « Le bébé des Buttes-Chaumont ».
Concernant le cinéma, l’adaptation cinématographique est signée Luc Besson et sortira en salles le 14 avril 2010. Adèle Blanc-sec est interprétée par Louise Bourgouin.
As-tu des commentaires à faire ami geek ?

Ainsi se termine cet article, je compte sur toi pour lire « Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec ». Je te retrouve très bientôt pour un prochain article avec de nouvelles aventures de BD. Et n’oublie pas, Adèle Blanc-Sec est un série de BD qu’il est indispensable d’avoir, alors tu peux l’offrir à ton copain ou ta copine ou ton chat ^^. En ce qui me concerne c’est Jacques Tardi qui m’a convaincu de les offrir à moi même 😆

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4 commentaires leave one →
  1. Makuchu permalink
    12 janvier 2010 18:09

    Rien à dire de plus, cette série est un ovni à lire spécifiquement quand on a besoin d’absurdité ! Et aussi pour tout nouveau parisien, ça permet d’avoir une autre vision de la ville…

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