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Modigliani ? un artiste inspirant !

15 août 2012

Cette dernière année, Modigliani est un nom qui a, à de multiples reprises, résonné dans mon « activité » culturelle. Je vais donc vous faire partager deux belles découvertes – musicale et littéraire – que j’ai faites récemment. 

A Vannes, au charme à l’italienne de Béatrice Rana a succédé la classe à la française du Quatuor Modigliani en représentation à Arradon le vendredi 10 août. J’avais entendu parlé de ce Quatuor de jeunes français, formé en 2003, de violonistes (Philippe Bernhard et Loïc Rio), d’alto (Laurent Marfaing) et de violoncelliste (François Kieffer) sans avoir toutefois l’opportunité de les voir en spectacle. Ces quatre garçons se sont rencontrés au cours de leurs études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. L’occasion s’est présentée cet été d’assister à l’une de leurs performances dans une ville du Golf du Morbihan au sein du tout récent Centre Culturel la Lucarne.

Au moment d’entrer dans la salle, j’ai été frappé de la moyenne d’âge (très) avancée du public. Certes, cela n’a rien d’extraordinaire pour un concert classique, mais le « volume » qui m’a étonné. A Paris, le public aurait peut-être été un peu plus divers ? A Paris, en tous cas, ce qui est sûr c’est que la salle aurait été remplie puisque le Quatuor s’est déjà produit au Théâtre du Châtelet et aussi au Théâtre des Champs élysées. Le contraste entre l’âge du public et la performance du soir s’est faite d’autant plus ressentir au regard de l’originalité et du dynamisme de l’interprétation du Quatuor.

Ces jeunes gens ont teinté, le temps d’une soirée, la musique classique d’une touche de fraîcheur. A chaque instant, A chaque nouveaux morceaux, les 4 compères se sourient, se chuchotent quelques private jokes, en un mot, prennent plaisir à être ensemble et à jouer de la musique et cette joie se transmet et rayonne à travers toute la salle de spectacle. Au fur et à mesure que la soirée avançait je me sentais toujours plus empli d’une vibrante jubilation.

Le concert a commencé sur les chapeaux de roues avec le Quatuor n°3 en mi bémol majeur de Juan Cristosomo de Arriaga, un compositeur, originaire de Bilbao, du XIXe siècle et méconnu (tout du moins pour moi). Ce compositeur est mort à 20 ans en 1826 et pourtant, dès ce jeune âge, on lui promettait un bel avenir dans la lignée d’un Mozart ou d’un Haydn. De loin, c’est ce premier morceau qui m’a le plus plu et interpellé principalement par l’originalité et la surprise que les airs ont pu éveiller chez moi. La représentation s’est poursuivie avec le Quatuor n°1, Opus 18 n°1 en fa majeur de Ludwig Van Beethoven. Nous a été proposé en dernière partie, Le Quatuor n°2 en ré majeur d’Alexandre Borodine. Ces deux Quatuor qui ont occupé la principale partie d’une spectacle m’ont paru certes plus conventionnels mais néanmoins excellemment interprétés par le Modigliani qui a ce talent de ne pas s’enfermer dans quelque conformisme et de savoir insuffler la « vie » à la musique. Enfin, en guise de rappel, le Quatuor nous a fait le plaisir d’interpréter une joyeuse Polka (probablement de Chostakovitch, puisqu’ils ont aussi proposé une Polka du monsieur à l’occasion d’un concert à Genève) ainsi qu’un air de Schubert (un Menuet, d’après la même supposition que la précédente).

°*-_-*°

Modigliani est un peintre qui a aussi inspiré l’écrivain Ken Follet, auteur du Scandale Modigliani (The Modigliani Scandal) polar, l’un des premiers romans de l’auteur et datant de 1976.

Ce roman relate les aventures croisés d’une demie-douzaine de personnages, tous plus ou moins en relations, à la recherche d’un mystérieux et oublié tableau de Modigliani. Ces personnages se lancent dans une quête – justifiée par des raisons qui leurs sont propre à chacun – qui nous fait voyager à travers l’Europe à une époque indéterminée mais qu’on peut situer – très vaguement – aux alentours des années 60-80.

Les personnages dépeints sont tous plus romanesques les uns que les autres ce qui les rend hautement attachants. Nous croisons dans l’intrigue, pèle-mêle, une étudiante en art, un galeriste, un faussaire en art, un détective, etc. J’ai été particulièrement intrigué par l’accent mis sur l’univers des galeries et des collectionneurs. Ken Follet, crée un univers (probablement proche d’une certaine réalité) vérolé par les arrangements, les petits trafics, les coups bas, un univers où le plus important est de créer l' »évènement » artistique quel qu’en soit le prix et quels que soient les moyens pour y aboutir.

Sans prétention littéraire notoire, ce roman se lit facilement et vous accompagnera agréablement au cours de vos péripéties estivales et vous vous rêverez peut-être  comme moi, en héros haut en couleur, à la recherche de quelque toile de maître oubliée dans une galerie ou au fond d’une chapelle.

°*-_-*°

En conclusion de cet article « thématique » Modigliani, n’oublions pas d’aller faire un tour à l’exposition Modigliani, Soutine qui se tient jusqu’au 9 septembre à la Pinacothèque de Paris. L’exposition rend hommage à Jonas Netter, collectionneur qui soutint financièrement et notamment Modigliani, Soutine ou encore Utrillo. Je ne développerai pas ici de critique particulière quant à cette exposition puisque je ne l’ai pas encore vue, petit plaisir qui ne saurait tarder.

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