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Live report : Persistence Tour [Crushing Caspars, Lionheart, Walls Of Jericho, Terror, Biohazard, Suicidal Tendencies] au Bataclan

31 janvier 2012

Yarr ! Et non, je ne suis pas morte ! Contrairement à ce que mon très peu d’articles du moment laissait présager, tel le phénix …. ce n’est pas la fin, etc. Insérez ici un léger bullshit métaphysique, rétrospectives, ainsi qu’une introduction amusante et bien trouvée.

– 10. Pas tant que les degrés ressentis aujourd’hui que mon nombre de minutes d’avances devant les portes du Bataclan tout à l’heure. Je dois avouer que de décoller de sa case à 16h pour aller à un concert, c’est passablement étrange. Un parfum d’inédit pour la soirée donc. Et pour cause, un groupe que j’attends depuis des années passe enfin à Paris (et ce coup ci, je suis au courant et je ne découvre pas 30 minutes avant l’existence d’un concert …) : Suicidal Tendencies ! Une flopée d’autres groupes plus ou moins inconnus au bataillon, ça s’annonçait plutôt bien au vu de la tête du flyer qu’on m’avait mis dans les mains devant le Zénith …

A 17h pétantes donc, je met un pied dans une de mes salles favorites (mais est-il encore nécessaire de le rappeler ?). Si vous me passez l’expression, c’est terriblement étrange d’entrer dans une salle quasiment vide, et encore plus quand on a l’habitude de voir ladite salle est remplie comme un œuf … La bonne nouvelle, c’est que j’ai eu l’embarras du choix pour me trouver un coin tranquille pour observer les festivités. J’ai donc opté pour un perchoir au balcon, assez royal puisqu’en plein centre, pile à gauche de la régie et avec une vue assez imprenable.
Au menu ce soir : Crushing Caspars, Lionheart, Walls Of Jericho, Terror, Biohazard, et Suicidal Tendencies pour clore le bal.

C’est à 17h27, et devant un public clairsemé pour faire dans l’euphémisme poli que le premier groupe de la soirée commence à officier. Une excellente surprise made in Germany ! J’avoue que mauvaise que je suis, j’étais un peu sceptique en voyant la dégaine du chanteur (« hé, fred durst ? »), celle du bassiste (« Attendez, le black métal norvégien, c’est demain. »), du batteur et du guitariste (« Erm, dude, t’as des chaussettes de foot ou c’est juste moi ? »). Bien mal m’en a pris, puisque les compos fort sympathiques m’ont immédiatement fait oublier ces stupides aprioris. Des refrains entrainants, une bonne énergie, et un discours auquel j’ai bien accroché – une sorte de combo de la win. Pour ne rien gâcher le bassiste a fait de très beaux hélicos, et le guitariste – que je soupçonne de faire du skate à ses heures perdues- a bondi tel un Tony Hawk en plein ollie. A signaler également : un très joli jeu de jambe du chanteur. A 18h02, c’est l’hure, et les lumières s’allument.
Une bonne surprise, puisque habituellement je ne suis pas fanatique de ce genre de musique. Et ayant épluché « The Fire Still Burns » sur spotify en rentrant, je ne peux que vous enjoindre à y jeter une oreille avertie.

 

A 18h13, c’est Lionheart qui commence à chauffer sérieusement la salle (le monde commence à arriver, enfin !). Je dois vous avouer que la performance ne m’a pas spécialement parlé, rien de très innovant dans l’ensemble, mais pas d’interprétation / de mise en scène / de n’importe quoi qui rendrait le truc un peu exceptionnel. Le plus intéressant a sans doute été ce qui a commencé à se passer dans la fosse…
Quand j’ai pris mes notes (et oui, je tapote des notes sur mon téléphone, c’est le secret de fabrication ^^), j’ai juste noté « pogos de déments », « mec qui fait le rameur dans le pit », « 2 steps« , et « mec qui fait la roue ». Je crois que ça résume assez bien la chose. Une énergie démentielle a commencé à monter dans la fosse, et je suis restée totalement scotchée par le ballet à la fois codifié et totalement erratique et fou qui se déroulait plus bas. Fin de la deuxième vague d’hostilités à 18h39.

 

18h50 : Walls Of Jericho, menés par leur charismatique (…et musclée !) chanteuse investit les planches. (Faudra m’expliquer le pourquoi du comment des pré-intros au rapusisant, par contre …). Un premier dude élégamment attifé d’une chemise à carreaux grimpe sur la scène et plonge à deux reprises. Et là, paf ! Une déferlante de slameurs en tout genre, de gens qui vont danser, chanter, exulter, et poursuivre les membres des différents groupes s’abat sur la soirée.
« Who in here likes the rules ?  » –  » I know I don’t. One of the rules here is no stagediving, fuck that rule. » clame fièrement la demoiselle au micro. Message reçu 5/5, les circle pit s’agrandissent, et j’ai limite peur pour les zozos qui font le saut de l’ange, le plongeon, ou le saut du mec bourré trébuchant depuis la scène. Mais si les règles peuvent aller voir dans un pays en crise financière, les valeurs restent les mêmes : si quelqu’un tombe, on le ramasse. Aussi étonnamment que ça puisse paraître depuis mon perchoir, tout à l’air de bien se porter, en dehors du fait qu’on se met joyeusement sur la face et qu’on plonge les uns sur les autres en faisant des saltos avant. A 19h24, Walls Of Jericho quitte la scène, on commence à avoir chaud, et les gradins sont quasiment remplis.

 

Terror (Keepers Of The Faith) débarque à 19h36. Deuxième claque de la soirée. Une énergie sur scène qui commence à devenir contagieuse, et le public commence à investir un peu plus sérieusement la scène.
« We are fucked up kids, just like you are. Tonight, this is your show, nobody on this stage is better. » « Take care of each other. »
Une excellente surprise made in L.A. dont j’ai apprécié l’attitude, la façon d’interagir avec la salle. J’étais curieuse de voir ce qu’un groupe comme ça pouvait donner sur CD, et je maintiens mon intuition première : Terror, ils sont faits pour la scène. La voix du chanteur est plus chaude, plus puissante, et les rythmiques rendent mieux en live. Ceci dit, je vous encourage également à aller écouter leurs morceaux, ça vaut le déplacement.
My two cents. A 20h20, c’est déjà fini, snouf.

 

Rétrospectivement, j’aurais bien troqué Biohazard qui débute à 20h36 pour un peu plus de Terror. Ayant pas mal écouté Biohazard quand j’étais jeune, j’avais pas mal d’attentes ce soir. Et bien paf, ça n’a pas coupé, la magie de l’enfance en a pris un coup, et je n’ai pas franchement été conquise par la performance des messieurs. Sur scène, le public continue de bondir, et on a même eu le droit au triste spectacle d’un dude avec le futal à mi mollets, et l’organe génital velu de sortie. Une sorte de classe inégalable.
A part ça, rien à signaler, en dehors d’une sortie de performance à 21h20 avec un goût de truc pas franchement ficelé.

A 21h40, alors que la salle sent franchement le fennec mouillé (peu d’hommes parviennent à garder leur tee shirt en place, semblerait-il), Suicidal Tendencies arrive sous un tonnerre d’applaudissements. C’est un groupe franchement content d’être là qui prend possession de la salle, qui elle s’occupe de prendre possession de la scène. Blague à part, je ne pensais pas pouvoir dire avoir vu des gens slamer sur une foule sur la scène à un concert. Après ce soir, c’est chose faite. Évidemment, Suicidal Tendencies, c’était cool et ça envoyait du pâté. A signaler : un bien joli braveheart.
La photo de famille, avec tous les groupes présents sur le Persistence Tour (et qui sont visiblement tous devenus très potes) est le moment kawai de la soirée. A 22h20, c’est un groupe totalement envahi par la fosse qui fait ses salutations en beauté.

Une bonne soirée, comme on dit.

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One Comment leave one →
  1. Kiwi permalink
    31 janvier 2012 06:31

    Les velus sur scène … ! Des performances qui s enchaînent, il va falloir que je découvre le vocabulaire musical, Kawaï !!! Merci !

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