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Live report : Shaka Ponk au Zénith

29 novembre 2011

Et oui, trois fois en un mois, ça commence à nécessiter une carte de fidélité …
La saison 2012 des concerts est définitivement sociable (cf théorie évoquée il y a peu dans mon article sur Volbeat), et c’est donc en charmante et rousse compagnie que je me suis rendue avec un enthousiasme non feint et des vieilles courbatures datant du concert précédent à Porte de Pantin pour rejoindre mon nouveau QG.

Shaka Ponk m’avait été décrit il y a un an et des briquettes (à vue de nez de Cyrano) comme un truc que je devais absolument écouter, un must have total, le meilleur groupe du monde, etc.
Après avoir tourné sur leur discographie avec enthousiasme pendant un bail, et attendu leur dernier album comme une espèce de mini-messie musical, je peux vous dire que j’étais passablement survitaminée à l’approche du concert, Shaka Ponk ayant un effet totalement euphorisant. C’est simple, lorsque j’enchaine 3 ou 4 chansons du groupe, j’en bondis tel un kangourou…

Travail des autres gens oblige, ce n’est qu’à 19h50 que nous arrivons triomphalement au Zénith faire biper nos billets.
Un loot de tee shirt plus tard (je ne perd pas les bonnes habitudes), nous récupérons les deux géants (pas verts) avant de filer dans la fosse jeter une oreille au groupe ayant la lourde tâche d’ouvrir pour Shaka Ponk. Aux dires des habitués qui m’accompagnaient vendredi dernier, c’est presque une tradition d’envoyer des groupes n’ayant aucun rapport au casse pipe ouvrir pour Shaka Ponk.

Vendredi soir, c’était donc un groupe que je suppose britannique (ou alors, ayant un accent assez fabuleux !), Evaline, qui s’y collait. Un peu planant, avec un chanteur qui évoluait sur scène comme s’il était déchiré, et un dude qui s’acharnait sur une cymbale comme s’il était Thor (ou un péon dans AOE I qui construit une maison). Je vous avouerais qu’à ce moment là, la conversation avec mes petits camarades de jeu était nettement plus intéressante que ce qui se passait sur scène, donc je n’ai prêté qu’une oreille distraite à la chose.

Après avoir poireauté patienté une petite demi-heure bien au chaud dans la fosse [Oui, il ne faut pas déconner, Shaka Ponk, pour danser dans les gradins, non merci] il est 21h04 et les lumières s’éteignent…

Sur la scène, un grand cercle (oui, j’ai failli écrire Stargate, sauf qu’il manque les chevrons 😦 ) et une grande tenture permettront au groupe de projeter plein d’images diverses et variées, et de donner à Goz un panel de mouvements assez large. Pour avoir énormément apprécié tout ce qui touche à l’image du groupe, que ce soit leurs pochettes d’album, leurs clips, ou leur site internet je dois dire que j’ai été assez rapidement séduite par toute cette facette de la performance (parce que c’est vraiment le terme approprié).

J’avais gardé un souvenir positif du jeu d’écrans / groupe au concert-blague d’Ulver, mais là c’était carrément un autre niveau. C’était bien pensé, et tout ce qui se passait sur les écrans donnent un relief supplémentaire tout à fait intéressant au concert : déjà, ça permettait de suivre à peu près le nom des chansons, d’en prendre plein les yeux (oui, parce que c’est aussi délicieusement bien fait), et de pouvoir suivre les tribulations de Goz, le singe virtuel membre de Shaka Ponk.

Le concept est poussé au delà du simple « oh, et si on mettait des clips de nos chansons en fond ? », comme a pu en témoigner le (rituel, semble-t-il) duel entre Goz et le batteur – qui a duré 5 bonnes minutes au bas mot. Excellent, bien fait aussi bien musicalement que visuellement parlant. C’était une des nombreuses excellentes surprises de la soirée …

Niveau setlist, le nouvel album « The Geeks And The Jerking Socks » était bien évidemment à l’honneur, mais ce n’est pas un set exclusivement centré là dessus que les Shaka Ponk nous ont délivré. Je ne connaissais le groupe que depuis peu (dans l’absolu), mais j’ai très rapidement  eu le sentiment d’avoir assisté à un concert qu’il ne fallait pas louper… Comme nous l’a expliqué le chanteur, avec il faut bien le dire, pas mal d’émotion, le groupe en a un peu chié pour en arriver là.

Morceaux choisis :
« C’est pas sous prétexte qu’on remplit un Zénith qu’on dit pas bonjour. »
« On a eu des embuches, des embuscades, et on a rencontré des cons. Mais ce soir, nous avons gagné. »
« Il y a 7 ans, une petite fille est née (…) Et pendant qu’on faisait des concerts devant personne, je ne l’ai pas vu beaucoup. Pour toutes ces absences, je vous demande de chanter pour elle (…)  »
« Time flies, le temps s’envole. Je vais faire une petite cassure, regarder vos têtes pour ne jamais les oublier. »
« Je fais ce que je veux avec mon micro » « On est allés voir un producteur qui nous a dit « qu’est ce que tu veux que je fasse avec ton singe de merde et tes chansons pourries ?« , donc on est allés en voir un autre qui nous a dit : « qu’est ce que tu veux que je fasse avec ta musique de merde et ton singe pourri ?« . Et ensuite, on a trouvé un label indépendant, une famille d’accueil. »
« Les grands patrons c’est pas important, c’est vous qui êtes importants ! »
« On va faire une chanson d’un mec inconnu » avec Bertand Cantat sur scène, tout le monde s’attendait à un morceau de Noir Désir, étrangement. Je ne vous dis pas la surprise quand c’est du John Lennon que le groupe a commencé à chanter ! Je vous épargne le débat sur le « pour ou contre Bertand Cantat », tellement je trouve ça stérile (et accessoirement, ça n’a aucun rapport avec la choucroute). Tout ce que j’en dirai, c’est que Shaka Ponk a fait un pari relativement couillu, au sens où faire un duo sur album avec le dude et l’inviter sur scène pour cette date sold out au Zénith, il y a un pas.

A 23h07, c’est la fin d’un concert que je qualifierais de mémorable. Je me suis rarement autant démenée dans une fosse, pour en sortir aussi crevée (au point de devoir faire une étape ravitaillement avant de me rapatrier en métro histoire d’éviter le malaise …!). Je crois que j’ai bondi du début à la fin du concert, quasiment sans interruption – enfin juste quand techniquement la machine ne suivait plus (et que le brain n’était plus irrigué ?) – et pas que pour voir ce qui se passait sur scène.

Histoire que vous puissiez vous repasser avec délectation le concert, voilà la setlist :
1. Shiza Radio
2. Reset After All
3. Hombre Que Soy
4. Twisted Mind
5. Hell’O
6. Sex Ball (ou la chanteuse fait s’assoir une fosse entière avant de marcher au milieu, tranquille pépère)
7. I’m Picky (avec des images de strip-teaseuses !)
8. Prima Scene
9. Brunette Localicious
10. Dot Coma
11. Te Gusta Me
12. Run, Run, Run
13. Battle Goz VS Ion
14. Kids In America (reprise)
15. My Name Is Stain
16. How We Kill Stars
17. Let’s Bang

Rappels :
#1 : Palabra Mi Amor (avec Bertrand Cantat)
#2 : Instant Karma (reprise mélangée aussi avec un peu de « All You Need Is Love »)
#3 : French Touch Puta Madre.

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5 commentaires leave one →
  1. Dez permalink
    30 novembre 2011 17:07

    …Et la demoiselle ci-dessus oublie de mentionner la chance que nous avons eu de pouvoir rentrer dans la salle : En effet, un peu à la manière de nos joyeuses après midi à faire la queue au space mountain, se dressait devant nous un gigantesque (Sisi) panneau gradués interdisant – Vigile a l’appui, bien sur – aux gens de moins de 1M85 l’accès à la salle.

    Heureusement, grâce à un entraînement ninja de haute voltiges acquis suite à l’obtention du haut fait « Achat de Bières au milieu du Bataclan en plein concert, même que t’en a plus que de doigt et que si tu en fais renverser sur ton voisin – Qui est évidemment un vicking de 2M10, le fourbe – tu finis en porte manteau dans le vestiaire » nous arrivions à force de roulade à pénétrer dans l’antre de la bêêêêêête.

    Une brave première partie. Comme tu dis, encore un groupe sacrifier sur l’autel du Shaka Ponk. Paix à votre âme, Evaline. Vous avez fait ce que vous avez pu. Next.

    Enfin, arrivée de Shaka. Le projecteur qui s’affole, énorme travail graphique (Les zygotos à l’origine du groupes sont d’ailleurs graphistes et ca sent bien dans la recherche très poussée qu’on sent dans leurs clips (Qui n’en sont d’ailleurs, comme tu le dis, pas vraiment, mais plutôt des agréments très bien pensée pour leurs concerts).

    S’enchaine les morceaux de folies, le son est impec, le groupe est déchainé : Grand plaisir personnel de voir un groupe que je suis depuis un long moment maintenant, à travers salles obscures et concert paumés se défoncer littéralement au Zénith, en même temps qu’il fait s’envoler la foule à rythme régulier. Bref. Du Shaka, quoi.

    Et petite, petite cerise sur la Fonk : Il tienne à marquer le coup, c’est clair. S’enchaine les messages sincèrement touchant pour peu qu’on connaisse un peu l’histoire du groupe ou franchement poilant, on sent qu’ils se font plaisir et c’est bon. On aime.

    Et puis, fidèle a la veine du groupe « Plus c’est gros, plus ca passe ». Faisons pour notre premier concert au Zénith des trucs qui s’apparentent à la Roulette Russe. Genre, inviter Bertrant Cantat pour le rappel ou faire s’asseoir le Zénith. Tranquille.

    Bon, ca paraît évidemment que je ne suis pas objectif : J’aime ce groupe. Mais putain, ce que c’était bon ! Ça doit être le quatrième (Ou cinquième ?) concert de Shaka que je fais et ca va toujours en se bonifiant.

    Seuls petits bémols pour essayer d’être objectif : Faire s’asseoir le Zénith, c’est tout de même pas évident. Et les ingés lumières qui décident de se suicider en plein concert : C’est mal. Ah, et aussi. Enfin, seule vrai critique du concert a propos du grand rituel des battles Goz / Ion : J’en ai vu des biens biens meilleures, ceci dit c’était quand même génial. Maisfautpasdékonénonplus.

  2. Kiwi permalink
    1 décembre 2011 09:32

    Voilà un groupe qui a l air formidable, à découvrir pour des gens comme moi ! Merci !

  3. Lien Rag permalink*
    12 décembre 2011 08:30

    C’est le mecs de Tokio Hotel sur l’image ?

  4. demi-spammeur permalink
    6 septembre 2012 07:49

    quand je pense qu’ils sont passé à St Brieuc l’année derniere dans une toute petite salle et que j’ai pas pu y allez… degouté

  5. louise permalink
    3 juin 2014 17:48

    c’est le meilleur groupe du monde mais tout le monde n’aime pas. En plus ils font du rock, ils sont français et assez jeunes (enfin je crois)

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