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Live report : Volbeat au Bataclan

11 novembre 2011

C’est l’histoire d’un Danois …. qui n’est ni une marque de yaourt, ni un rappeur gangsta fanatique d’art culinaire français.
Je tiens à souligner, cher lecteur, que en dehors du fait que je n’ai plus un seul muscle en état de marche (surtout ceux des jambes, en fait) – deux zozos s’agitent derrière moi. Maintenant que j’ai mis leurs blagues en intro, ils sont tout sages comme des images sur le canapé.

Blague à part, saison des concert oblige – ce soir, je ne pouvais absolument pas louper Volbeat : aka mon groupe coup de coeur de l’année. Au bas mot, et à peu près sans déconnade. De la « musique de papa » selon les dires du pote qui m’a fait découvrir le groupe.

Oui, bon j’avoue. Je suis totalement fan de chez fan. Le message est positif, la voix est puissante, les riffs sont entrainants, et …aujourd’hui : en live !Plusieurs raisons à mon enthousiasme débordant : déjà, c’est Volbeat. Nuff said. C’est suffisamment rare et appréciable de découvrir des groupes que tu peux écouter en boucle, boucle, boucle – mais en plus que tu peux aller voir en concert moins de 6 mois après les avoir découverts. Et en plus, j’étais en bonne compagnie, puisque le pote m’ayant fait découvrir cette musique de papa était là, aussi. Une sorte de combo de la win, si vous préférez.

19h40 : grâce aux intempéries de la ratp, et une ligne 4 totalement coincée, me voilà en train de sprinter vers le 50 boulevard Voltaire. Dans ma précipitation, j’ai quand même réussi à oublier de prendre une rituelle photo de l’entrée de la salle. Damned. J’ose espérer que vous me pardonnerez cet écart in0mmable. Les sympathiques membre de Clutch (que j’avais découvert en première partie de System Of A Down il y a quelques mois !) étaient déjà en train de distiller leurs bonnes ondes aux relents sudistes. Une basse toujours aussi époustouflante, et des rythmiques à la cool, un petit « Electric Worry » qui fait toujours plaisir à entendre … ça commençait bien, même si j’étais un peu verte d’avoir loupé le début.

Mais c’est la vie *(en français dans le texte).

Un ou deux morceaux de The Head Cat et d’AC/DC pour nous faire patienter, j’enfile un tee shirt fraîchement acheté au stand de merchandising et me voilà … dans la fosse. No shit.  Tout devant, à droite. Et ça va paraître un peu fou, mais j’ai bien dû voir quelque chose 60% du temps. Ce qui est non négligeable, quand on sait à quel point c’est pénible d’être dans la fosse entourée de poilus d’un mètre quatre-vingt au garrot. Parce que ça tient chaud, accessoirement. Je vous épargne les détails, mais j’avais passablement chaud à la fin du concert, et l’air frais (froid ?) en sortant s’est quand même apparenté à un don des dieux. Au moins.

20h30 – les lumières s’éteignent, et c’est parti pour 1h40 de pure folie joyeuse comme j’aime ! Une petite intro précédée de la douce voix de Lemmy, et le ton est donné avec « Hallelujah Goat ». Lourd, festif. La coiffure très soignée du charismatique chanteur, d’ailleurs très en voix ce soir j’ai trouvé, ne survit pas à la première chanson tellement il fait chaud sous les projecteurs du Bataclan, et – soyons honnêtes, tellement ça bouge sur scène !
J’avais imaginé Volbeat comme un groupe « de papa » sur scène : genre énergiques, mais sans plus. Mes rêves se sont brisés, mais en positif puisque c’est avec une énergie contagieuse et débordante que le groupe va fusionner avec la salle ce soir, et embarquer tout le monde dans une spirale de coolitude terrible (au moins).

Entre chaque chanson, une petite attention pour le public, des remerciements à la pelle, des blagues. Clairement, les Danois sont ravis d’être là, et ça se sent ! Femme de goût que je suis, j’étais du « côté bassiste ». Totalement survitaminé, le monsieur est d’une rare expressivité faciale (je suis tellement enthousiaste et nuagesque post-concert que j’en fais du néologisme à la pelle, mon cas ne s’arrange pas…) et alterne les sourires, les grimaces, les séances de mimes, les mimiques du genre « j’ai mal aux doigts ! » et les lancers très précis de guitar pick genre « c’est à toi là précisément que je veux le donner ». Trois micros permettent au chanteur de se déplacer et de pousser la chansonnette aux trois bouts de la salle (bon accessoirement de servir de temps en temps pour des back vocals, ou une deuxième voix…). Un truc que j’ai beaucoup apprécié, c’est qu’ils ont bien évolué dans l’espace, et n’ont oublié aucun bout de la salle – allant parfois jusqu’à faire signe aux gens au balcon histoire qu’ils participent un peu aussi aux levers de bras et claquements de mains.

Des jeux de lumière efficaces, mais qui ont su rester sobres. Et heureusement, ai-je envie de dire. Il faisait une chaleur à crever, alors rajouter en plus du fait que ton coeur finissait par adopter le rythme de la grosse caisse des effets stromboscopiques à la volée, je pense que ça en aurait achevé plus d’un. Moi la première, en fait.
Ambiance terrible donc, setlist bien choisie – même si ils n’ont pas joué tous mes morceaux préférés. En même temps, on m’a très justement fait remarquer en rentrant que de Volbeat, je n’avais que des morceaux préférés…donc bon.
Non seulement ils font de la bonne musique, mais en plus, ils ont de l’humour. En demandant sur le ton de la déconnade ce qu’on voulait écouter maintenant, on a eu le droit à un petit « Raining Blood », et on a chanté « We Will Rock You » et « I Want to Break Free », parce qu’on est des personnes de goût bien élevées.

Des dédicaces de chansons qui ont la classe : « Sad Man’s Tongue » pour J. Cash, « Fallen » pour le papa du chanteur qui est décédé il y a deux ans (?), « I Only Wanna Be With You » pour sa femme, mais surtout « Thanks » pour tous les fans de Volbeat qui font que le groupe a pu tracer sa route.

Avant de sombrer dans le bisounoursisme le plus total, et de me mettre à faire des déclarations aussi intempestives qu’impersonnelles aux Danois de Volbeat, je dirai juste que le concert de ce soir m’a confortée dans mon opinion que Volbeat était un groupe qui roxxait des poneys, qui envoyait du bois et du pâté, mais aussi que non seulement c’était cool – mais que ce doux moment rentrera dans mon panthéon des meilleurs concerts auxquels j’ai pu assister.
C’est dit.

Le mot de la fin, de mon pote : « les Danois, c’est pas des cakes et force est de constater que c’était trop bien ».

La setlist du jour, en attendant toutes les vidéos que je mettrai en ligne plus tard (parce que là, il est 3h du matin, et je commence à fatiguer m’voyez) :

1. Hallelujah Goat
2. Guitar Gangsters & Cadillac Blood
3. Mr. & Mrs. Ness
4. Heaven nor Hell
5. Sad Man’s Tongue
6. The Mirror and the Ripper
7. Mary Ann’s Place
8. A New Day
9. The Garden’s Tale
10. The Human Instrument
11. Radio Girl
12. Rebel Monster
13. Still Counting
14. River Queen
15. 16 Dollars
16. A Warrior’s Call
17. Fallen
18. Thanks
19. I Only Want to Be with You
20. Pool of Booze, Booze, Booza

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9 commentaires leave one →
  1. Kiwi permalink
    11 novembre 2011 08:01

    Vive les Danois !!

  2. 12 novembre 2011 13:41

    Il y a des photos du concert? Parce qu’avec tous les photographes qu’il y avait je ne trouve aucune photo ><

    • 12 novembre 2011 14:38

      Il y a déjà celles que j’ai mise en ligne mais je t’avoue que là, rien d’autre sous la main 😉

  3. 12 novembre 2011 14:54

    Oui merci pour ces photos 🙂
    Maintenant j’attend celles des photographes qui nous ont pris de face !

  4. Mr Chouk permalink
    13 novembre 2011 11:07

    Fuck of putain de concert !!!!!

  5. 13 novembre 2011 19:49

    « Mr. & Mrs. Ness », c’est une allusion à Mike Ness ?

    • 14 novembre 2011 15:49

      ça pourrait, au vu des influences du monsieur en question (et si je ne m’abuse, le guitariste avait un tee shirt Social Distorsion en 2e partie de concert …), mais au vu des lyrics j’espère pas 😉

      • 14 novembre 2011 16:39

        Je viens de les lire, euh… ouais… effectivement… Bon ben c’est sûrement rapport à Elliot Ness alors 😮

        Dites miss Playne, vous savez comment on peut remplacer les espèces de monstres/insectes gribouillés à côté de nos commentaires pour les remplacer par des avatars potables ?

      • 14 novembre 2011 16:45

        Ceci dit, je suis en train de jeter une oreille (Van Gogh style) sur Social Distorsion, et c’est assez chouettos ! Approuvé, aussi.

        Oui, il faut aller modifier le gravatar (après, peut-être créer un ID WordPress), ou se connecter depuis un twitter / facebook.

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