Skip to content

La permission de minuit

20 octobre 2011

Un truc ultra cool quand on écrit pour Culture’s Pub, c’est qu’il y a des gens cool qui nous envoient de la matière première de qualité ! (Oh oui, owi).
Lib m’a expédié il y a quelques jours un énigmatique DVD, au titre énigmatique (oui, bon, moi j’ai trouvé ça énigmatique … je ne lis absolument jamais les synopsis).

Blague à part,le DVD reçu et regardé, je vous avoue que je me suis laissé un temps de réflexion conséquent avant de vous livrer mes états d’âme, et en ayant parlé à Suzou,on a décidé de vous pondre un article à deux mains, parce que ça faisait trop longtemps !

Playne m’a gentiment passé son DVD !! Et ça a été une très bonne surprise… J’avais un peu entendu parlé de ce film à sa sortie parce qu’il traite d’une maladie rare, celle dite « des enfants lune » qui ne peuvent s’exposer aux uv.

Déjà, j’ai presque envie de dire que globalement, les films français ont du mal à me toucher. Et là, à l’heure (tardive) où j’écris pour la 3e fois le brouillon de cet article en écoutant les chansons du film (habilement casées dans les bonus), j’aurais du mal à affirmer ça de manière aussi définitive.
Je dois l’admettre, j’ai eu un bon vieux crush sur la musique du film. De la poésie en barre, les amis. Parenthèse musicale mise à part, je temporise, je temporise, mais je ne sais pas par quoi commencer pour vous parler de « La permission de minuit ». J’aurais tendance à vouloir éluder tous les personnages et l’histoire, pas parce que je suis allergique aux spoilers mais juste pour vous laisser la satisfaction de découvrir les interactions entre les différents protagonistes et les couches de relations qui s’entremêlent.

Déjà, il y a David, le médecin. Brillamment campé par Vincent Lindon, on épluche dans tout le film la fragilité terrible de cet homme supposément fort, que ce soit vis-à-vis de ses patients, de sa famille, ou de ses engagements. Cette relation totalement constructrice et destructrice à la fois avec son travail, pas tant pour ce qui est de la relation au métier, mais plus de la relation au patient et de la relation à la recherche. C’est en fait son jeu qui pour moi tire tout le film, il a réussi à camper avec beaucoup de justesse ce qui pour moi est l’archétype du médecin.

Pour moi Vincent Lindon est un acteur tout en retenu et que j’apprécie beaucoup. Et dans ce film, je trouve qu’il livre encore un jeu doux et fort en même temps. D’ailleurs il me semble que le film n’est pas tant  sur le vécu de l’enfant malade mais s’attache aussi à la vie personnelle de ce médecin et sur la manière dont les éléments de sa vie personnelle peuvent influencer sa pratique de la médecine.

Par contre j’ai trouvé au début que la relation entre le médecin, Vincent Lindon,  et Romain, l’enfant malade un peu fausse et un peu « tirée par les cheveux ». Elle est beaucoup trop personnelle et même si les deux personnages se connaissent depuis longtemps, la place du médecin est presque celle d’un père ici.

Totalement, en fait maintenant que tu le dis, je m’étonne de ne pas avoir relevé ça avant. Le départ du père de l’enfant étant concomitant à l’annonce de sa maladie, et donc à peu de chose près du médecin dans sa vie….[Le retour de Playne, aka Captn’ Obvious].

Ensuite il y a l’enfant, et là encore c’est le jeu qui fait mouche. Le plus intéressant est quand même que non, il n’y a pas une once de pathos dans tout le film, alors qu’on cause quand même de maladie orpheline pas jojo. J’aurais tendance à dire que tout est dans le regard, et surtout ce qui est passablement amusant, c’est qu’on a l’impression de le voir grandir, avec ses préoccupations d’ado tout à fait normal, entre deux scènes à l’hôpital – quand même.

Ce qui est intéressant et très bien rendu, c’est que l’enfant est tout à fait conscient de sa maladie et de ses risques. Et surtout malgré des périodes plus dures que les autres, la vie reprends toujours le dessus ! La première scène, assez drôle, rend compte de cette dualité permanente entre protection nécessaire contre les rayons du soleil et sa vie d’ado.

Au delà de ce lien très fort il y a bien évidemment d’autres personnages qui grenouillent dans les environs, mais en y repensant – je les ai plus vus en tant qu’excuses pour habiller la relation entre l’enfant et le médecin, ou fournir des pauses dans le rythme.
Globalement, j’aurais tendance à dire que l’enrobage est bon et que le film réussit à décoller sans déclencher une bonne vieille dose de pathos mal géré et sans infantiliser la relation patient-soignant.

Je suis tout à fait d’accord avec Playne. De très beaux personnages, bien joués (Vincent Lindon mais aussi Emmanuelle Devos). Le film évoque un sujet plutôt grave mais sans tomber dans l’apitoiement et est même porteur d’espoir !!!! Mais bon, pour ne rien vous cacher j’ai quand même verser une petite larme 🙂

En bref, on a apprécié, on passe un joli moment. Et on attend votre avis sur la question 😉

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :