Skip to content

Staff Benda Bilili à l’Olympia

12 octobre 2011

Hier soir, l’Olympia a résonné aux rythmes afro du Staff Benda Billili ! La soirée a été comme un voyage : en première partie, le très farfelu groupe britannique des Triaboliques a tenu la barre ! A l’écoute,  et à mon goût, le premier morceau a été un peu laborieux : un peu du genre Radiohead-je-me-mets-une-corde-et-je-me-pends… Par la suite, leur prestation a été un peu plus sympa et extrêmement variée : mélange, aux airs de guitares, de Carmine-Francis Coppola (dans Apocalypse Now) Ben Harper, Mark Knopfler, Santana, ou encore Yann Tiersen… Dans l’ensemble, des univers plutôt sombres mais assez mélodieux et qui accompagnent sympathiquement les thématiques du groupe : l’amour, l’emprisonnement, l’émigration, etc. Dans le même temps, on peut s’étonner de cette hétérogénéité dans l’univers du Triabolique qui m’a inspiré un sentiment de manque de cohérence de l’ensemble. A part, ça, le groupe inspire la sympathie. Par exemple, ils affirment ne pas parler français et, dès qu’un des membres du groupe sort une expression purement franchouillarde, un autre sort un son aussi guttural que primal de sa gorge : « OHOOOAAARHJJJHHGH AIME FRANCEEE UIIIII » ! Très drôle et ETONNANT !

Le Staff Benda Bilili est entré en scène tout à fait ponctuellement et ce, pour environ 1h50 de concert qui ont failli me donner des palpitations ! Ce concert a été une entière découverte pour moi puisque je n’avais vu, ni le film inspiré du parcours du groupe, et je n’avais pas non plus écouté, leur musique en CD ou sur l’Internet. La surprise a été à la hauteur de mes espérances ! Les huit artistes sur scène ont assuré un show digne de stars qui ont tourné sur les scènes occidentales depuis des dizaines d’années ! Après tout, c’est plutôt logique puisque le groupe s’est tout de même fait connaître dès 2005 à l’occasion d’élections au Congo : à cette occasion, le groupe enregistre un morceau, sous la bénédiction de  la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo) pour appeler les citoyens à aller voter… L’histoire aurait mal fini, puisque le Staff a, d’après ce qu’on dit, porté plainte contre la MONUC, mauvaise payeuse…

C’est entre 2009-2010 que Le Staff Benda Bilili envahit doublement l’Europe et les Etats-Unis (et même… le Japon !) : à la fois avec le film Benda bilili ! et leur premier album Très Très fort.

Pour être honnête, jai eu un peu de mal à entrer dans les premiers morceaux. Mais très, vite on se laisse emporter presque dans une forme de transe, sachant qu’on retrouve dans les différentes chansons certaines tonalités ou certains rythmes déjà entendus dans les morceaux précédents. Ici, à la différence de la performance des Triaboliques, l’ensemble du spectacle est extrêmement cohérent. J’ai trouvé leur performance beaucoup plus variée du peu que je puisse connaître de la musique africaine (musique africaine regroupant elle-même un panel infini de créativité). Dailleurs, chez Staff Benda Bilili, qui chante la tolérance, la diversité, la force et la capacité de vivre avec et dans la différence, les inspirations proviennent d’univers aussi différents que la salsa, la rumba, la funk, le rap, la soul, le gospel, le jazz, le rock… bref, « toute la musique qu’on aime » !

Comme vous pouvez le comprendre, les inspirations du Staff sont fortes et rythmées et c’est vrai que, pendant le spectacle, le public n’a pas un moment pour souffler. Bon… Selon moi, c’est bien… Et pas bien ! Personnellement, J’apprécie qu’un concert compose avec des moments plus paisibles, précisément pour profiter des temps plus enflammés et endiablés. Dans le même temps, ce rythme insoutenable reflète la force et l’énergie des musiciens, discrets mais tout à fait à l’aise avec leur public parisien entièrement acquis dès la première minute.

Bravo donc à Ricky, Coco, Theo, Djunana, Cabossé accompagné de leur section rythmique, Montana (batterie), Cavalier (basse) et Roger chanteur et créateur d’instruments cocasses créés de bric et de broc : boite de conserve, fil de fer et fil de nylon. Je me suis tout de même demandé à certains moments ce qu’il faisait sur scène vu qu’il avait l’air, à chaque début de morceau, de galérer à préparer (ou réparer ?) ses instruments… Bravo et merci à eux de nous avoir offert ce moment de bonheur et de générosité en ces jours qui commencent, finalement, à sentir l’automne.

Merci aussi à eux, d’offrir une jolie rentrée à Culture’s Pub.

Publicités
4 commentaires leave one →
  1. vans permalink
    12 octobre 2011 17:30

    Aaaaaaaaah j’ai râté ça 😦
    J’en avais parlé dans un de mes articles sur le Festival de Québec 2010. Ce fut une véritable découverte, j’ai même vu le documentaire.
    Tu as dû passer une bonne soirée 🙂

    • stef808 permalink
      12 octobre 2011 17:46

      Eheh 🙂 ouai, très bonne soirée ! Ils donnent la patate les bougres ! 😀

  2. 15 octobre 2011 15:34

    Cet instrument se nomme un Satonge, il est constitué d’une boite de lait en poudre, d’une seule corde de guitare et d’un bout de bois de recup’ qu’on trouve sur les nacelles à poisson au pays. Et Roger à un jeu tellement énergique, qu’entre les chansons, il faut resserrer sa construction pour éviter qu’il ne lâche ou ne joue faux, voilà. 🙂

  3. suzou permalink
    20 octobre 2011 19:39

    J’avais vu le documentaire au ciné et ça m’avait bien tenté de les voir sur scène. Très très fort !!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :