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Fin d’semaine parisienne

16 juillet 2011

Un week end de quatre jours c’est cool ; on fait le touriste dans la plus belle ville du monde et nous allons donc vous proposer un modèle de journée type et typique pour les parisiens flâneurs que nous sommes… En ce beau matin de juillet, le soleil est au rendez-vous et nous appelle à la promenade. Malheureusement, après une rude semaine la grasse matinée s’était imposée et aussi, vue l’heure avancée, il est plus que temps de penser à un brunch. Notre esprit, encore embrumé par le sommeil, se met en marche à la recherche d’une petite gargote.

Nos pas nous mènerons des Gobelins à Mouffetard, de Mouffetard au Jardin des Plantes, du Jardin des Plantes au Pont d’Austerlitz et enfin, pour notre plus grand étonnement, au port de l’Arsenal… Ici, nous nous promènerons le long du canal et échouerons dans la petite buvette du parc où vous dégusterez, sous des arbres protecteurs, un café bienfaisant et dynamisant ! De là, vous rêverez et vous penserez au bel après-midi qui s’annonce. En attendant, nous aurons remarqué un ballet de bateaux sur le canal… En nous arrêtant de plus prêt on remarquera que des croisières « canauxrama » sont organisées de la Bastille au bassin de la Villette… Cette croisière sera pour un autre jour. Pour l’heure, il est temps de nous mettre en marche !

D’un coup de métro, nous voilà à l’autre bout de Paris, aux Portes du Musée Rodin qui propose, jusqu’au 4 septembre 2011 la formidable exposition sur « l’Invention de l’œuvre – Rodin et les Ambassadeurs ». A première vue, l’espace dédié à l’exposition n’est pas immense et on se dit, dans un premiers temps, qu’on en aura vite fait le tour. Rapidement, on se rendra compte, qu’au regard de la richesse et de la densité de l’exposition, une bonne heure et demie ne sera pas de trop pour en faire le tour. Au total, une trentaine d’œuvres d’artistes modernes et contemporains (les travaux, pour la plupart post-1945 de : Jean Arp, Marcel Duchamp, Joan Miro, Jean Dubuffet, Alberto Giacometti, Richard Serra pour ne citer qu’eux) sont mis en perspective par rapport au travail de Rodin et ce, sous 11 angles d’approche thématiques différents : le matériau, le lisse et le poli, l’assemblage et la série ainsi que de nombreux autres… L’ensemble de la palette du travail de ces artistes est représenté : terre, plâtre, marbre, bronze, installation. La variété des œuvres rend l’exposition particulièrement accessible que l’on connaisse et que l’on apprécie ou non la sculpture : nous y trouverons tous quelque chose. Ce qu’on peut comprendre de l’exposition est que, par exemple, Rodin qui s’inspire des plus grands sculpteurs classiques pour se forger sa propre identité, inspirera aussi, un nombre infini d’artistes et que ce cycle est éternel et en constante réinvention et recomposition.

Ceux qui, décidément, ne supportent pas les musées pourront, à la limite, errer dans les magnifiques allées du Parc du musée, passer devant les trois œuvres monumentales de Urs Fisher, et aller patienter en terrasse de la sympathique cafeteria extérieure du musée (dont le rapport qualité-prix, pour ce genre d’endroit, est plutôt intéressant). En revanche, gare aux pigeons ! Ces derniers n’hésiteront pas à atterrir, de la plus élégante des manières, sur votre table et vous chiper votre muffin…

A cette heure de l’après-midi, les jambes commencent à s’alourdir et la motivation pour parcourir les rues poussiéreuses, bruyantes, et électrisées de la capitale commence à diminuer… C’est pourquoi on se réfugiera finalement au cinéma et pour l’occasion, on ira voir un film sur Paris, qui rend hommage à Paris et dont certaines scènes se déroulent précisément dans le Jardin du Musée Rodin : Midnight in Paris de Woody Allen. D’ici, de derrière notre écran, on entend déjà vos soupirs et lamentations… Certes ce Woody Allen n’est pas le meilleur, certes il manque un « je ne sais quoi » qui pourrait en faire un bon film, mais toutefois… Minuit à Paris repose sur un scénario plutôt original : l’idée selon laquelle on court et on fantasme après un monde imaginaire, l’idée selon laquelle « c’était mieux avant », l’idée selon laquelle la nuit nous offre, à travers le rêve, la possibilité de voyager dans ces univers perdus et de rencontrer l’amour idéalisé. Voila, c’est l’histoire d’un homme (Owen Wilson), fiancée à une jeune femme (Rachel McAdams), sur qui la magie de Paris opère et qui part justement, chaque nuit, dans le Paris de ses rêves, celui des années folles à la rencontre des plus grands personnages du monde artistique de l’époque (Fitzgerald, Man Ray, Buñuel, Matisse, Picasso, Gauguin, Degas, etc.). L’histoire est accompagnée, comme tous les Woody Allen, d’un Jazz joyeux et entraînant. On reconnaîtra aussi l’honnêteté de Woody Allen de montrer Paris sous son vrai jour (même si ce n’est qu’un détail, il est important à nos yeux) : un climat toujours un peu orageux, un ciel bas, une lumière blafarde… Nos regrets : un jeu d’acteur mou, et un film qui ne va pas au bout de ses ambitions (la fin fait un peu… « flop » on peut dire…) au regard de l’originalité du scénar…

Finalement, une telle journée doit se conclure : rentrer à la maison et faire « flop » comme le film de Woody, n’est pas digne de nous ! On se réanimera donc autour d’une bonne table en se répétant que le gras c’est la vie et que la vie c’est l’énergie et que l’énergie est proportionnelle à l’appétit, venant lui-même en mangeant (et surtout pas des graines comme pourrait l’avancer notre amie Playne) ! En mangeant, par exemple et en entrée, une petite composition à base de tomate-chèvre frais-tapenade. Cette mise en bouche sera suivie par un bon cœur de romsteak recouvert d’un bon St-Marcellin et accompagné de délicieuses, légères, dorées et croustillantes frites maison… Divin… Si l’estomac vous en dit, vous conclurez votre diner de LA très fameuse profiterole avec chocolat à volonté.  Bien entendu ce bon repas aura été accompagné d’un bon vin dont la cave du restaurant Le 14 Juillet (99 rue Didot, 75014 Paris) a le secret. Avant de partir, vous laisserez un gentil pourboire pour féliciter, remercier et saluer l’ambiance entretenue par une énergique et chaleureuse équipe qui, par exemple, saura toujours fêter votre anniversaire ou tout autre fête comme la nationale. Aussi, à tous et avec deux jours de retard, nous vous souhaitons un bon 14 juillet et nous vous appelons à la liberté, à l’égalité ainsi qu’à la fraternité !

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5 commentaires leave one →
  1. 17 juillet 2011 10:10

    Joli petit article, Stef, merci !!

  2. 18 juillet 2011 12:27

    Je ne mange pas que des graines ! D’abord. Non, mais, oh ^^
    Blague à part, j’aime bien ton concept du week end parisien, on sentirait presque les pots d’échappements !

  3. stef808 permalink
    18 juillet 2011 17:56

    Eheh Merci !
    Allons allons Playne, entre nous, entre intimes, reconnait que tu manges des choses bizarre à défaut de manger des graines :p (oula, cette expression est porteuse de double sens en plus :p)

    • 19 juillet 2011 13:28

      Hahaha 😄
      J’ai en effet expérimenté une excellente recette de tofu mariné au pamplemousse et une sauce miel-orange pour aller sur mon quinoa ! 😉

  4. 19 juillet 2011 14:34

    En tout cas ton article donne vraiment envie d’aller au musée Rodin. Je n’y suis pas allée depuis une éternité mais si le soleil veut bien montrer le bout de son nez, je m’y oblige à y aller !Merci Stef808 pour cet article plein de culture tant sculpturale que gustative.

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