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Le Chat du Rabbin

27 juin 2011

La voilà, elle est enfin arrivée… la Fête du Cinéma !! Et comme elle dure une semaine cette année, on va avoir le temps de se faire plaisir pour pas trop cher… (même si c’était mieux avant – ah, les séances à 10 francs quand on était au lycée…).

Pour inaugurer cette Fête du Cinéma nouvelle formule, je suis allée voir Le Chat du Rabbin – depuis le temps que je me disais qu’il fallait que j’y aille !

Comme je n’ai pas lu la BD, je ne parlerai que du film… qui raconte ceci : à Alger, au début du siècle dernier, vivent un rabbin, sa fille, et leur chat, un petit malin fou amoureux de sa maîtresse. Un jour, le chat avale un perroquet, et se met à parler… pas toujours politiquement correct, le chat se met en tête de faire sa bar-mitsva pour faire un bon Juif et pouvoir passer tout son temps avec sa maîtresse.

Mais si le Chat veut se convertir au judaïsme, il n’a pas la foi pour deux sous : toutes les religions passent à la pointe acérée de ses bons mots, et il a l’art de poser la question qui dérange. Ce qui est, ma foi (et c’est le cas de le dire !), fort amusant. Cette tendance du Chat à appuyer là où ça fait mal tend à s’amenuiser au fur et à mesure que le film avance, ce qui est un peu dommage : cela lui fait perdre un peu du charme qui séduit dès le début.

Mais la plus grande qualité de ce film, c’est qu’il traite d’un sujet des plus sensibles – la religion, et particulièrement le fanatisme religieux, sans pour autant sombrer dans l’excès moralisateur qui aurait pu le guette. Pour commencer, judaïsme et islam en prennent chacun pour leur grade, au travers de portraits cinglants de fous furieux fanatiques des deux côtés. A ces personnages allumés répondent les bons de la fable – le rabbin Sfar et son complice le cheikh Mohammed Sfar, dont les ancêtres communs nous rappellent que les trois grandes religions monothéistes ne sont, finalement, pas si éloignées que cela. Respectivement doublés par Maurice Bénichou et Fellag, ils sont chacun attachants et délicieux, pleins de défauts mais surtout, pleins de bonté et d’humanité.

N’étant pas une grande spécialiste du dessin ou de l’animation (surtout que j’ai vu le film dans une petite salle qui n’était pas équipée 3D, ce n’est pas cette fois-ci que j’ai perdu ma virginité du cinéma en 3D !), je me contenterai de dire que le trait est moins lourd que celui des bandes dessinées de Sfar que j’ai pu feuilleter, ce qui est bienvenu : trait chargé + mouvement, voilà qui aurait sacrément aggravé mon mal de tête !

Avant de vous laisser regarder la bande-annonce, laissez-moi vous faire part de mes deux moments préférés : tout le passage où le Chat commence à parler, et la rencontre avec Tintin et Milou, tordante. Ah, et la musique est très sympa aussi ! Bref, en cette Fête du Cinéma, si vous ne l’avez pas encore vu, allez rire avec Le Chat du Rabbin !

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One Comment leave one →
  1. 29 juin 2011 20:40

    J’en sors : eeeeexcellent ! Pour avoir lu les BD avec beaucoup d’hilarité, j’étais assez curieuse de voir ce que ça donnait en film, et bien je ne suis pas déçue du tout. Toutes les religions en prennent pour leur grade, et on voit évoluer le personnage du chat avec beaucoup de délectation.
    L’ambiance sonore est réussie, le dessin est à peu près fidèle au trait de Sfar, et on se paye de vraies tranches de rigolade old school ^^
    Un seul regret : on loupe la question de « Hé maitre, est ce que les juifs se masturbent ? » 😀

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