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Les Fatals Picards back à l’Olympia

12 juin 2011

En 2008 puis en janvier 2010, les Fatals Picards remplissent déjà l’Olympia. Le 10 juin 2011, à l’occasion de la promotion de leur nouvel album, Coming Out, le groupe a r’mis ça ! En hommage à Georges Brassens, disparu il a y 30 ans, Les Amis de Brassens ont assuré la première partie du concert pour 30 minutes de bonheur : Les morceaux les plus connus de Georges ont été interprétés pour la plus grande joie du public qui a été très réceptif et participatif (chant et claquage de mains :p ). Je ne pensais pas que des chansons de Brassens chaufferaient autant la salle… et pourtant ! A la fin de la première partie, l’Olympia était déjà en ébullition ! Pour la petite histoire, mon camarade de soirée et moi même avons appris que la mama de Brassens était italienne…

Grâce au 20 minutes (et compagnie) gracieusement offertes par l’Olympia, le public a pu reprendre son souffle et se préparer à hurler à l’arrivée des quatre énergumènes tant attendus. Ces bonhommes nous ont d’ailleurs immédiatement rassurés quant à leur identité en nous gratifiant d’un bruyant et viril : « ON EST LES FATALS PICAAAAAAARDS !!!! » et le concert démarre sur les chapeaux de roue avec la fameuse chanson Moi je vis chez Amélie ! Un classique : ce sont les classiques qui fonctionnent le mieux !

La soirée s’est déroulée sur un ton décalé, humoristique et dans une ambiance communicative entre le groupe et son public. Chaque morceau (ou presque) était entrecoupé de transitions où le public et les différents musiciens se prenaient – gentimenent – à partie. D’ailleurs, en plus de Paul Léger (chant) – un fou furieuuuuuux 😀 -, de Laurent Honel (Guitare), de Jean-Marc Sauvagnargues (batteur comptant avec de nombreux fans, surtout féminin…), et de Yves Giraud (un chevelu à la basse, classique bien sûr… Tout à fait le genre de Playne :p), le groupe était accompagné de quatre cuivres (saxo, trompette, etc.) et de quatre corde (violons, contrebasse, etc.) ce qui rendait un truc franchement sympatoche ! En revanche, les Fatals Picards ont, à deux  reprises, invité deux filles différentes sur scènes : une fois pour jouer de l’accordéon (pourquoi pas…) et une fois pour chanter (genre 30 secondes ! WTF ? ça sert à rien ! en plus la voix de Paul couvrait complètement la voix de la fille sur cette chanson franchement rock !) : bref, deux invitations largement inutiles pour moi…

Les jours précédant le concert, plusieurs personnes (incultes) m’avaient demandé quelle genre de musique font les Fatals Picards et… bien con je m’était trouvé… je n’avais pas trop su quoi répondre… : « Euh… Chanson française humoristique, tendances rock décalé… » Et puis l’autre jour j’ai constaté que Louis Chedid, sur Deezer, était classé en « neo-punk » concept et classement face auxquels je suis resté perplexe… Après réflexion, je pense que le groupe Fatals Picards (tout du moins ce concert précis) peut être qualifié de néo-punk-rock-alternatif ! L’énergie dégagée par le groupe rendait d’ailleurs certaines chansons inaudibles et incompréhensibles, une différence majeure – d’après-moi – par rapport aux albums que je peux connaître.

Les Fatals Picards ont été plutôt généreux avec au total un concert de 2h (sachant que le chanteur braille quand même tout du long du spectacle et sans perdre l’harmonie de sa voix ! une performance donc). La majorité des classiques du répertoire des artistes y est passé, avec notamment, et dans le désordre : Moi je vis chez Amélie, Seul et Célibataire, Les Dictateurs, Mon père était tellement de Gauche (dans une version « soft », qui tranchait avec le reste du spectacle et qui a été moins à mon goût que la version de l’album…), Djembé man, Bernard Lavilliers, La sécurité de l’emploi, Coming Out, Noir(s), Tonton, Par ici la Monnaie, Miss France, Moonboots… A la fin du concert j’ai bien sûr regretté l’absence de Et puis merde, je vote à droite, Je viens d’ici ou encore d’Au mariage de Kevin et de ma soeur !

Le concert des Fatals Picards a comblé, je crois, le public… Pourtant, je ne sais pas… J’ai le sentiment d’un je ne sais pas d’inachevé… Peut-être en raison de la qualité et du rythme inégals du concert sur les deux heures : certaines longueurs (avec les chansons trop « hard » qui s’enchaînaient sans qu’on puisse les comprendre), des invités inutiles, deux ou trois chansons faussement nostalgiques, et puis… les quatre rappels de la fin du concert… franchement stop… Ça m’a donné le sentiment d’un « public roi » qui, par définition, n’est jamais satisfait et en veut toujours plus. Personnellement, je préfère un seul bon vrai rappel (plus un tout petit à la limite, genre « supplément » 😉 ) et puis basta…

N’empêche… chapeau bas… « Merci Paris, ON EST LES FATALS PICAAAAAAAAARDS !!!!! »

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6 commentaires leave one →
  1. 12 juin 2011 18:03

    Haha, bassiste et chevelu : en effet.
    Marrant de voir le revirement des Fatals Picards … j’ai arrêté de les aimer quand ils ont commencé à faire et bien, tout ce que tu cites ! Avant, c’était Chasse, Pèche et Biture; Raoul et Rosita et autres Goldorak et je trouvais ça nettement plus fendard 😀

  2. Lien Rag permalink*
    16 juin 2011 11:39

    Je vois que toi aussi tu a été franchement marqué par « pamplemousse mécanique » 🙂
    @Playne : moi je suis pas d’accord, c’est toujours aussi drôle aujourd’hui, mais avec une pointe de sincérité en plus qui n’est pas en trop. Comme les Wriggles sur leur fin.
    On peu appeler ça de la maturité, tu comprendras quand tu auras mon age 🙂

    • 17 juin 2011 06:28

      J’ai écouté attentivement pamplemousse mécanique, mais justement j’ai l’impression que c’est la sincérité qui en a pris un coup !
      Dans mon imaginaire collectif, c’est mieux avant : rien qu’à écouter les albums, toutes les petites pistes à la con, toutes les fins de chansons qui sentent le vieux délire entre potes… c’est nettement plus vivant.

      Maintenant, dans la sphère musicale française, à part Ultra Vomit, aucun groupe n’est capable de faire de la musique (au sens -vraiment- savoir jouer, autrement qu’avec un clavier et des samples) et de sortir : « T’aurais pas des sacs plastiques en papier ? Beuh, qu’est ce que t’as à te marrer ducon, qu’est c’qui t’fait rire ? Sacs plastiques en papier ça t’fait marrer ? T’voudrais que j’dise quoi … des sacs plastiques en pierre ? T’es con toi ou quoi ! » à la fin d’une chanson.
      😀

      Moi je pense pas aux années bitextiles, alors j’ai encore de la marge pour maturer.

      • marty permalink
        30 juillet 2011 12:29

        Je suis d’accord avec Playne, les Fatals Picards ont perdu un peu de leur brillante capacité à surprendre avec les sujets décalés et abordés d’une manière originale. Ils ont voulu, peut être, se populariser hors de ce beau pays qu’est la Picardie, et ont perdu un peu de leur humour si spécial… ou alors est ce le fait que le groupe compte environ… 0% de picard
        Je reste aussi nostalgique de la bonne époque Navet Maria, Droit de Veto et bien sur Pamplemousse mécanique.
        Bref si popularité doit rimer avec maturité (pour les personnes pensant que Pamp’ mécanique n’est pas un album mature/Coming out), mieux vaut rester dans l’anonymat!
        C’est un groupe différent… les fatals placards?
        Il leur faudrait une mèche violette hein, ça les rajeunirait de 20ans….

        Marty, picard de sang

  3. 16 juin 2011 21:45

    Mon père était tellement de gauche, c’est Pamplemousse Mécanique, et c’est juste génial 🙂
    Moi je suis d’accord avec le shériff, d’abord !

  4. MakuChu permalink
    21 juin 2011 07:18

    Vive la libération des betteraves !

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