Skip to content

Festival Report : Printemps de Bourges 2011, day 1

2 mai 2011

Comme promis, après mon précédent article autour d’artistes bretons, je vous fais part des suites de mon aventure musicale !

Samedi au petit matin, je me réveille difficilement en périphérie de Brest, en route ! C’est seulement 700 km et 3 conducteurs épuisés plus tard que l’on pose pied à Bourges, pour son festival printanier !
Le-dit festival est en fait commencé depuis mercredi, et j’accoure pour la grosse programmation du week-end. La veille c’était (entre autres métaleux) Eluveitie, Epica et Kamelot qui occupaient les lieux, j’aurai aimé les voir mais ce sera pour un autre jour… Car ce soir on a plutôt de quoi se consoler, avec exhaustivement :
DJ Hervé Teckel, We are ENFANT TERRIBLE, The Toxic Avenger, Does it offend you, yeah? , Beat Torrent, Ratatat, Cassius, Paul Kalkbrenner, Agoria, The Bewitched Hands, Metronomy, The Do, The Subs, SebastiAn. Soit 9h de concerts de 20 à 5h du matin !

Le printemps de Bourges c’est une dizaine de scènes réparties dans toute la ville, certaines sont gratuites, les autres sont à choisir à la carte. Cela peut paraître regrettable de ne pas avoir de pass global, mais les scènes étant relativement distantes les unes des autres, ce n’est pas plus mal. A noter aussi qu’il y a l’opération printemps dans la ville, avec 21 autres scènes dans des bars. Donc pas de quoi s’ennuyer à Bourges !
Pour les deux soirées que j’ai sélectionné, le Rock’n Beat party du samedi, et le Sundae Raggae du dimanche, les artistes se produisent au Phénix et au Palai d’Auron. La première salle est en fait un immense chapiteau pouvant abriter 6000 personnes, la seconde est permanente et peut accueillir 2400 personnes (dont une partie sur des gradins).

The Bewitched Hands (© P.Bourges)

Nous arrivons un chouilla en retard, les festivaliers ont déjà bien investi le terrain, et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas mis de temps à mettre l’ambiance ! Je suis passé rapidement à proximité du Phenix, c’était The Toxic Avenger qui passait, et de loin ça avait l’air pas trop mal. En fait on se dirigeait vers le Palai d’Auron pour assister à The Bewitched Hands (à écouter par ici sur Deezer), c’est un petit groupe pop de Reims à découvrir. Ils nous ont fait une entrée sur scène fracassante, agités par une pêche d’enfer, les titres se sont enchaînés et on ne s’ennuie pas. Ils ont un look plutôt rétro (à ce sujet le p’tit blond au chant nous f’sait bien rigoler), ils sont sincères et positifs, et je pense que la grande majorité du public a accroché. Au printemps de Bourges les concerts sont organisés par tranches d’une heure de concert, ça fait un peu court, mais c’est le jeu. Place donc à DJ Pub (renommé ainsi pour l’occasion), pour faire la transition avec le groupe suivant… Que l’on n’attendra pas.

Does it offend you, yeah ? (© P.Bourges)

On se rend sous le chapiteau du Phénix, pour découvrir Does it offend you, yeah?. Le public est en liesse (carrément), on assiste à une marée de mains levées, les beats saisissent, la voie du chanteur porte bien… Il y a un peu de The Prodigy dans l’esprit punk/rave/danse, même si les sonorités sont plus positives. L’installation sous le chapiteau est gargantuesque, trois immenses lignes de projecteurs fixés au plafond arrosent le public, sans compter la scène qui en compte vraiment beaucoup… Premier constat des oreilles, il faut des bouchons ! Nous n’en avons pas, et les postes sécu n’en ont plus, il fallait prévoir… Le son est très fort (un truc comme 105 db en moyenne d’après le sonomètre, il me semble), et tout vibre sous le coup des infra-basses, ça secoue ! Quand on est pas bien habitué à ce genre d’ambiance, on se demanderai presque ce qu’on fout là.

Beat Torren (© P.Bourges)

C’est Beat Torrent qui succède au groupe précédent. Ce sont deux nantais, champions de remix et de scratch, il paraît que leur passage dans ce même festival avait déjà été très remarqué en 2009. De Daft punk à ACDC, en passant par Led Zepplin, on a eu le droit a de bons mixes soutenus par des effets visuels sympathiques derrière eux. Les performances vidéos sont devenues pratiquement incontournables désormais dans le domaine de l’électro, et c’est plutôt souhaitable quand les artistes sont coincés derrière leurs platines le plus clair de leur temps. Personnellement le mix ce n’est pas ce que je préfère, mais je reconnais qu’ils sont doués, et qu’ils valent le détour.

The Do (© P.Bourges)

La soirée avance, et nous nous dirigeons vers le Palai d’Auron pour reposer un peu nos oreilles avec le groupe de musique pop français The Do. La salle est tellement comble qu’on est obligé de trouver place sur les gradins, c’est dire. On a face à nous une chanteuse avec des bas rose et une robe à paillette, un espèce de chapeau bizarre sur la caboche. Les guitaristes autour d’Olivia (c’est comme ça qu’elle s’appelle) se démènent, elle, ne bouge pas. Le son est dissonant, agressif, pouah ! Des grappes de gens s’en vont, manifestement déçus. Je ne connaissais The Do que de nom, et je m’en contenterai, c’est un groupe à éviter – au moins sur scène.

Ratatat (© P.Bourges)

Nous retournons dans l’autre salle, où les new-yorkais Ratatat se produisent. Idem que pour Beat Torrent, on a le droit à des effets vidéos sympas, projetés sur trois écrans, avec un kaléidoscope de tête d’oiseaux ou de statues gréco-romaines… C’est un délire un peu spécial ! Côté musical, on a affaire à de belles mélodies en général, une prestation scénique de qualité avec des instrus : guitares, platines, drums. Ils mixent, mais comme ce sont aussi des compositeurs, c’est là que se joue la différence avec Beat Torrent à mon sens ^^. A regretter le manque d’éclairage des deux musiciens qu’on aperçoit plus qu’on ne voit… C’est la contrepartie de l’utilisation massive d’effets vidéos :/

The Subs (© P.Bourges)

Vous avez compris le chemin, on alterne avec l’autre salle, pour ne rien manquer du festival, quitte à ne pas écouter les artistes jusqu’au bout, on espère les voir tous. The Subs, des Belges complètement barrés, tous vêtus et maquillés de blanc, nous accueillent avec leurs jouets électroniques. Quand je dis barrés, rien qu’à voir leur site qui se lit verticalement vous avez une idée des phénomènes, de la musique électro survoltée, des effets au laser, du son psychédélique qui devient de la noise par moments… Les gars doivent être sous speed ! C’est pas mal à petite dose, même si leur matos hautement décoré fait un peu plastoque (nous auraient-ils bernés avec du play-back ?)…

Retour au Phénix ou nous attendons Paul Kalkbrenner pendant que Cassius occupe une scène annexe pour faire du mix… Après 30mn de supplice retard, on a enfin devant nous l’homme tant attendu de la soirée. Et tellement il est cool comme mec, il a le droit à son propre édito 🙂

Advertisements
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :