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Live Report : Yann Tiersen à la Carène

30 avril 2011

Bonsoir à toutes et tous !
A la venue des cérémonies de pâques, j’ai eu l’occasion en bon pratiquant, de célébrer la nuit tombée (et avec des gens bizarres) le culte de la musique ! Aussi c’est pas moins de 4 articles qui vont vous tomber dessus – si vous le voulez bien – pour vous raconter tout ça ! Au programme : Merzhin, San’Jyla, Nestorisbianca, et Yann Tiersen à Brest. Suivis de près par une programmation dingue au Printemps de Bourges !

Début des festivités, jeudi 21 avril, avec le festival étudiant « Les Pétarades ». C’est une série de concerts organisés sur deux petites scènes par une fédération d’associations étudiantes (la Fédé B), sur le campus de Brest. L’événement dure toute une soirée, comme c’est très local je ne vais pas vous en tartiner des paragraphes, c’est juste pour moi l’occasion de vous mentionner son existence, et les derniers groupes qui s’y sont produits : Merzhin et San’Jyla.
Si vous ne connaissez pas Merzhin, c’est un groupe originaire du Finistère, ils jouent un rock imprégné d’intonations celtiques, c’est bien péchu, avec des textes en français, très travaillés. Vous pouvez découvrir Merzhin – si ce n’est déjà fait, avec Les nains de jardin, ou Les pavillons kamikazes pour les titres les plus rodés, et sinon Plus loin vers l’ouest issu de leur dernier album. J’avais déjà eu l’occasion de les voir en 2008 (oups, déjà !) pour l’enregistrement de leur Live, et ce soir en comparaison c’était un peu décevant… La qualité du son n’était pas au rendez-vous, et leurs shows sont désormais moins longs. On sent également une perte de conviction, ou alors c’est simplement leur dernier album qui a changé un peu d’influence, pour s’orienter vers un rock plus commun. Espérons que Merzhin ne suivra pas la voie de Matmattah.

San’Jyla, c’est une découverte pour moi, un groupe de raggae du Morbihan qui a bien la patate sur scène, le son était mieux cette fois-ci, ça aide. Ce sont de bons musiciens et je compte bien suivre ce qu’ils deviennent. N’en sachant pas plus pour le moment, je vous renvoie vers leur site officiel si vous êtes curieux.

***

Poursuite des festivités, vendredi 22 avril, avec Yann Tiersen en concert à la Carène !

La Carène, ce beau vaisseau rouillé

La Carène tout d’abord, j’ai eu l’occasion de vous la présenter succinctement dans les bas-fondscommentaires de Culture’s pub, c’est LA salle de musiques actuelles du port de Brest. Je dois vous avouer que je suis amoureux du lieu, deux salles pas trop grandes (350 et 1300 places), des pièces de répétition, une façade originale couleur rouille… La Carène accueille des groupes bien souvent avant-gardistes, dans une atmosphère chaleureuse et une qualité de son toujours au rendez-vous.

Il est pile 20h30, les cinq membres de la première partie arrivent sur la pointe des pieds. On l’apprendra bien plus tard, ils s’appellent Nestorisbianca. Une ambiance sombre et calme s’installe, puis la musique s’emballe, poignante. Des sonorités post-rock, des sautes d’humeurs, un jeu sur scène sincère et simple… On a eu le droit à une intervention de Yann Tiersen, et même de la chanteuse de Nestorisbianca, en arrêt car enceinte, qui a fait irruption pour un morceau !
Sans vous mentir, c’est la meilleure première partie que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’à présent ! On en était presque à regretter que cela ne dure qu’une heure… Leur dernier album s’intitule Genetics, et est audible par ici.
Si ce style de musique vous attire je vous invite également à découvrir Russian Circles (beaucoup plus sombre) ou encore les Red Sparrowes qui font du bon boulot.

Après cette excellente première partie, suivie d’une p’tite pause, c’est Yann Tiersen et sa troupe qui sont chaudement acclamés. Cela faisait un moment que j’avais envie de les voir, après les avoir raté au Backstage Werk à Munich il y a six mois, c’était une juste revanche de les retrouver à Brest !
Ce soir, selon Tiersen, c’était la dernière date française de la tournée de son dernier album, Dust Lane. Rassurez-vous les enfants, tout n’est pas perdu pour celles et ceux qui veulent se rattraper, il reprend la route au mois de mai.

Si vous avez le fabuleux Amélie Poulain en tête à la seule évocation de Tiersen, vous êtes (très) loin du compte. Cet homme là a une expérience très variée de la composition et de la scène, et la rupture est encore plus nette depuis l’arrivée de Dust Lane. On passe dans le monde du pop-rock/electro, je parlerais même de post-rock acidulé de violon acoustique si on peut décrire ça comme ça. Car si l’essentiel de Dust Lane est présent dans la setlist, on a quand même eu le droit à Sur le fil, et rien que ce morceau, ça fait frissonner :

Je n’ai pas su retenir quelques larmes (j’suis un groupie à l’âme sensible vous savez !) à l’écoute de Palestine, un très beau (si ce n’est le plus beau) morceau de Dust Lane :

(Si la qualité de l’enregistrement Live vous laisse sur votre faim, voici la version studio)

Il faut savoir que Tiersen a perdu sa mère et un ami proche pendant la réalisation de cet album, et le moins que l’on puisse dire, c’est que de sa musique transpire cette tristesse. C’est un album qui recherche une grande évasion hors du temps, et de l’espace.
Les paysages acoustiques laissent place à des riffs endiablés, avec un Tiersen qui titille le pitch de son clavier sous des projecteurs crépitants, pour donner un effet des plus psychédéliques. Pour l’anecdote mes parents l’on vu une semaine précédente, et c’était pas tout à fait de leur goût. Faut dire que le bougre en à rien à faire de son succès, il compose la musique qui lui parle, quoi qu’en pense le public.

Quelques membres de Nestorisbianca sont présents sur scène par instants, et on apprécie de les retrouver là, on sent qu’ils inspirent la musique de Tiersen, tant l’album original est remanié à la sauce « Live ». Et c’est ce qu’on attend d’un artiste après tout, prendre des risques sur scène, se défouler, partager sa passion pour la musique avec le public, mais aussi avec ses acolytes. Notez par exemple sa participation à l’album Finisteriens de Miossec, mais encore avec Jane Birkin, Dominique A, Elizabeth Fraser des Cocteau Twins…

Au terme de deux heures de concert bien remplies, et après de chaleureux applaudissements, on sort de la salle un peu transi, encore tout ému, perché sur une branche de sensations nouvelles. Ce breton taciturne a réussi à séduire son public, peut-être pas tous, mais il a l’incontestable mérite de repenser continuellement sa musique, et de la partager jusqu’au bout, sur scène.

Je n’ai pas le talent de Playne pour vous sortir la setlist nickel du show, alors je me suis inspiré de celle Madrid en novembre dernier, elle vous donnera une idée (les objections sont bienvenues) :

  1. Count Down
  2. Dust Lane
  3. Dark Stuff
  4. Till the End
  5. Amy
  6. Kala
  7. Wire
  8. Le Train
  9. Ashes
  10. Fuck Me
  11. Palestine
  12. Forgive Me

Rappel :

  1. Best of Times (The Trial)
  2. Le Quartier
  3. A Secret Place

A bientôt pour la suite de mes aventures (3615 mylife), direction le printemps de Bourges !

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9 commentaires leave one →
  1. 1 mai 2011 12:48

    Ayant eu le droit à un peu de pommade, je me sens obligée de répliquer ! 😉
    Pour dévoiler mon grand secret (si on peut dire ça), pendant les concerts, j’utilise mon téléphone en bloc-notes (et comme je me plante toujours dans les titres, même pour des artistes que je connais très bien, je note des bouts de parole ou des mots clés … ce qui explique les nombreuses coquilles !).
    Je dois t’avouer que j’étais à côté de la plaque concernant Yann Tiersen (et en plus, j’ai même pas aimé Amélie Poney). Du coup, je mets ça dans ma liste de trucs à écouter sérieusement (j’avais déjà entendu « Sur le fil » qui est particulièrement cool, I’ll say).
    Oh, et puis minute de frime gratuite : je vais voir Russian Circles en juin :p

  2. jokester permalink
    1 mai 2011 13:34

    Ah voilà ! Je ferai comme ça la prochaine fois. J’ai récemment découvert http://www.setlist.fm/ qui peut dépanner en la matière, malheureusement les concerts en France n’y sont pas renseignés…
    Russian QUOI ?!! Sans crier gare ? Attends deux minutes, je me renseigne, ça va pas être possible de lire ton live-report sans les avoir vus (avant ! grr !) ^^

    • 1 mai 2011 21:06

      GARE !

      …voilà, j’ai crié gare.
      Après, tu peux aussi songer à une migration : Londres, le R.U., ou les Pays Bas si tu veux les voir avant moi 🙂

  3. 2 mai 2011 09:39

    Yann Tiersen, je l’ai vu en live il y a 4 ou 5 ans (déjà…) dans une salle underground (au sens propre du terme, c’est une cave) de Glasgow qui s’appelle The Arches. Et c’était hyper planant, j’avais adoré (et je plussoie, Sur le Fil c’est de la balle).

  4. Ofboir permalink
    2 mai 2011 16:26

    Je l’avais vu à Rock en Seine en 2009, et ça a été une grosse claque ! Pour moi, Yann Tiersen c’était les valses d’Amélie Poulain, et là j’ai découvert une musique assez mélancolique mais très rock, avec de longs développements bien dans l’esprit post-rock, et des passages presque bruitistes ! Et c’était beaucoup plus avant-gardiste que ce que je pensais !

  5. 5 mai 2011 12:23

    Et fais attention, dans l’article tu parles de « Sur le fil » et tu l’as oublié dans la playlist 🙂

    Merci pour les vidéos, et si le coeur t’en dit, tu peux lire ma chronique du même concert ici : http://www.deadrooster.org/Yann-Tiersen-Dust-Lane

    • jokester permalink
      5 mai 2011 13:03

      Ah y’en a un qui suit ! ^^ Effectivement je l’ai omis :s. Faut croire que d’un show à l’autre sur la même tournée, on a pas le droit à la même chose, c’est bien.
      Les vidéos ne sont pas de moi, elles ont été tournées à l’étranger durant le dust lane tour… c’est du youtube, elles illustrent juste mes propos 😉
      Très bien ton article ! Je bookmark ton blog par la même occasion. De mémoire serais-tu capable de retrouver la setlist du show ? (à moins que tu ne la cherchais en tombant par ici ?)

      • 10 mai 2011 09:22

        Houlà, non, je serai bien incapable de retrouver la setlist du show. Je suis pas fort du tout pour la mémorisation des noms de titres… 😦

Trackbacks

  1. Staff Benda Bilili à l’Olympia « Culture's Pub

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