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Amanda Fucking Palmer

3 avril 2011

Salut mes choupitous. Aujourd’hui pour vous, rien que pour vous, la présentation d’une personne fantastique, chanteuse surtout, mais pas que, artiste en somme : la seule, la vraie, Amanda Palmer !
[AVERTISSEMENT : À mon avis, ça ne craint rien, mais je n’ai pas d’enfant, je ne me rends pas compte… Peut-être que les moins de 12 ans, s’il y en a parmi nos chers lecteurs, feraient mieux de ne pas regarder les vidéos tout seuls. Disons que je ne veux pas qu’on m’accuse de voler l’innocence de qui que ce soit : je ne veux pas de problème, moi, d’autant qu’on est régi par la loi américaine, sur WordPress.]

OK, j’assume, je ne connais Amanda Palmer que parce qu’elle est (maintenant) la femme de Neil Gaiman (on vous a parlé de Sandman et American Gods, déjà, alors si vous ne savez pas qui il est, il n’est pas trop tard pour une cure de rattrapage). Il parle d’elle en termes fort élogieux, forcément, ils s’aiment, et on est content pour eux, que leur union soit bénie par les muses. Et en amoureux fidèle, il ne manque jamais de poster quelques liens utiles et plus ou moins intéressants… Un soir de désœuvrement comme il y en a tant dans ma vie trépidante, j’ai suivi un des liens et je suis tombée sur le blog de Miss Palmer. Au début, son univers musical m’a… déroutée. Ouais, le punk cabaret c’est pas mon trip, a priori, et j’ai une fâcheuse tendance à me cramponner à mes a priori. C’est mal. Cela dit, le blog m’a beaucoup plu, et je le suis avec plus ou moins de régularité depuis quoi ? Un an à peu près. Je ne la connais pas, bien sûr, mais j’aime bien Amanda Palmer – on pourrait débattre sur le rôle de la blogosphère dans la relation artiste/public, à mon avis c’est fascinant. Et j’ai un immense respect pour elle comme artiste. À cause de ça, d’abord.

Musicalement, ça me parle déjà plus. C’est pas toujours très solide, mais pour une chanson écrite en 25 mn, c’est pas mal, non ? Et puis ce qu’elle dit est très intéressant (traduction ici, pour ceux que ça intéresse) : elle parle de sa vision de l’art, et de la condition féminine, avec intelligence et humour, mais aussi avec conviction. Ce qui est toujours bon à prendre. Je crois vraiment qu’Amanda Palmer est quelqu’un de bien, et une artiste sincère. Que demande le peuple ?

Cela dit, musicalement, c’était toujours pas la révélation. Et puis, je ne sais plus comment, je suis tombée là-dessus (reprise de « Creep » au ukulélé, pour ceux qui aiment bien savoir sur quoi ils cliquent). Et je me suis rendue compte que j’adorais sa voix. Rien que ça. Alors, j’ai cherché en savoir un peu plus… Ce n’était pas si difficile, toute sa musique est en ligne, en écoute gratuite, car la musicienne a aussi claqué la porte de sa maison de disque pour prendre son indépendance – ce qui est drôlement courageux, surtout dans le système américain. Encore un bon point pour elle.

Je pourrais vous faire un topo sur sa vie, son œuvre, tout ça, mais ce serait sans doute un peu chiant, alors pour les curieux, je vous mets tout de suite les liens essentiels : Wikipédia (en français) ; son blog (en anglais), sa musique (en écoute libre, pour acheter, donnez ce que vous voulez) et enfin son site, avec toutes sortes d’informations. Voilà, comme ça c’est fait.
Je pourrais aussi vous parler des années Dresden Dolls, mais à vrai dire je n’y connais rien, je n’ai pas encore pris le temps d’explorer ce pan de sa carrière. Une autre fois peut-être ? Non, je vais plutôt vous parler de sa carrière solo – ce qui ne veut pas dire solitaire, nous sommes d’accord – c’est-à-dire de ce qu’elle a fait ces trois-quatre dernières années.
Pour être honnête, je ne suis pas une inconditionnelle des chansons d’Amanda Palmer, et je n’ai pas l’intention d’encenser son œuvre en bloc : certaines chansons me laissent indifférente, d’autres ne me plaisent pas du tout. Mais il y en a aussi dont je ne peux plus me passer… Je ne sais pas, c’est un peu comme Les Chansons d’Amour – avez-vous ce film, mes choupitous ? Moi oui, et la première fois, je n’ai pas su ce que j’en avais pensé. Mais j’ai eu envie de le revoir, ce que j’ai fait, très souvent, et c’est fou, mais plus je le vois, plus je l’aime. Bon, ben ces chansons d’Amanda Palmer, c’est exactement la même chose. Je ne vais pas vous faire un florilège, un top five ou je ne sais quoi, hein… Mais bon, pourquoi pas un tour d’horizon subjectif, et vaguement chronologique, tant qu’on y est ? (Oui, aujourd’hui, c’est Byzance à Culture’s Pub.)

Who Killed Amanda Palmer?, 2008

Premier album solo, avec de belles et bonnes choses dedans. À noter, les clips qui s’enchaînent comme un film, ce qui renforce la cohérence de l’ensemble. Mais moi je vais juste vous présenter mes petites préférées. À commencer par « Guitar Hero » :


Je crois que je n’ai toujours pas bien compris de quoi ça parlait, mais c’est ça qui me plaît, cette immense part laissée à l’imagination. Et puis il y a cette énergie, cette violence, et toujours cette voix grave, à vif. Il y a dans cette chanson quelque chose qui me dérange, qui me démange, et dont je ne peux plus me passer.

Du même album, la chanson qui n’a pas été le single de promotion parce que les gens de la télé sont prudes, et lâches :
Amanda Palmer défend avec acharnement le droit de rire de tout, y compris du pire, et elle le fait avec intelligence, humour et sensibilité, malgré ce qu’on peut penser au premier abord, surtout quand on n’est pas prévenu : oui, là, ça parle de viol et d’avortement, et d’une dédicace d’Oasis, parce que parfois, quand on ne peut rien faire pour affronter sa douleur, le déni est le dernier refuge. Oui, ça craint, oui, c’est humain, et on peut en parler, et elle le chanter.

Amanda Palmer Goes Down Under, 2011

Album hommage à l’hémisphère sud, avec des enregistrement live et de jolies reprises. Malgré des petites préférences, j’adore ce disque dans son ensemble, il est un peu fourre-tout, on y trouve du rire et de la mélancolie, du drame et du gros, gros délire. Allez, pour changer, « In my mind », une jolie balade, et un clip magnifique, tourné à l’arrache dans les combles d’un hôtel en Australie :
Et là je me dis que ça commence à faire beaucoup de clip, et que peut-être, je devrais m’arrêter-là, mais je ne résiste pas à la tentation ultime, au vertige de l’absurde, ni au jusqu’au-boutisme patenté de « Map of Tasmania » : c’est… sans doute une de « ces clips que vous auriez (peut-être) voulu (ne jamais) voir » dont nous avions le secret, à une époque. Pour information, c’est la forme de l’île de Tasmanie qui a inspiré aux Australiens cette expression charmante.

Evelyn, Evelyn, 2010

Je vous entends, petits malins, « Et l’ordre chronologique, alors ? On nous l’avait promis !? » C’est vrai, mais là il s’agit de quelque chose d’un peu différent, Evelyn Evelyn, fiction-concert qui raconte l’histoire de deux sœurs siamoises qui se lancent dans la chanson, avec le soutien de leurs « producteurs » , Amanda Palmer et Jason Webley. L’univers du CD a des échos Burtoniens, à la fois par la délicatesse mélodique, le sens de l’absurde et la noirceur qui surgit parfois.

Flûte, finalement ça fait bien cinq clips, mais je vous jure, c’était pas calculé ! Et puis d’abord il y a plein d’autres chansons dont j’aurais pu vous parler, comme l’adorable « Vegemite » , l’envoûtant « Doctor Oz » ou le troublant « Astronaut » . Aha…!

Pour conclure, que dire ? Peut-être faut-il se contenter d’un constat simple, et tant pis si ça manque d’originalité : Amanda Palmer fait partie de ses gens qui par leur talent, leur engagement rendent le monde un peu meilleur, un peu plus beau. Alors merci à elle, voilà.

PS : Si je n’ai pas non plus parlé de « ninja gigs » , une des spécialités d’Amanda Palmer, c’est parce que je n’ai jamais assisté à aucun de ces concerts à l’arrache : le principe, si j’ai bien compris, c’est que quand elle a un concert prévu quelque part, Amanda Palmer se lance aussi dans des manifestations plus ou moins improvisées : elle prévient les fans et débarque avec son clavier. J’allais dire : « Comme ça vous savez tout » , mais ce n’est pas tout à fait vrai. Rassurez-vous, moi non plus, je ne sais pas tout, et c’est une idée qui me remplit de joie, à vrai dire.

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3 commentaires leave one →
  1. 3 avril 2011 12:18

    This made my day.

    Just saying. Comme toujours, le bon mot mon cher félin 🙂
    Pour connaître mieux la période Dresden Dolls que la partie solo de sa carrière, le premier album était franchement cool, mais j’ai nettement moins aimé la suite – qui mélangeait un peu trop de trucs à mon goût. A écouter, même si je trouve que c’est un tantinet moins personnel (mais logique, puisque « groupe »).

    Unrelated : je suis complètement amoureuse de In My Mind (et quelles images !!)

    • 3 avril 2011 20:51

      C’est marrant, j’étais sûre que ça te plairait, et même que tu connaîtrais peut-être…^^

  2. 4 avril 2011 08:26

    Mmh, ça m’a l’air bien sympathique tout ça – mais il faudra attendre de ne plus être au boulot pour regarder les vidéos…

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