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Ma part du gâteau

24 mars 2011

Dimanche dernier, c’était un peu la journée Klapisch, comme Lien Rag l’a fait remarquer : entre le Printemps du cinéma et la programmation de France 2, j’ai enchaîné Ma part du gâteau et Paris, pas spécialement par amour pour le réalisateur. Comme beaucoup de gens, j’imagine, j’ai vu L’auberge espagnole et Les poupées russes, j’en ai peut-être vu d’autres aussi. Peut-être, justement, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, et Un air de famille, dont j’ignorais qu’il était le réalisateur – je m’intéressais moins à ces détails à cette époque (ça fait un bail… Wow). Bon, je ne vais pas m’étendre sur sa filmographie, et je ne vais pas vous parler de Paris non plus, sinon pour dire que la juxtaposition des deux films a donné lieu à une furieuse partie de sept différences (plutôt 15-16, d’ailleurs) tant le casting de l’un est reproduit dans l’autre : quels que soient les qualités et les défauts de Klapisch, on peut dire qu’il est fidèle en amitié, surtout pour les seconds rôles. Tant mieux pour les comédiens, hein. Ceci étant dit, passons au film, quand même.

Les critiques n’étant pas franchement dithyrambiques, Ma part du gâteau a bénéficié de l’effet boomerang, autrement connu comme l’effet « Ah, mais ça va, c’est pas nul à ce point, en fait. » Donc, et je commence par là parce que je suis trop rebelle, yo, verdict final en ce qui me concerne : agréable surprise.

Le topo, vous y tenez ? Allez, c’est cadeau : c’est l’histoire d’une ouvrière de Dunkerque qui se retrouve à faire le ménage chez le trader qui a fait couler la boîte où elle travaillait. Alors moi, on me dit ça, je vois la bande-annonce, et je me fais vite une idée de ce qui va se passer. Et là non. C’est déjà ça. En plus, Karin Viard est formidable. Je l’aime bien, elle me fait penser à ma tante. Cruche à souhait, simple, généreuse, tout ça, laide un coup, magnifique ensuite, elle révèle également le côté obscur de son personnage. Ma seule réserve : quand tu te promène avec tes Louboutin, Karin, tu n’es pas top crédible en femme du peuple. Moi je dis ça, je dis rien.
Gilles Lellouche, c’est un peu l’homme caméléon du cinéma français. Enfin, ça l’était, car il est devenu suffisamment connu pour qu’on l’identifie au premier coup d’œil, maintenant, mais perso, pendant des années, chaque fois que je le voyais dans un film, je me disais « Lui, je le connais, mais d’où ? » et c’était toujours d’un film, et surtout d’un rôle qui n’avait rien à voir, et où je l’ai trouvé convaincant. Bon, ben là, il joue un gros b*£!¿# de trader aux dents longues avec ses peines de cœur pathétiques, ses moments de lucidité et son incapacité patentée à comprendre ceux qui ne sont pas comme lui. Gros cliché (j’en connais, des traders –eh, j’ai pas dit qu’on était amis, hein ! – ils sont pathétiques, mais peut-être pas à ce point… quoique ?), mais ce n’est pas à lui qu’on peut le reprocher, il fait son boulot d’acteur, lui.
Bon, passons sur le reste de la ditribution : ils sont bien, mais quasi inexistants.

En fait, le problème du film, c’est que sans être totalement attendu, il tient pas un discours franchement nouveau, ni bouleversant. On rit, c’est vrai. Mais l’émotion manque un peu. Par ailleurs, en dehors du duo Viard/Lellouche, ben ça manque un peu de vie, donc d’étoffe, ce qui est quand même dommage. Et puis il y a la fin, difficile d’en parler sans tout révéler, mais je vais essayer. Est-ce que c’est une fin, ça ? C’est une vraie question, car c’est peut-être la seule possible, la seule montrable. C’est vrai qu’il n’y pas besoin d’en dire plus. Et en même temps, elle vous laisse à la bouche un petit goût d’inachevé assez désagréable.

Bref, si vous n’avez pas profité du Printemps du cinéma, attendez que ça passe à la télé pour assouvir votre curiosité. Ça vaut le coup d’œil, mais pas une place plein tarif.

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4 commentaires leave one →
  1. 24 mars 2011 08:08

    Alors allez plutôt voir « WE WANT SEX EQUALITY » , un très bon petit film dont on ne parle pas assez!!

  2. Lien Rag permalink*
    24 mars 2011 10:39

    Bon résumé : bien mais pas top, et la fin, qui certes est la meilleure (parce que la question est toujours plus intéressante que la réponse) mais à la fois la plus énervante.

    Et Gilles Lellouche (toujours aussi bon) ne peut pas sauver le film à lui tout seul.

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