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La BD spatio-temporelle : Valérian et Laureline par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières

1 février 2011

En 1970 naquit une série de bandes dessinées de science-fiction. Pierre Christin et Jean-Claude Mézières créèrent ainsi la bande dessinée Valérian, qui en 2010 en est à son tome 21.
Cette série de bandes dessinées a, initialement, pour titre Valérian, mais en 2007 sort une édition Intégrale regroupant plusieurs tomes en un seul album, dont le titre est renommé Valérian et Laureline.

Dans un futur indéfini vers le 28ème siècle, l’empire galactique a pour capitale Galaxity, une métropole terrienne. Sa sécurité et pérennité est assurée par le Service Spatio-Temporel (SST) de Galaxity, qui a pour rôle de parcourir l’histoire et l’univers. Les officiers du SST voyagent à travers le temps et l’espace, ils n’ont pas le droit d’intervenir sur les évènements du passé.

Un menaçant détenu politique, nomme Xombul, s’enfuit des prisons de Galaxity et s’échappe vers le passé dans le but de changer le déroulement de l’histoire. Pour l’en empêcher, deux agents spatio-temporel partent à ses trousses. Il s’agit de Valérian et Laureline, qui sont alors arrivés à New-York en 1986 qui est La cité des eaux mouvantes, puisqu’elle est inondée par les eaux et dévastée par un cataclysme de provenance nucléaire (Tchernobyl). Valérian et Laureline sont donc dans une mégapole en décadence où des robots bizarres y vivent et dirigée par des bandits musiciens.

Quelque part éloigné de la galaxie, il y a la métropole de l’empire des milles planètes : Syrte-la-Magnifique. Sa réputation vient de son fantastique château majestueux où loge le dernier descendant de la dynastie, mais aussi de son extraordinaire marché très divers et grande superficie.

Sur Syrte, les Connaisseurs sont sollicités, car ce sont des médecins des corps et des âmes. De par leur puissance, ils sont appréhendés de l’empereur.

Valérian et Laureline ont une mission qui consiste à enquêter sur Syrt, une ville qui s’est développée sans l’aide de la Terre, afin de savoir si leur civilisation serait une menace pour la Terre. Valérian et Laureline se promènent sur le marché jusqu’au moment où ils entendent la « consultation » d’un commerçant avec un Connaisseur. Ce dernier s’arrête brusquement pour interroger Laureline, car la montre-gousset qu’elle a autour du cou paraît le troubler. Valérian et Laureline sont alors conduits dans un sanctuaire retiré pour être prisonniers.

Aux confins de l’univers connu, Valérian et Laureline ont accompagnés des colons terriens à s’établir sur le système solaire d’Ukbar. Après une collation de départ plutôt alcoolisée, une planète abracadabrante est décelée : elle chute de l’espace et laisse présager la dévastation d’Ukbar. Valérian et Laureline décident d’aller examiner cette planète et s’aperçoivent qu’elle est vide de l’intérieure. En effet, cette planète abrite en son centre une civilisation baroque, ignorant le monde extérieur et la dégringolade inéluctable de leur planète, et qui se fait la guerre, avec un camp peuplé d’homme et un camp peuplé de femmes. Valérian est alors embrigadé dans le camp des hommes et Laureline dans le camp des femmes.

C’est une bande dessinée est plaisante, et les événements spatio-temporels sont assez extravagants pour attirer l’attention et donc poursuivre la lecture. L’ensemble est indubitablement harmonieux et particulièrement sacrément divertissant!
Au sujet du scénario, il est assurément captivant. Un futur dans une perspective apocalyptique, réaliste et angoissante.

Le dessin s’améliore au fil des tomes et devient vraiment de qualité par rapport aux premiers tomes sorties dans les années 1970 ! Le design des deux protagonistes, Valérian et Laureline, est très agréable.

Plusieurs aventures se mélangent et s’assemblent pour une fin catastrophe
Cette BD propose des architectures augustes, plusieurs et variés personnages, des costumes étincelants, une mise en scène éclatante, etc…

Laureline évolue en une charmante « assistante » de Valérian. Il y a des circonstances comiques ou sensées et de l’action frénétique.

Il existe également une adaptation en dessin animé de Valérian et Laureline. Pour plus d’informations : ici.

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4 commentaires leave one →
  1. 2 février 2011 15:38

    Pour moi, ce qui fait indéniablement la qualité de cette BD (au sens large, parce que c’est valable pour tous les tomes !), c’est l’interaction de la relation Valerian-Laureline. Contrairement à beaucoup d’histoires avec un couple de personnages principaux, Laureline n’est pas un faire-valoir pour Valerian, et même si il lui arrive d’utiliser sa plastique avantageuse, c’est en général parce qu’elle a une idée derrière la tête. Et pas cochonne, l’idée, justement. J’ai plus de facilité à me rappeller d’épisodes ou elle tire Valerian du pétrin que le contraire 🙂

    Juste un point de détail sur lequel je trouve que tu ne reviens pas assez Raniver, c’est le dessin !

    Jean-Claude Mézières, c’est quand même une sacrée pointure 😉 !

    Chaque planche regorge de détails particulièrement chouettos, c’est fin, dynamique et bien senti à chaque fois. Au delà du scénario, il y a une véritable recherche graphique, en permanence, les personnages sont délicieusement bien croqués (et je crois que mon préféré reste quand même le Schniarfeur de Bromn !)et les mondes sont très fouillés.

  2. The Librarian permalink
    2 février 2011 17:19

    Narration efficace, univers cosmopolite peuplée de personnage qui se densifient au fur et a mesure de la série (Albert, le Quatuor Mortis, Jal & Krisna, les habitant dYpsis) et de créatures variés (le transmuteur grognon de Bluxtre, Ralph le Glapumphien et bien sur les Shingouz à la moralité élastique, dessin magnifiquement foisonnant de Mézière (qui est en plus un bonhomme très sympa pour ceux qui ont eu le courage de se taper les heures de queue qu’il provoque dans les festoches BD), scénari complicement réalisée avec Mr Christin (qui n’est pas non plus la moitié d’un manchot) tout fait de cette série un Monument de la SF française et même (soyons chauvin) mondial!…(sans déc, j’ai rencontré à Angoulème un fan hystérique qui était très très fier d’être né en même temps que Valérian -68 avec les Mauvais rêves pour être précis-)
    Outre le côté aventures dans l’espace et le temps de nombreux thèmes sont traités au cours de la séries sont très profonds et posent quelques problématiques toujours d’actualité: réflexions sur le capitalisme effréné (haaa l’accueillante planète Rubanis), le rôle de leader (auto)proclamé d’une entité unique: Galaxity ou Point Central (voir L’ambassadeur des ombres notamment ou bienvenu sur Alflol) et tellement d’autre encore (ruez vous sur « Sur les frontières » ou « Les oiseaux du maître » pour en être convaincu).

    ….ho et oui, pour ceux qui n’aurait pas encore remarqué, je suis un GRAND FAN!!!!
    Ooook

  3. 3 février 2011 12:31

    Hum, franchement, Valerian et Laureline est une grande BD, une très grande, genre « du panthéon de la BD », et qui du coup mériterais un meilleur traitement que de la réduire à 3 titres… (même si « La cité des eaux mouvantes » est fondamentale dans la série, et que « l’empire des milles planête » est également très intéressant. Pour « Le pays sans étoiles » , il mérite aussi le détour, ne serais que pour l’opposition hommes/femmes qui réussissent à dépasser leurs clivages, mais sans plus).
    Bref, tu oublies les albums « chocs » de la série, qui sont pour moi sans conteste les triptyques « Métro châtelet direction cassiopée »/ »Station Brooklyn terminus cosmos » pour le mélange contemporain/voyage dans le temps et la course à la destruction humaine et « Les spectres d’inverloch »/ »les foudres d’hypsis » pour la destruction de l’idée de base de la BD (rarement vu comme ressort scénaristique) et un nouveau regard sur notre sainte-trinité.
    Je finirais par recommander également « les cercles du pouvoir », un des album les plus réussis.

    Et surtout : « Laureline évolue en une charmante assistante de Valerian… » Non mais quoi ?? (pour ne pas dire wtf ?) Même avec « assistante » entre guillemets c’est plus qu’abusé. Tout comme le signale Playne, Laureline évolue en Laureline. Point. Une jeune femme intelligente et vive, un agent spatio-temporel à part entière. Même si pour les ressorts comiques la BD présente (souvent) Valerian comme ayant besoin de l’aide de Laureline, leur tandem est un tandem de partenaires, y en as pas un qui « assiste » l’autre…

    bon, mon coup de gueule est terminé, je vous laisse à la lecture. (De plus l’aventure est finie avec le dernier album).

    • Lien Rag permalink*
      3 février 2011 15:08

      J’allais le dire, le scenario prend de plus en plus d’ampleur, jusqu’à culminer aux alentours de « Métro châtelet direction cassiopée »/ »Station Brooklyn terminus cosmos ». Là ça devient du bonheur pur.

      Si la série a une fin, il faudrait que je lise les 2/3 derniers alors.

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