Skip to content

Exit through the gift shop : Banksy or not Banksy ?

25 janvier 2011

Do you know why you got feelings in your heart
Don’t let fear of me then fool you, what you see sets you apart
And there’s nothing here to bind you, it’s no way for life to start
Do you know that
Tonight the streets are ours
Tonight the streets are ours
These lights in our eyes, they tell no lies

Those people, they got nothing in their souls
And they make our tvs blind us from our visions and our goals
Oh the trigger of time it tricks you so you have no way to grow
But do you know that
Tonight the streets are ours
Tonight the streets are ours
And these lights in our hearts, they tell no lies ~


Et c’est sur cette jolie note musicale de Richard Hawley que débute le documentaire/film/machin visuel aux tendances ovni de Banksy.
Dès les premières images, on voit des mecs qui grimpent partout, des bombes de peinture, des flics, des gens qui courent…Ce soir (à condition d’aller au cinéma le soir.. .évidemment), c’est certain, la rue nous appartient. Ou comme le dit le mauvais titre français : faites le mur !

Petite parenthèse quand même, non seulement je trouve que la version française du titre ne donne absolument pas envie : on s’attend soit à un film sur la violence urbaine, soit à un film sur des ados en pleine rébellion, mais là c’est un peu moyen… Le titre original est nettement plus évocateur et percutant : on est plus sur la marchandisation de l’art et le détournement de son but initial que sur la vie des artistes. Ça n’engage que moi, mais j’avoue que j’ai été déçue pour le coup.

Des ... space Invader !

Enfin, je parle, je parle … mais vous êtes probablement un peu largués si « Banksy » vous fait penser à un sobriquet bancaire affectueux, ou à un nom de kangourou. Auquel cas, je suis au regret de vous annoncer que vous êtes un chouillat à côté de la plaque.
En trois mots :
– Banksy est un street artist (un faiseur de graffitis et de dessins sur les murs, si vous voulez),
– Il est connu pour ses pochoirs, ses détournements d’objets en tout genre, pour avoir mis des images sur le mur de Gaza, pour avoir accroché une poupée gonflable sapée comme un prisonnier de Guantanamo à Disneyland, et pour avoir mis un éléphant vivant ( !) entièrement peint dans sa première exposition (et là, détail amusant, les américains n’ont vu que l’éléphant et se sont alarmés sur la maltraitance animale, et n’ont pas vu le message !).
– Il fait partie des artistes découverts par les collectionneurs d’art quand c’est devenu tendance, avant gardiste et trendy d’acheter des œuvres de street artists (qui, pourtant sont éphémères, mais si on le mets sur une toile, ou qu’on l’enlève de son environnement originel…ça passe ^^)

….j’avais dit trois mots.
Maintenant que vous voyez un peu où est l’objet de la choucroute,  je peux vous en dire plus sur ce film qui a occupé mon dimanche après midi, sur une excellente suggestion d’un ami qui se fera un plaisir de commenter cet article pour donner sa vision toute personnelle de la chose, et préciser que c’est moi qui ai payé les glaces et le coca (comment ça, je force la main des commentateurs, mais pas du tout, c’est du message subliminal !).
Un détail auquel on ne prête pas vraiment attention quand on va voir le film, c’est la différence entre « de » et « sur ».
Je m’explique. Ce film, ce documentaire, pardon, cette succession d’images à raison de 24/seconde, n’est pas sur Banksy, mais de Banksy. Ce qui n’empêche pas de voir Banksy dedans.
Vous me suivez toujours ? Bien, donc un film de Bansky. Pas de fiction, pas de récit, pas de compte, et peut être pas de moral de fin (mais ça, on peut en discuter à mon humble avis).

Ce documentaire / film, nous plonge dans un monde un peu inconnu : celui des street artists ; et dans un monde franchement barré : celui d’un français émigré aux Etats-Unis qui a une obsession un peu particulière. Thierry filme. Tout. Absolument tout, tout le temps, partout.
Le cousin de Thierry est une figure bien connue parmi les curieux qui, comme moi, ne regardent pas les passants mais les murs. Invader, comme on l’appelle fabrique des mosaïques représentant des space  invaders, et les colle un peu partout. Initialement à Paris, mais ensuite à Los Angeles, et aussi à Tokyo si j’ai tout suivi. Lors d’un retour pour des vacances en famille, Thierry se met à filmer son cousin en train de fabriquer ses mosaïques.
C’est cet évènement qui va déclencher une nouvelle obsession chez le français (que je qualifierais de « doux dingue ») : il va suivre et filmer Invader, mais aussi Mr A. et Zevs. Lorsqu’Invader vient voir Thierry à L.A., ce dernier rencontre Shepard Fairey (OBEY ! C’est lui !). Un concours de circonstance, une planète de traviole, ou un quotient sympathie pour le frenchie caméraman font que pendant des mois et des mois, Thierry va filmer tout ce que Shepard fait, et va du coup rencontrer plein d’autres street artists….

Banksy, c'est lui. Et là, il est à L.A.

 

Un seul manque au tableau de chasse de Thierry : Banksy. Injoignable, personne n’a jamais pu le filmer… et pourtant.
On découvre les dessous de l’art du monsieur, son expo, ses messages, son atelier … Génial, toujours encagoulé, la voix déformée, il explique ce qu’il fait. Collector, complètement. Un truc assez amusant, c’est l’humilité, l’humanité et la conviction profonde de tous ces street artists, surtout quand on compare leurs discours et leurs actions à celles du frenchie complètement barré.
Une fois arrivés à la deuxième moitié du film, là, on oscille entre l’éclat de rire et l’incrédulité. L’escroquerie la plus complète, de l’art ou du cochon ?

Génial, drôle, et qui fait phosphorer un peu quand on s’intéresse de près ou de loin au processus de création artistique. A voir avant qu’il ne disparaisse complètement des salles de cinéma, donc.
Quand même, histoire de se cultiver un peu, je vous conseille d’aller voir cette mine d’or.
En bonus, avec la jolie musique :

Et pour une version plus officielle :

Advertisements
8 commentaires leave one →
  1. Dêz permalink
    25 janvier 2011 10:09

    Et étant l’ami soudo…sus-cité je confirme que Exit Through The Gift Shop, c’est quand même bien Badass.

    On peut clairement séparer le film en deux partie, une première qui nous initie non seulement a la folie ( la seule chose qui doit être vraiment honnête chez ce mec, c’est sa folie pure ) de Thierry Guetta mais aussi au Street Art.

    Et même filmé par un amateur total avec une caméra bien cheap, se balader de nuit dans les rues de Londres, Paris ou L.A pour voir des artistes qui ont pour le coup une vrai vision c’est a la fois très prenant et très intéressant, mention spéciale a Fairey et son Obey d’ailleurs, voir un mec en jean troué et une bombe de peinture a la main nous expliquer comment créer un pouvoir concret a partir d’un pouvoir fictif, c’est relativement awesome. Ajoutons a ca que les deux sont bardés de charisme et comme le dis Playne, franchement humaniste.

    De fait, le seul défaut du film est peut être de ne pas nous offrir un peu plus de moment d’intimité avec Banksy ou Fairey tant les rares moment en tête à tête regorgent de pépites.

    La dernière partie du film est une joyeuse petite Cerise-Tnt sur le gâteau. Ou comment bien faire monter un film avant de le faire exploser joyeusement dans les 45 dernières minutes ! Puisque ce qu’on voit, ce n’est rien d’autre que la mise en œuvres de la plus grande arnaque artistique du 21éme siècle (Oui oui, rien que ca !) et on est pris d’une croissante incrédulité devant le spectacle d’un public de con venu voir un artiste de merde. Et la joie des deux parties en présence ne fais qu’ajouter au ridicule pour offrir un vrai morceau de What-the-feukisme comme on en voit rarement.

    Bref, Must See !

    • 26 janvier 2011 12:23

      Arnaque artistique, arnaque artistique, j’en suis pas si sûre … 😉

  2. Zorro permalink
    25 janvier 2011 12:11

    Il est à noter que je n’ai aucun commentaire à apporter à cet article.

    • 26 janvier 2011 12:25

      Son nom il le signe à la pointe du clavier, d’un Z, qui veut dire Zorro !
      Zorro ! Zorro ! Lurker rusé qui fait sa loi !
      Zorro ! Zorro ! Marrant il est à chaque fois !
      Zorro !

      (Et après cette page musicale, je partage les joies de l’admin : vaginoplastix@legaulois.zob 😉 )

  3. Mammouth permalink
    26 janvier 2011 12:17

    Aaaaaah, Banksyyyyy ! C’est lui qui a fait les fameux Space Invaders ! Je me souvenais pas de son nom… Effectivement, ça semble être un film à voir.
    Vu la tête de ses dessins, il doit avoir des choses intéressantes à dire. (Contrairement à moi, là tout de suite… Oui ben je fais c’que j’peux pour signaler mon intérêt, hein !)
    Quoi qu’il en soit, moi j’dis banco.

    Attention : Un Bansky s’est glissé dans cet article. Saurez-vous le retrouver ?

    • 26 janvier 2011 12:27

      Hé le pachyderme ! Il faudrait chausser tes binocles !
      Banksy ne fait pas de Space Invaders. C’est Invader qui fait les Space Invaders, duuuh.
      Banksy est britannique, Invader est français, môsieur :p

      Ceci dit, merci pour le commentaire (Ou comment répondre à mes injonctions pas paradoxales du tout !)

      • Mammouth permalink
        28 janvier 2011 20:45

        Aaaaaaaah….. Bah excuse-moi, hein, j’avais pas tout bien compris ! C’est pas de ma faute si t’écris avec les pieds, quand même….
        …. Hé mais…. Que fais-tu avec ce couteau, cette baignoire remplie d’eau et ce rebord de falaise…?

        Je n’ai malheureusement que des lunettes de soleil à chausser, et je doute qu’elles soient des plus efficaces. A l’occasion, tu me prêteras les tiennes, je te dirai si le monde est plus joli comme ça ! :p

  4. Brutus le Bourré permalink
    20 avril 2011 01:30

    Pour tous ceux qui apprécient le style graphique de Banksy vous pouvez vous offrir en gift après le shop le clip « Schwarz zu blau » de Pierre Baïgorry, plus connu par son nom de scène Peter Fox, à la fois inspiré par Banksy pour le style graphique et par Terry Gilliam pour l’animation. Y’a pire comme influences… sinon, j’ai vu le film hier et la deuxième partie m’a fait penser au titre de Public Enemy « Don’t believe the hype ».

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :