Skip to content

Nine lessons and carols

24 décembre 2010

Petit avant-propos avant de rentrer dans le cœur du sujet : j’aimerais préciser que je suis une indécrottable athée, que le baptême et la communion, c’était pour faire plaisir à mes grands-parents, et que la suite de cet article a été motivée par un intérêt artistique et culturel (aux deux sens du termes : découverte d’une culture artistique et étrangère).

Ceci posé, rentrons dans le vif du sujet : c’est la deuxième fois que je passe les quelques jours qui précèdent Noël à Londres, et c’est ainsi la deuxième fois que j’assiste à cette tradition anglaise, les Nine Lessons and Carols, dits et chantés en l’église de Saint Bartholomew the Great – celle-là même où notre ami Hugh Grant se prend un pain dans la face le jour de son mariage dans Quatre mariages et un enterrement.

Commençons par les petits repères historiques – ou plutôt, laissons la place à Wikipedia, qui en sait beaucoup plus que moi et qui fait ça très bien : on clique ! (oui je sais, c’est en anglais, mais on parle d’une coutume très anglaise, donc c’est normal). Notons le délicieux : « Tradition says that he organized a 10 pm service on Christmas Eve in a temporary wooden shed serving as his cathedral and that a key purpose of the service was to keep men out of pubs on Christmas Eve. »

Je ne saurais vous dire quelle est aujourd’hui la proportion de pratiquants et celle d’athées invétérés qui assistent au service des Lessons and Carols, car si la vocation religieuse de ce dernier est indéniable, la beauté des chants, et bien souvent des lieux, attire un peu tout le monde. Le service commence en général avec le chant de procession « Once in Royal David’s City », qui est mon préféré. Moment particulièrement émouvant grâce à la configuration de St Bart’s, comme on appelle affectueusement cette église à Londres : les bancs ont la particularité de se trouver face à l’allée centrale, les fidèles se faisant ainsi face alors que la procession passe entre eux. Avec une église saturée de cierges et de décorations de Noël, le moment symbolise, à lui tout seul, l’esprit de Noël : la/le soloiste envoie le chant sur le premier couplet, sa voix monte dans l’église, installe l’ambiance. Le chœur enchaîne sur le deuxième couplet, et enfin, la congrégation rejoint les choristes au troisième. On a beau ne pas être croyant, l’émotion est là.

S’enchaînent ensuite les cantiques et les « lessons« , qui sont des extraits de la Bible reprenant la chute de l’humanité (Genèse), l’annonce de la venue du Messie (Prophètes) et la naissance du Christ (Evangiles). Il n’y en a que neuf, les extraits sont très courts, divers personnages éminents de la communauté religieuse les lisent (cela va d’un choriste au chef de chœur en passant par le recteur). Les cantiques choisis diffèrent d’un service à l’autre – le service le plus connu étant celui du King’s College de Cambridge, qui est d’ailleurs retransmis à la radio et à la télé en direct, la veille de Noël. Quelques incontournables sont cependant à noter : « In the bleak midwinter », « The First Nowell », « In Dulci Jubilo »…

La fin du service reprend cependant souvent les mêmes chants : « O Come Ye Faithful’, suivi de « Hark! The Herald Angels Sing », qui fait office de chant d’envoi (même si cela peut varier, mais c’était l’ordre choisi dimanche dernier pour le service à St Bart’s.

Une église magnifique, un orgue, un chœur, des chants de Noël dans l’éclairage magique des bougies… J’étais ravie de pouvoir retourner à ce Festival of Nine Lessons and Carols cette année – d’autant plus qu’après ma première expérience, j’ai acheté un CD (par le chœur du King’s College de Cambridge, 1999), ce qui m’a permis de réviser… et j’ai pu participer cette année en me joignant à la plupart des chants.

Je vous laisse avec « In the Bleak Midwinter » – tout à fait approprié pour ces jours froids et neigeux…

 

Publicités
2 commentaires leave one →
  1. 24 décembre 2010 07:03

    Absolument magnifique! C’est très agréable de terminer l’année sur cette évocation de Noël et surtout d’avoir découvert ces chants merveilleux.Pourras tu me prêter le CD ? Joyeux Noël à tous les chroniqueurs de culture’spub et que l’aventure dure encore longtemps!!

  2. lesperluette permalink
    24 décembre 2010 08:53

    Douceur et espérance, représentées par les chœurs d’enfants, sont les vraies valeurs de Noël et du solstice d’hiver. Peut être que cela dépasse la foi catholique ? Toutes les maîtrises et répertoires de circonstance ne sont pourtant pas équivalents, ceux-ci sont particulièrement beaux ! Merci de t’extraire des préparatifs pour nous les faire partager.
    À très bientôt, joyeux Noël à tous !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :