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I could have danced all night !

17 décembre 2010

Après avoir enchanté Paris en décembre dernier avec The Sound of Music, le Théâtre du Châtelet propose cette année, pour les fêtes, un autre classique du musical : My Fair Lady, de Loewe et Lerner, adapté de la pièce de George Bernard Shaw. Tout, dans ce spectacle, est ravissement, de la musique aux textes, des décors aux costumes… Un magnifique cadeau de Noël offert par Jean-Luc Choplin et toute l’équipe du Châtelet.

La genèse de My Fair Lady, c’est une pièce de théâtre, Pygmalion, écrite en 1912. Inspiré par le mythe de Pygmalion et Galatée, Shaw explore l’une des particularités de la société anglaise, où l’accent de chacun est l’un des marqueurs clefs de la condition et de la réussite sociales. D’abord adaptée au cinéma en 1938, elle devient My Fair Lady en 1956 avec Rex Harrison et Julie Andrews, avant de faire à son tour l’objet d’un film de George Cukor en 1964, où la ravissante Audrey Hepburn remplace Julie Andrews pour donner la réplique à Rex Harrison.

Photo : Marie-Noëlle Robert

La production présentée en ce moment au Théâtre du Châtelet, mise en scène par Robert Carsen, reste extrêmement fidèle à l’original, ce qui ravira tous les aficionados de My Fair Lady. Seule liberté prise par Carsen : la scène se situe dans les années 1930 plutôt qu’à la veille de la Première guerre mondiale, ce qui, au fond, reste anecdotique et ne choque guère. La mise en scène est enlevée, faisant la part belle au duo explosif Eliza Doolittle et Henry Higgins. Le caractère volcanique de la première, interprétée par Sarah Gabriel lors de la représentation que nous avons vue, fait des étincelles à la rencontre du flegme affiché d’Alex Jennings – excellent dans le rôle du Professeur Higgins : il maîtrise le parlé-chanté mis en place par Rex Harrison (qui ne savait pas très bien chanter) à la perfection, tout en incarnant le cynisme machiste d’Higgins avec délices.

Dans des décors assez sobres, qui rappellent les tendances art déco des années 1930, les chorégraphies sont réglées au millimètre et rejouent la lutte des classes : les classes bourgeoises dansent avec sobriété et retenue (la gavotte d’Ascot en est la plus belle réussite), tandis que les classes populaires le font avec exubérance et joie de vivre. Pour accompagner ces chorégraphies, l’orchestration reste sans surprise, ce qui place cette production dans la parfaite lignée du musical de Broadway. Quant aux voix, elles rendent justice au chef d’oeuvre de Loewe et Lerner – avec une mention particulière pour Donald Maxwell, qui interprète un Alfred Doolittle truculent à souhait.

Une très belle entrée en la matière pour les grands et les petits qui découvriront ce classique de la comédie musicale dans une production pleine de qualité. Un magnifique moment pour les passionnés de My Fair Lady, qui se replongeront dans l’univers de Frederick Loewe et de Jay Lerner avec joie. Saluons donc la programmation de Jean-Luc Choplin, qui permet aux Français de profiter enfin d’affiches dignes de Broadway et du West End londonien !

 

Photo : Marie-Noëlle Robert

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2 commentaires leave one →
  1. suzou permalink
    17 décembre 2010 17:13

    Je suis tout à fait d’accord !! Les acteurs sont impressionnants et les décors nous plongent directement dans l’ambiance.
    On a envie de se lever et de chanter avec eux !!!

  2. 17 décembre 2010 21:32

    I could have danced all night, I could have danced all night … and still have begged for more !
    Du coup, maintenant, j’ai une furieuse envie d’aller au théâtre (dit playne après avoir re-re-re…-re-re-re-regardé le film) 🙂

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