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Disney Opus 50

7 décembre 2010

Et un nouveau jeu de mots débile censé faire rire petits et grande : pourquoi tant de haine ?

Eh oui, déjà. Même si j’ai un peu de mal à voir comment ils font leur compte, parce qu’avec les Aladin et autre Roi Lion à suite multiple, on doit facilement atteindre les 100… Mais passons, là n’est pas le propos. Dans un élan de sentiments compliqués, fait de désœuvrement, de solidarité familiale et de curiosité, je suis allée voir Raiponce, le dernier Disney de Noël.

On va être clair dès le début, c’est du Disney, hein. C’est clairement un film pour les cht’it’ n’enfants. On n’est pas chez Dreamworks, où les ogres racontent en fait des histoires aux enfants et plein de blagues à leurs parents (ou à leurs grands frères). C’est peut-être un effet de la VF (vive la province), mais j’en doute. On va commencer par le vrai gros point faible : la musique. C’est cucu, c’est niaiseux, les paroles n’ont rien de drôle ni de poétique, et les mélodies ne vont vraiment pas chercher loin. C’est peut-être moi qui vieillit, mais c’est quand même un problème. Quand Henri Salvador chantait dans La Petite Sirène, ça avait de la classe… Non ? Ok, je suis un vieux crouton. Soit. Mais bon, ça va, au final, ça chante pas tant que ça. Et le reste vaut le coup.

Déjà, l’animation fait des progrès, c’est fou, et ici, la 3D, c’est pas de l’esbroufe. On s’y habitue tellement qu’on finit par ne plus vraiment y faire attention, mais la profondeur qu’elle donne aux paysages est du plus bel effet. Pas trop d’artifices pour en mettre plein les yeux, à peine un papillon ou une lanterne par-ci, par là. Rien de bien méchant. Les végétaux, les textiles, les chevelure rendent du feu de dieu. Un régal pour les yeux, il faut bien le dire.
Ok, l’héroïne ressemble carrément à une Barbie, mais c’est la première princesse blonde depuis un bon moment, si on y regarde de près, alors je ne ne vais pas critiquer sa couleur de cheveux. En revanche, sa taille de guêpe et ses yeux immenses ne sont pas là pour encourager les petites filles à s’accepter telles qu’elles sont. Grrr.

Et donc, un film qui parle de cheveux, mais pas que.

Ceci étant dit, on nous vend dans toute la presse la nouvelle princesse Disney comme un nouveau modèle pour la jeunesse. Et il y a du vrai : Raiponce a beau être victime d’une (fausse) mère abusive, ses cheveux de 20 m de long sont loin d’être son seul atout. Cette princesse-là n’attend pas l’amour, elle veut voir le monde. Elle est courageuse et intelligente, pas seulement douce et ravissante. Et son prince n’en est pas un : plus charmeur que charmant, Flynn Rider est un peu la concentration de tous les clichés du dragueur de base véhiculé par les média depuis bien 15 ans : débrouillard, carrément voyou, faussement sûr de lui, mais avec un cœur gros comme ça sous ses airs de Don Juan à la petite semaine. Ben oui, quand même, c’est du Disney, je vous dis, faut pas trop en demander non plus. Mais quand la situation se complique, lui et sa belle forment un tandem dont le déséquilibre penche plutôt en faveur de la demoiselle : les longs cheveux et la poêle à frire ne servent plus seulement à cantonner Bobonne à ses fourneaux, non mais ! (C’est moi ou je suis en train de passer pour la chienne de garde de service ?)
Les personnages secondaires sont un peu plus intéressants : Isabelle Adjani s’en donne à cœur de joie dans le rôle de Gothel la sorcière qui se fait passer pour la mère de Raiponce. Vaniteuse, ironique et virevoltante, plus égoïste que franchement cruelle, cette méchante a une certaine classe. Quand aux comparses animaux, on ne peut pas leur résister : Maximus le cheval policier qui n’a de cesse de mettre le sabot au collet du jeune voleur (pardon pour le jeu de mot foireux, ça doit être contagieux), et surtout Pascal le caméléon bagarreur. J’adore Pascal, et je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce qu’il est tout teigneux malgré sa petite taille (c’est vrai qu’il n’y a pas que ça qui compte).

Sans être franchement révolutionnaire, cette nouvelle adaptation de conte est bien ancrée dans les années 2010 : si vous avez des enfants ou des petits-neveux à occuper, vous ne perdrez pas votre temps en les emmenant voir Raiponce ; si vous n’en avez pas, je vous laisse vous faire votre idée :

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8 commentaires leave one →
  1. 7 décembre 2010 09:21

    Quand j’étais petite, j’avais les cheveux très longs et ma grand-mère m’appelait Raiponce 🙂

    • 7 décembre 2010 09:38

      Comment ça « si vous avez des enfants ou des petits-neveux à occuper » ?
      Et moi alors, tu m’emmènes pas ? 😦
      Je demanderai à Lien Rag alors 😉

      Très bon article ma chère Lib (et non, tu ne passes pas pour la chienne de garde de service ^^)

      • 7 décembre 2010 10:01

        « Très bon article ma chère Lib (et non, tu ne passes pas pour la chienne de garde de service ^^) »

        Tss tss, rends à César ce qui appartient à Syracuse Cat !

      • 7 décembre 2010 10:04

        C’est les ravages du matin ça…
        Je m’excuse donc platement comme une limande. Mais ceci dit mon propos tient, l’article était très bon ma chère Syracuse Cat !
        (Un peu à l’ouest moi…)

      • 7 décembre 2010 17:05

        Merci mon enfant. Comme tu es grande pour ton âge, je pense que la gentille ouvreuse te laissera entrer même sans ton papa ou ta maman^^

      • Lien Rag permalink*
        8 décembre 2010 10:06

        @Playne : si je t’emmène, la justice va me reprocher d’avoir violé mon obligation de rester à plus de 200m de tout mineur (a fortiori prépubère).

      • 12 décembre 2010 19:26

        Ayant finalement trouvé quelqu’un pour me tenir la main, et dire aux monsieurs du cinéma que si, j’avais 6 ans depuis 3 jours : je suis allée voir Raiponce.
        Déjà, c’est un bon Disney, mais en plus pas trop de scènes de chant (thank go !)…mais, mais, mais …
        L’utime bonus c’est que quand vous allez voir la VO, la voix de Ryder, c’est CHUCK !!
        Enfin, Zachary Levi, qui joue Chuck, ben, dans Chuck.
        Rien que pour ça, ça valait le déplacement :p

  2. The Librarian permalink
    13 décembre 2010 21:36

    Moi je trouve que Playne a été très calme (pour son âge?!): pas de pleur malgré la queue devant la machine à ticket, pas de caprice pour avoir des pop-corns…et en plus elle m’a même payer ma place! ce qui m’a tout de même permis de ne pas passer à côté de ce Dysney ma foie fort sympathique.

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