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Good ‘n Oldie (3) : The Crow

30 novembre 2010

PAIN
A year ago..A cold october night…
A broken down car on a dirt road…
A man…A girl…Madness…Pain…And the shadows…
My God the shadows…

Une fois n’est pas coutume, je vais agrandir ma catégorie « Good and Oldie » aux deux facettes d’une œuvre. The Crow : avec le comics de James O’ Barr et le film d’Alex Proyas. J’ai découvert The Crow quand j’étais plus djeuns (quand Lien Rag apprenait à marcher, à peu près) par le film, comme beaucoup de gens je suppose. Ce n’est que récemment que j’ai mis la main sur le comics. J’avais une vague idée du fait que le film avait été inspiré d’un bouquin, mais sans plus. Les remontrances du doyen de Culture’s Pub ont fait que j’ai lu le comics avant de terminer cet article, bien m’en a pris…

Jusqu’à il y a peu, mon premier réflexe quand on me parlait de The Crow était de m’exclamer « Brandon Lee, squeee, cheveux, maquillage, squee, squee, dowant, veste en cuir, squee ».
Pas très argumenté me direz-vous. Mais il faut quand même l’admettre, ils ne se sont pas trop loupés dans le casting quand ils ont choisi Brandon Lee pour incarner le très torturé Eric Draven.
Dans le film, le ton est lancé dès les première minutes : October 30th – Devil’s Night. Une musique un peu flippante, des immeubles qui flambent, un ciel rouge, et la voix de la petite Sarah.

On arrive directement sur la scène du crime, dans l’appartement de Eric Draven et Shelly Webster. Shelly est en train de clamser, et on voit pour la première fois le corbeau. En quelques minutes, on a rencontré Sarah, la gamine punkette. Dans le film, ils se connaissent déjà, et c’est pas joyeux joyeux puisque Eric est écrabouillé sur le pavé.
A l’issue de cette première scène, direction le cimetière – si l’amour est plus fort que tout : on revient. Violons, violons avec le joli thème du film et on assiste à ma scène préférée…
Vous le savez, une de mes passions dans la vie c’est les zombies. Et bien, si tous les mecs qui sortaient de terre étaient aussi canons que Brandon Lee, et aussi peu contagieux, franchement il y aurait des émeutes. Hum, bref, il va trouver ses rangers et sa veste en cuir.
Le retour dans l’appartement n’est pas des plus joyeux, puisqu’il va avoir de beaux flash back sur toutes les horreurs qui se sont déroulées un an plus tôt. Commence ensuite la traque : avec deux scènes que j’aime beaucoup sur Burn de The Cure, et une autre que j’aime beaucoup sur Dead Souls de Nine Inch Nails.
Le premier sur la liste de notre héro : Tin Tin et ses couteaux, Gideon le prêteur à gage, funboy (avec une jolie scène de « les drogues, c’est mal »), T-Bird, et les autres.
Le détail qui tue, c’est le cas de le dire, et qui a également contribué à la popularité du film c’est l’accident mortel de Brandon Lee avant la fin du tournage (une balle à blanc si j’ai tout suivi).

Comparé au bouquin, le film n’est pas trop mal ficelé. Bon évidemment, quelques libertés et un léger arrangement des personnages pour donner un peu de spectaculaire (le héros qui s’écrase comme un pancake après être passé par la fenêtre c’est autrement plus spectaculaire que la scène de meurtre en rase campagne).Mais globalement, le film reste fidèle au comics. Qui est bien évidemment beaucoup plus riche pour ce qui est de l’univers développé par James O’ Barr : très sombre, très très sombre. Bien angoissant, et dans lequel on ne s’étonne pas plus que ça de voir un macchabée revenir à la vie et aller trucider un à un les raclures de bidets qui ont torturé, violé et assassiné sa petite amie après lui avoir fait la peau.
En découvrant le bouquin, je me suis dit « whoa, radical comme changement ». Un peu le passage de l’adolescence à l’âge adulte, si je voulais exagérer un chouillat. C’est sombre, très sombre et du coup : nettement plus intéressant.
Évidemment, la structure n’est pas la même. Surtout en ce qui concerne le rythme. Le bouquin est séquencé en plusieurs chapitres, et intègre des trucs que j’ai beaucoup apprécié, et une dimension très intéressante autour de la souffrance du personnage principal. Souffrance dès qu’il se replonge dans le passé, avec de très beaux dessins de nus (ça reste très suggéré, mes petits lapins), tout en estompé, lorsque Eric se souvient de Shelly. Des poèmes, des chansons (beaucoup de Joy Division, je vous recommande chaudement de vous lancer les chansons notées dans le comics quand vous le lisez, ça aide à se plonger dans l’ambiance et on rentre d’autant plus dans le bouquin).
Un élément qui est aussi très peu présent dans le film, ou que je n’ai pas ressenti comme étant fondamental, c’est le dialogue entre Eric et le corbeau. Au delà du simple lien entre le monde des morts et celui des vivants, le corbeau est un personnage à part entière. Les scènes de dialogue entre le corbeau et Eric n’existent pas dans le film, et c’est bien dommage.
Après, dépendant des éditions du comics que vous pouvez trouver, pour ce que j’en ai vu en comparant ma version et une plus ancienne : vous trouverez ou non une introduction particulièrement intéressante qui explique mieux la relation entre Eric et The Crow, et qui explore un peu l’aspect mythologique du bouzin.

En bref, ce n’est pas un truc culte pour rien, et je vous recommande chaudement de vous procurer une copie du comics et d’aller voir le film (aussi pour la plastique de Brandon Lee, il ne faut pas le nier).

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6 commentaires leave one →
  1. Lien Rag permalink*
    30 novembre 2010 09:18

    Sachant que c’est le premier -et le dernier- film de Brandon Lee, qui, comme papa, est mort sur le tournage d’une balle dans la tête, ce qui n’a pas manqué de passionner les complotistes en tous genre.
    Après une scène de fusillade : « lol brandon, arrête de déconner lève toi ; oh, merde ».
    Une partie des scènes a été tournée avec une doublure.

    Sinon j’approuve ce qui a été dit ci-dessus, j’ai fait -20 ans avant- presque le même parcours que Playnie (qui a l’age d’être ma fille BTW) : j’ai du d’abord découvrir la série (haha, attendez demain petits impatients) puis aller tâter du livre. Là le choc.
    Le livre a clairement une dimension en plus (comme en auront toujours les versions papiers) car James O’Barr y fait une exploration de la souffrance qu’il a ressentie à la mort de son amie, tuée par un conducteur ivre. On y découvre un peu les cinq étapes de l’acceptation, mais je pense que ce n’était pas le but ; en tous cas comme le disait Playne on y retrouve des réflexions, des poêmes, des superbes dessins contemplatifs, des textes de chansons grâces auxquels j’ai découvert the cure/disintegration.
    Le film, tout en étant moins puissant, est responsable de 80% de la légende, avec une bande-son assez magique. Mais malgré tout j’ai été moins marqué.

    Je crois que je vais me relire le bouquin ce soir ^^

    • 30 novembre 2010 16:09

      Dans la tête la balle ?
      Wiki says otherwise… ^^

      Pour la série, j’ai hâte de lire ton article !
      Tu me la prêtera ? 🙂

      • Lien Rag permalink*
        1 décembre 2010 09:25

        Oui, bon, dans le bide, mais c’est moins drôle, c’est moins visuel 🙂

        J’ai pas la série, je la regardais qd elle passait sur M6 (à l’époque où tu regardais les teletubbies) ; j’ai pas les DVDs. Je suis pas sûr que ça vaille le coup de les acheter. Mais elle se trouve (légalement et gratuitement il me semble) sur internet, sur une « télé web » il me semble.

  2. 30 novembre 2010 11:38

    Je tiens à préciser que Lien Rag n’est pas le doyen de Culture’s Pub :p

    • 30 novembre 2010 16:10

      Oui, mais la correction empêche de mentionner l’âge des femmes :p
      Et puis sa grosse barbe blanche est trompeuse.

  3. Brutus le Bourré permalink
    20 avril 2011 02:09

    Seuls inconvénients de « The Crow » : une B.O. de taré qui m’a poussé quelques années après à aller voir « Spawn », bonne B.O. mais film à chier à part la cape… heureusement que « Judgement Night » soit sorti avant « The Crow », comme ça j’avais simplement pu me faire chier devant la diffusion Canal + (période pré-ADSL)… les seuls films dont l’action étaient à la hauteur de leur B.O. à cette époque (les 90’s pour les djeuns) furent à mon sens Trainspotting et Dobermann…
    Sinon, pour Lien Rag, Brandon Lee avait joué dans d’autres films avant « The Crow » mais je me demande si il fallait le mentionner tellement ces fils étaient, heu, pas terribles. Enfin, pour l’article il convient tout de même de signaler qu’Alex Proyas est un putain de bon réalisateur, peut-être pas du calibre d’un Kubrick, mais largement à la hauteur d’un Jeunet ou d’un Fincher… c’est que mon avis, ne le prenez pas au pied de la lettre !

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