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Bireli Lagrene : Le Guitar Master mis à l’honneur (ou pas… Part I) !

16 octobre 2010
© G. Riekert

© G. Riekert

Après une (dernière… normalement !) rentrée universitaire bien chargée, j’attendais avec impatience le concert du samedi 6 octobre de Bireli Lagrène (Guitariste), de Diego Amador (Pianiste) accompagnés d’une performance de la danseuse Farruca (Flamenco) aux Folies Bergères, salle mythique s’il en est ! Cette soirée avait pour but de mettre à l’honneur le jazz, le flamenco et le monde gitan au sens large du terme : autrement dit, un programme de rêve !

Quel plaisir de me rendre aux Folies Bergères où je n’avais jamais eu l’opportunité de me rendre. J’y ai découvert une magnifique façade Art-nouveau (moins grande que ce que j’imaginais toutefois… Enfin, je pense que dans mon esprit, Folies Bergères et Lido se mélangeaient…). En ce soir du 6 octobre, j’arrive largement en avance et je ne suis d’ailleurs pas le seul : la populace s’engouffre dans un premier minuscule hall pour récupérer les billets et attendre l’ouverture des portes principales. Celles-ci s’ouvrent enfin, à 19h50 (soit 10 minutes avant le début programmé du spectacle) et je découvre cette fameuse salle de bal, toute en longueur décorée d’un magnifique bleu roi et or et bordée également d’une enfilade de colonnes. Cette espace débouche sur un escalier menant vers le premier balcon, et au rez-de-chaussé, sur deux portes de l’orchestre. Le peuple s’installe, doucement, tranquillement, sereinement… Très… Et ça n’a pas l’air de gêner les placeurs qui semblent, au passage, un peu débordés. La logistique du placement des Folies Bergères ne m’est pas apparue comme des plus performantes, mais enfin ! Là n’est pas le sujet ! A 20h, alors qu’il était très explicitement spécifié sur les billets d’être très ponctuel, le spectacle ne commence pas et la salle est encore à moitié vide ! Le concert commence finalement avec une bonne demie heure de retard.

Un maître de cérémonie entre en scène et présente le déroulé de la soirée : elle sera divisée en deux parties. Tout d’abord, place au Flamenco, et en second temps, ce sera l’apothéose : le jazz manouche avec Bireli Lagrene et Diego Amador en têtes d’affiche ! Ay ay ay mes chers amis ! Quelle impatience ! Que de suspens ! La lumière baisse, le rideau se lève et un film est projeté sur le thème de l' »Andalousie c’est ça, mais pas seulement… » : Des images de rêve et des plus clichés s’enchainent… A un point que ça en devienne interminable ! Ce film est-il à prendre au premier degré (dans ce cas c’est de la pure propagande publicitaire) ou au second degré (sous entendu, « ben oui, vous êtes pas bêtes, c’est une blagounette, nous on va vous montrer la vraie Andalousie »)… Dans le doute et en raison d’une impatience grandissante, le public s’est mis à siffler et le « vrai » spectacle a débuté sur un poême de Felix Grande (sur l’histoire des gitans), puis ce fut le flamenco qui enchaina avec des solos, des duos et même une troupe de flamenco ! Quelle sensation saisissante d’admirer une quarantaine de danseurs/danseuses sur scène (dont l’étonnante Rossy de Palma, actrice fétiche de Pedro Almodovar – Los Abrazos rotos, La Flor de mi secreto, Kika, !Atame!, Mujeres al borde de un ataque de nervios) ! Vraiment ça en jettait !

Pourtant… Au bout de 40 minutes de spectacle, les Folies Bergères offrent gracieusement aux spectateurs un gentil entracte de 30 minutes alors qu’on commence à peine à se mettre dans le trip ! Et puis les 30 minutes d’entracte des Folies Bergères, c’est comme les 45 minutes de ponctualité du début… C’est pas les mêmes montres qu’ils ont là-bas !

Le spectacle reprend, avec enfin une tête d’affiche, Diego Amador (que je connaissais absolument pas !) et ce mec, pianiste et chanteur vaut son pesant d’or ! J’ai vraiment eu l’impression qu’il faisait son maximum pour donner aux spectateurs tout ce qu’ils pouvaient attendre. Pourtant, il paraissait aussi surpris et décontenancé que nous de voir les techniciens rentrer et sortir de scène, en plein spectacle pour s’emmêler les pinceaux (laborieusement) avec les fils à (dé)brancher aux instruments et pour installer les tabourets ou autres chevalets… Vraiment surprenant pour une salle aussi prestigieuse… Le maître de cérémonie, alors qu’il présentait un artiste entrant en scène et qu’il spécifiait que le prochain spectacle au Zenith aurait lieu avec la même équipe technique, s’est fait huer… 😄 Le comble… Et puis, franchement l’invitation à venir voir le spectacle du Zenith n’était franchement pas vraiment bien venue.

Ce qui était vraiment formidable c’était de pouvoir admirer à la fois Diego Amador, pianiste hors-pair et en parallèle cette danseuse, la Farruca (fille d’une grande famille de danseurs de Flamenco d’après ce que j’ai pu comprendre). Cette partie du spectacle fut certainement la plus profonde et celle qui a le plus mis à l’honneur l’âme gitane durant cette soirée. Pourtant l’arrivée tardive (au bout de 45 minutes dans cette deuxième partie de spectacle) de Bireli Lagrène était déjà venue à bout de certains spectateurs, qui impatients, avaient quitté la salle !

La performance de celui-ci m’a franchement déçu : alors que Diego Amador a joué une partie du spectacle seul, Bireli Lagrène n’a eu, que de maigres minutes pour interpréter des solos de guitare pour laquelle il est pourtant si renommée. L’inégal partage de la soirée en est peut-être la cause, mais j’ai aussi eu le sentiment d’être face à un artiste un peu fainéant qui, n’ayant plus rien à prouver à son public, en fait le minimum… Ce que j’attendais de Bireli Lagrène, c’est un truc de ce genre quoi… :

Alors que je mettais de grands espoirs dans cette soirée, celle-ci s’est achevée avec un goût de trop peu et de profonde déception quant à la programmation d’une salle que je croyais mythique (et programmation en partie mensongère puisque mettant exagérément en avant Lagrène et Amador alors que ceux ci n’ont été présents que la moitié de la soirée) et quant à la performance du guitariste Bireli Lagrène que j’imaginais aussi généreux que créatif comme ce que j’avais pu entendre sur certains disques. Pourtant, ma semaine de guitar masters ne s’arrêtent pas là et je reviens bientôt pour vous raconter la suite de mes aventures, cette fois-ci avec Santana au POPB (Paris-Bercy).

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6 commentaires leave one →
  1. Ofboir permalink
    17 octobre 2010 13:48

    Je ne connaissais pas Diego Amador, mais maintenant que j’écoute la vidéo que tu as mise, je me rends compte que j’avais déjà entendu ce morceau sur TSF. C’est clair que ce type est impressionnant !

    Par contre, en toute subjectivité, j’ai un peu plus de mal avec Biréli Lagrène. En fait c’est un problème que j’ai avec le jazz manouche en général, quand j’en écoute j’ai toujours l’impression d’entendre du sous Django. Ce mec était un génie, il a créé un style, mais il l’a enterré en même temps.

    • stef808 permalink
      19 octobre 2010 20:27

      Ah… Ben concernant Bireli Lagrène moi, vraiment, j’avais d’immenses espoirs… En effet, il est fils de Django (et pas du « sous Django » d’après-moi…), mais ce soir-là, c’est toi qui aurait eu LARGEMENT raison… Moins que du « sous-Django » ^^ Ahh… Misère… 😥

  2. Mister permalink
    22 novembre 2010 15:40

    Nom mais sérieux les gens qui connaisse pas la musique stop critiqué biréli,ce concert est l’un des meilleur que j’ai vu en swing.

    • Lien Rag permalink*
      22 novembre 2010 16:12

      Non mais sérieux, les gens qui connaissent pas l’orthographe, stop critiquer les blogs ; ce commentaire est l’un des pires que j’aie vu.

      Sinon sans rire Steph a mis des arguments, que tu peux ne pas partager, mais il y a du fond derrière. Dire juste « Cé tro bi1, faux pa critiqué », c’est un peu court ; tu aurais pu dire bien des choses, en somme.

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