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Dans la famille Astier, je demande…

15 octobre 2010

Des super-héros valeureux… Enfin, c'est l'intention qui compte, non ?

… le petit frère, Simon. Si vous avez un peu suivi Kaamelott, vous voyez de qui je veux parler. Mais si, Yvain le Chevalier au Lion, l’ado attardé qui sert de beau-frère au roi Arthur, le joyeux compère de Gauvain, tout ça. Au milieu, sur la photo, sinon. Bon.

Je ne sais pas ce qu’on leur a mis dans leur soupe quand ils étaient petits, mais chez les Astier ce n’est clairement pas le talent qui manque. À 26 ans, soit mon âge, pour référence (et celui d’un certain nombre de mes co-casse-couilles que je ne citerai pas, parce que j’ai peur des représailles je suis vraiment une fille bien et une amie fidèle), Simon Astier en est déjà à sa deuxième série comme auteur-réalisateur. La première, c’était Off-Prime, qui racontait la vraie fausse vie de Virginie Elfira hors antenne. J’ai vu le pilote, sympatoche mais pas pas de quoi casser trois briques à un canard, je passe. La seconde, celle dont je vais vous parler après avoir créé une attente de ouf dans mon super Quizz séries, c’est Hero Corp, qu’il a crée avec son pote, Alban Lenoir.

Comme le titre le suggère, c’est une histoire de super-héros… mais alors aussi bras cassés que les chevaliers de Kaamelott. Pour vous la faire courte, John débarque dans le village où vivait sa tante, Mary, pour l’enterrement de celle-ci. Le reste des habitants lui réservent un accueil plutôt mitigé et franchement bizarre : il ne tarde pas à comprendre que ce sont tous des super-héros à problèmes. Retraités, pouvoirs déclinants ou inutiles, bref ils ne servent plus à rien et on les a envoyés là parce qu’il fallait bien les mettre quelque part. Sauf qu’un super-méchant vraiment très méchant est de retour : pour affronter The Lord, ils ont besoin de John. Tada… !

Jennifer : Non mais je sais, si je continue comme ça, on va encore finir par s’engueuler… Et patin, et couffin. Et patin.
John : Bah, euh…
Jennifer : Non, mais j’arrête mes conneries, voilà. Non, mais je fais chier tout le monde avec ma brocante, j’connais la chanson.
John : Je peux parler ou pas ?
Jennifer : Pour dire quoi ?
John : Que t’as un sérieux problème d’expressions, déjà : elles sont toutes de 1972.

Alors bien sûr, il y a des ressemblances avec Kaamelott, et on a forcément envie de faire des comparaisons : il y a de vraies similarités dans le ton, dans le casting et dans l’esprit « On a beau être plus branquignoles les uns que les autres, on va y arriver tous ensemble » – comme les Gaulois qui font irruption à Babaorum, disait M. L à sa classe de khâgne (ça n’a qu’un rapport très limité avec la choucroute, c’est juste pour faire plaisir à ceux qui peuvent comprendre – désolée pour les autres, je sais c’est nul, mais je suis d’humeur nostalgique). Cela dit, les ressemblances s’arrêtent là : tout d’abord Hero Corp manque un peu de profondeur, d’ambition. On est assez loin de l’ampleur dramatique qu’ont prise les aventures du roi Arthur, c’est sûr. Simon Astier a neuf ans de moins que son demi-frère, peut-être pas la même expérience de la dépression – il n’en est pas non plus au même point de sa narration. Soit. Et puis une copie conforme, quel intérêt au juste ?

Comme autre différence, il y a le format : dès le début on est sur du 15 x 20 mn, soit un format plus sitcom, qui a des répercussions naturelles sur l’écriture – mais sans la longueur imposée d’un vingtaine d’épisodes, qui fait souvent pécher les séries américaines. Le rapport entre action et moments de comédie est assez équilibré, les dialogues font mouche. On rit vraiment beaucoup. Et on sent que le projet est maîtrisé, qu’il y a dès le début une cohérence dans l’histoire – ce à quoi j’attache toujours beaucoup d’importance.

Enfin, ce qui fait vraiment la réussite de cette série, c’est le mélange parfaitement dosé entre l’esprit des comics et l’humour français. Le générique en forme de BD fait penser à Heroes, c’est sûr, sauf que ça se passe dans un village bien paumé de la France profonde. Les personnages ont tous des noms anglo-saxons, souvent prononcés à la française (je ne m’en lasse pas), et leurs noms de super-héros sont assez tartignoles aussi : on apprend assez vite qu’Acidman a été rétrogradé à la suite de l’affaiblissement de son pouvoir. Il est désormais… Captain Shampooing. Je vous en passe et des meilleures, ce ne serait pas gentil de vous gâcher tout le plaisir. En tout cas la mayonnaise prend super-bien, et ça fourmille de détails un peu crétins mais bien trouvés, tout en développant une véritable histoire.

Bref, si vous avez besoin de rigoler un bon coup mais que vous en avez marre de regarder Kaamelott en boucle, il y a de bonnes chances que vous trouviez votre bonheur avec Hero Corp.

Pour info complémentaires, il y a toujours Wikipédia et le site officiel. Les saisons 1 et 2, diffusées sur Comédie! et France 4, sont également disponibles en DVDs.

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2 commentaires leave one →
  1. 15 octobre 2010 04:52

    PINAAAAAAGE !
    Ou le meilleur cri de guerre que j’aie jamais entendu 🙂

  2. 15 octobre 2010 22:19

    « C’est quoi son pouvoir? »
    « Se transformer en quelqu’un que tu ne connais pas… »
    « Ah bon? »
    « Tu le connais lui? »
    « Heu… non? »
    « Bah voilà… »

    Et vivement la saison 3 en tout cas.

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