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Claude Monet au Grand Palais

4 octobre 2010

L’exposition Claude Monet (1840-1926) s’impose, en cette rentrée 2010, comme « the exhibition to be » ! Cette exposition fait directement écho à celle qui fut organisée à Rouen et dont Culture’s Pub a déjà parlé. Pourtant, soyez sûrs, même si vous avez vu Une ville pour l’impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen, qu’il n’est pas redondant de se rendre au Grand Palais : chacune des deux expositions s’intéresse à des facettes différentes de l’artiste Monet (Rouen présentait par ailleurs les œuvres d’autres peintres). Les œuvres choisies sont d’une richesse et d’une variété extraordinaire et proviennent en plus des quatre coins du monde !

Le Grand Palais a choisi, pour cette rétrospective, une approche à la fois thématique (tous les tableaux d’un même sujet sont réunis dans une même salle) et à la fois chronologique (eh ben oui… Les tableaux d’un même thème ont été, pour la plupart, peints à une même époque).

La muséographie est, d’après-moi, assez bien pensée : les tableaux sont suffisamment espacés les uns des autres. La circulation entre les salles, malgré la foule, n’est pas trop laborieuse. Et enfin, en dépit du nombre important d’œuvres présentées, je n’ai pas ressenti de ras-le-bol comme cela peut m’arriver à la fin d’une trop longue exposition (Prévoyez pour cette exposition environ 2h30).

Parmi les premiers tableaux exposés on admire ceux portant sur la Normandie : Claude Monet y a passé une partie de sa jeunesse, et on sent dans ces tableaux des sentiments « bruts » ; il y exprime de la manière la plus pure et la plus brute. L’impression est forte que le peintre a mis beaucoup de sa personnalité et de ses sentiments dans ces magnifiques toiles. Il y dépeint tous les tourments de la nature, la mer déchainée, la houle, le vent dans les voiles des navires, les nuages en lutte… Au dela de la représentation de ces tourments, on devine la complexité (toujours mise en avant par Monet) à reproduire au plus près toutes les subtilités de la lumière… Parfois les toiles normandes sont sombres, mais ceci, permet de rendre d’une certaine manière une ambiance particulière

A l’opposé, les toiles peintes sur la Cote d’Azur présente une lumière des plus crue, blanche, presque aveuglante et écrasante. Les couleurs foisonnent. Claude Monet lui même s’exclamait que là bas « la lumière [était] partout ! »…

Quelques toiles, pas assez nombreuses à mon goût, reflètent l’intérêt que portait Monet pour son époque et les progrès de la technique : Trois ou quatre toile montrent l’intérieur de la Gare St Lazare où le peintre avait reçu l’autorisation de poser son chevalet pendant quelques temps. A cette période, La vie gare et celle du peintre se sont intimement liées ; C. Monet avait une fois réussi à convaincre les machinistes à pousser les chaudières ( ? ) des locomotives à fond afin que la gare soit remplie de fumée de telle sorte que l’exercice de la peinture soit complexifiée.

Ensuite, de nombreux tableaux présentent des scènes champêtres, des portraits (plusieurs de sa femme) et aussi des natures mortes. Ce n’est pas la partie de l’exposition que j’ai spécialement préférée. Pourtant il faut reconnaître les somptueux talents du peintre dans d’autres domaines que celui des paysages (qui ont ma préférence !).

Une salle en arc de cercle présente, à peu près en milieu d’exposition, les toiles peintes au cours d’un (ou deux ?… les spécialistes débattent sur ce point…) voyages à Venise. La ville est enveloppée par la brume, le mystère. Seules quelques rares gondoles apparaissent : il semblerait que cette ville ne soit qu’un rêve, un mirage, un décors, ou bien même une ville morte. Peut-être Claude Monet a-t-il peint ces toiles au petit matin ou au cours de tristes journées d’hiver. Quoi qu’il en soit, ces toiles invitent véritablement à l’évasion.

L’exposition se finira – choix tout à fait pertinent d’après moi – sur un ensemble de nymphéas. Choix pertinent car comme souvent, les visiteurs à la fin d’une exposition se pressent et donc la salle n’est pas trop chargée. Et autre raison de la pertinence de ce choix : les œuvres exposées ne sont pas les plus connues (Les plus connues sont à l’Orangerie). J’ai été particulièrement sensible et heureux de pouvoir admirer Nymphéas aux rameaux de saule, tableau exposé dans le bureau du proviseur du Lycée Claude Monet où j’ai passé 7 ans de ma vie… Nostalgie nostalgie… quand tu nous tiens… 🙂

Claude Monet (1840-1926)

Du 22/09/2010 au 24/01/2011 Pendant plus de 60 ans, Claude Monet a peint sans relâche. Son œuvre, placée sous le signe du réalisme dans les années 1860, incarne ensuite la plus pure expression de l’impressionnisme, puis devient au XXe siècle l’un des fondements de l’art moderne. C’est l’ensemble de ce parcours riche et fécond que l’exposition réinterroge. Réunissant près de deux cents peintures, elle rassemble des prêts exceptionnels du musée d’Orsay et des collections nationales, comme des musées et collections privées du monde entier.
source : Site du Grand Palais
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