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Best of BDs SF by Stef808

22 septembre 2010

Parce que d’après moi notre monde manque cruellement de piquant, je me réfugie dans des univers – ou des enfers – artificiels et imaginaires. Ceci est vrai tant dans mes goûts cinématographiques (la trilogie Star Wars originelle est surement l’une des plus grandes fresques cinématographiques de tous les temps !) que dans mes goûts de « bédéphiliques » ! Mes goûts de bédéphile et de consommateur ne sont plus assouvis depuis un certain temps souffrant, malheureusement, d’un manque criant d’espace pour ranger toute nouvelle BDs aux côtés des plus anciennes dont je ne peux me résoudre à me séparer ! Mes dernières acquisitions en termes de BDs concernaient ce thème que j’affectionne tout particulièrement comme je l’ai expliqué : la SF (Science-fiction pour les ignares…) !

Tout d’abord, Sillage (BD éditée par Delcourt et apparue début 98. Ecriture : Jean David Morvan. Dessin : Philippe Buchet) avec comme héroïne, Nävis, petite brunâtre tout juste pubère et dont je suis – fou – amoureux (Ben ouais, j’ai quand même un tableau d’elle dans ma chambre… certes avec une poitrine un peu plus développée que celle de la version originale ^^ ) ! Sillage c’est une série de BDs très originale et à l’ambiance plutôt bonne-enfant à part quelques volumes plus sombres. « Sillage », en fait, c’est le nom que porte le convoi de vaisseaux réunissant espèces extraterrestres commerçantes, militaires, diplomates, people…, (plutôt) pacifiques et voyageant à travers la galaxie pour faire le commerce des planètes. Aussi, un jour, le convoi tombe sur la planète où Nävis, seule rescapée d’un vaisseau terrien, a grandi… L’histoire conduit la jeune fille à rejoindre le convoi et elle y est vite repérée, car, contrairement aux autres espèces, on peut difficilement lire dans ses pensées. Elle devient donc – un peu contre son gré – une sorte d’agent infiltré au service d’une partie de l’élite de Sillage. Ses aventures sont diverses et l’héroïne fait face à des problématiques telles que : la pollution, l’esclavagisme, les trafics, les sauts dans le temps, etc.

Ensuite, la série – française ! – UW1 (éditée par Soleil Production puis par Quadrants. Crée par Denis Bajram et Valérie Mangin) ! Après la WWI, la WWII, le monde unifié connaît la première Universal War One… Et je peux vous dire ! Ça rigole pas ! Avant d’entrer dans l’intrigue, ce qui frappe dans cette BD, c’est le trait, le dessin : Magnifique, sophistiqué, hyperréaliste : des planches dessinées et peintes à la main mais également intelligemment retravaillées à l’ordinateur. Ensuite, on remarque – et on retient – les titres des volumes de la série évoquant chez le lecteur des concepts bibliques : La Genèse, Le Fruit de la connaissance, Caïn et Abel, Le Déluge, Babel, Le Patriarche.  A la différence de Sillage, les six volumes sont indissociables et constituent une intrigue palpitante et complexe puisque jouant et jonglant avec les notions d’espace-temps. Pour faire court, disons qu’à partir de la colonisation du système solaire externe (rendue possible grâce à la maîtrise de l’antigravité…), l’ONU a gagné en puissance et s’est réorganisée en « Gouvernement Central des Terres Unies » (UEGC) et le pouvoir militaire est prédominant. Pourtant, ce sont les grands lobbies et grands industriels (CIC), contrebalançant l’UEGC, qui détiennent véritablement le pouvoir et les disparités sociales, dans ce contexte, se creusent. Les ouvriers des satellites de Jupiter et de Saturne s’insurgent et quelques années plus tard…, un mystérieux trou noir (« le Mur ») apparaît, aux abords de Saturne… Ce « Mur » va déclencher un conflit profond entre UEGC et CIC et le conflit pourrait basculer vers la UWI…

Toujours dans la SF, mais avec un trait un peu plus épuré, Libre à jamais (chez Dargaud. Scénario : Joe Haldeman. Dessin et Couleur : Marvano et Bruno Marchand), suite de la Guerre Eternelle, nous plonge dans une univers glacial. La dimension épurée marque un fossé avec une série comme UWI. La pureté du trait et de l’aspect glacial sont compensés à l’inverse par la rondeur, la robustesse (physique) des personnages et des véhicules spatiaux. Ces véhicules me paraissent particulièrement intéressant puisque, par exemple, les « chasseurs » reprennent – de loin certes – les formes des avions de chasse américains de l’époque de la Guerre de Corée et de la Guerre du Vietnam. La trame de fond sur laquelle est tissée l’intrigue est quant à elle plutôt cynique et dramatique : les Hommes, par l’intermédiaire des sauts dans l’espace-temps perdent, justement, toute notion de temporalité. Autre curiosité de cet univers qui me vient à l’esprit : la reproduction sexuée est considérée comme déviante, anormale… Et ne parlons donc même pas des relations sexuelles en elles-mêmes ! Cette vaste série porte en elle, à mon avis, une forte dimension symbolique prêtant à de multiples lectures et interprétations. Ici encore, les titres peuvent évoquer la Bible : Exode, Révélation. En dépit de l’immensité de de la fresque, je pense que chaque tome peut être appréhendé de manière isolé : par exemple, le premier tome que j’ai lu fut Une Autre guerre, soit le tome 2 de la série et ce fut le déclic au désir de lire l’ensemble des tomes ! Tout comme dans UW1, l’auteur mise sur la pseudo-science histoire de bien convaincre le lecteur ! Les voyages interstellaires sont rendus possibles en jetant les vaisseaux dans des « trous de ver » et les clones (tous les humains sont désormais identiques histoire d’éviter les maladies… et autre mutations génétiques…) sont protégés dans des sortes de cocons. Afin de maintenir l’évolution de la démocratie, l’humanité est « éduquée » à l’homosexualité. A la mort de chaque clone, on le remplace par un nouveau clone, aussi le nombre de clones reste toujours stable. Pourtant, alors que l’Homme semble maîtriser son destin, un de ses vaisseaux est détruit ; l’ennemi s’appelle le Tauran (sorte de cigale extraterrestre blanchâtre…). Et comme la force du faible c’est la violence, ben devinez la réaction des clones ?… On découvrira à travers la série qu’en fait les Taurans tiennent un rôle bien plus complexe que celui dont on veut les affubler.

Moins de vaisseaux, mais un univers tout aussi mystérieux, lisons donc Aldebaran (by Luiz Eduardo de Oliveira dit Leo, chez Dargaud) ! C’est la série que je connais depuis le plus longtemps et celle qui a comblé mes rêves les plus fous : voyages galactiques, colonisation de nouvelles planètes (vivables !), découvertes de nouvelles espèces végétales et animales, etc. Au-delà même du thème de l’humanité capable de dépasser les frontières du Système Solaire, Aldébaran instille une touche de mysticisme qui me fait penser au concept de Pachamama, terre mère, terre nourricière, des indiens d’Amérique. Sur Aldébaran, une force mystérieuse sème le chaos auprès de ceux qui osent défier et ne respectent pas ce que la planète leur donne. Au contraire ceux qui reconnaissent les bienfaits de leur nouveau foyer sont gratifiés d’une étonnante gellule bleue (ahah ! à quoi sert cette ‘tite pillule bleue ?? 😉 ) ! Comment composer avec cette étrange force distinguant les « bons » et les « mauvais », sachant que l’ONU a décrété qu’aucune planète, habitée par une espèce « évoluée », ne devra pas être colonisée. Dans le même temps de lourds intérêts militaro-économico-financiers sont à prendre en compte… L’ONU est de toute façon impuissante puisque pour de sombres raisons techniques, la communication n’est plus possible avec la terre.

Aldébaran est suivie d’une autre série, Bételgeuse. L’univers de cette autre planète est tout aussi extraordinaire mais la série ne répond que moindrement à son objectif de départ, celui d’expliquer ce qu’est la Mantrisse… Bételgeuse m’a donc toujours laissée sur ma fin.

En ouverture, d’autres BDs que j’affectionne :

Comics : Batman – Dark Knight Victory (Jeph Loeb à l’écriture et Tim Sale au dessin)

Classiques : Astérix, Tintin, Lucky Luke plus moindrement

Humour : Gaston, Le petit Spirou, Cédric…

Manga : Dragon Ball, Evangelion,…

Divers : La vie secrète des jeunes,  L’Art Invisible (Scott McCloud), La Parejita (en Espagnol par Manel Fontdevila),…

Lui : "je t'aiiiiime"... Elle : "tu peux descendre les poubelles"

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3 commentaires leave one →
  1. The Librarian permalink
    22 septembre 2010 19:05

    je me dois tout de même de signaler l’absence de la série Valérian dans cette article sur les BD de SF…pas uniquement parceque je suis méchamment fan mais aussi parce que c’est une très bonne série!

  2. Makuchu permalink
    22 septembre 2010 20:31

    Je soutiens « The » Librarian sur Valérian et Laureline, c’est vraiment « The » série de SF. Je conseillerais d’ailleurs le dyptique « métro chatêlet direction cassiopée » et « terminus brooklyn direction cosmos » qui sont très répresentatif de la série. Sinon, il y a le T1 : la cité des eaux mouvantes, ou alors la superbe fin du premier cycle : « les spectres d’inverloc’h » et les « foudres d’hypsis ». Et plus récents « les cercles du pouvoirs »… voilà, ça en fait de la lecture, non ?

    Sinon, je suis bien d’accord avec Steph également. J’ai adoré UW1 (avec « fin qui tue » en prime »). Je suis plus dubitative avec Sillage, que je trouve inégale, mais les premiers tome étaient vraiment bien. (Mes préférés, si vous voulez avoir mon avis .. non ? ben quand même : « la marque des démons » et … et zut, j’ai oublié ! Enfin celui avec les petits bonzhommes machos embourbés dans une guerre de tranchés avec les machines).

    Tant qu’à Aldébaran… j’ai assez aimé pour les avoir tous. d’ailleurs : PUB !

    Pour le reste : eh ben chic, des Bds à découvrir ! merci 😉

  3. stef808 permalink
    23 septembre 2010 17:27

    hehe merci de vos loooongs commentaires 🙂
    pour être honnête je ne connais que de très loiiiiiiiiin Valerian… So je ne pouvais pas en parler…
    Sinon, concernant Sillage, je suis complêtement d’accord, ce sont les premiers qui valent le coup. Les autres… boarf…
    Makuchu : Aldebaran OUI ! Mais le reste, d’après moi, n’est qu’une longue et inéluctable déchéance :p (je suis sévère oui, mais Leo, à force de bosser tout seul, tourne un peu en rond je pense…).

    j’avais oublié. Mais en BD SF je vous conseille UN tome de Thorgal : l’Enfant des Etoiles. Septième album de la série du même nom, la BD est étonnante et passionnante !

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