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Walking Dead, Jericho, Dead Set : des (hors) séries

16 septembre 2010

Il semble se confirmer que Walking Dead verra le jour en tant que série télévisée (trailer à la comic con 2010) : 6 épisodes à partir d’octobre 2010. Même si je reste perplexe – cela pose les même problèmes que toutes les adaptations, comment ne pas être trop proche tout en gardant l’esprit – je salue l’initiative car le genre n’est pas très représenté dans le petit monde des séries.
En effet, ce monde a ses grandes familles : le soap, le drama, la comédie, l’aventure parfois fantastique, le girlie, la SF, et le policier, beaucoup de policier, encore plus de policier, mange du policier, vomis, pisse, chie, sue du policier par tous les pores de ta peau… La SF, si elle s’est fait une place de choix, est cependant très conventionnelle : de l’aventure gentille à la Stargate ou Dr Who ; du space opera à la Battlestar. Si les vampires ont récemment réussi à avoir leur série -bravo les gars- il y a deux genres que j’affectionne et qui sont peu représentés : le zombie et le post-apocalyptique (deux genres séparés dont l’intersection est non nulle).

Pour le zombie,

autant que je me souvienne, aucune série. Ceci dit, les films notamment de Romero sont déjà assez nombreux, et souvent ils reprennent éternellement les mêmes thèmes.

La seule exception fut une minisérie britannique nommée : Dead set, dont Playne a parlé avant que j’aie eu la motivation le temps de finir cet article.
Le pitch : une invasion de zombies a lieu en même temps que commence un nouveau programme de téléréalité type Big Brother (vous savez : quand les candidats sont.. coupés du monde !).
La série est assez savoureuse mais très courte, puisqu’elle était diffusée à l’origine « en direct », cinq jours de suite (1 épisode de 45 minutes puis 4 épisodes de 25 minutes).
Quoi qu’il en soit, à part l’expérience du « direct », le résultat tient plus du film un peu long que de la série, si ce n’est les cliffhangers, et si l’idée est originale, les évènements qui découlent sont somme toute assez classiques.

Pour le post-apocalyptique,

il y a également très peu d’expériences. Ou pas convaincantes.
Il y a d’abord les tentatives ridicules d’adapter des œuvres reconnues : la série Jeremiah n’avait rien à voir avec la BD d’Hermann et était un modèle d’ennui, quant à l’adaptation préado de la Compagnie des glaces, c’était risible.
Il y a ensuite les prétendus post-apo, comme Dark Angel dont la société est encore en place, donc ça n’a rien à voir avec le cahier des charges ; Wikipedia est pleine de séries prétendument post-apo…
Finalement, la plus post-apo aura été la série de 6 épisodes de La planète des singes, avortée prématurément, qui date tout de même de… 1974 ! Et quelques rares autres séries aujourd’hui oubliées, comme les Tripod.

Donc ma surprise fut totale fin 2006 quand la discrète série Jericho fit son apparition. Jericho fut tout ce que j’attendais niveau post-apo depuis un moment : originale, intelligente, et ne tombant pas dans le piège du gunfight survivants vs. pillards cyberpunk.
Le scenario : les principales villes américaines sont détruites par des charges nucléaires. Le gouvernement est donc détruit, les communications ou informations quasi nulles (puis nulles). Si la petite ville de Jericho, perdue au fin fond du Kansas, n’a pas été directement touchée, elle va vite se rendre compte que la vie va être révolutionnée : privée de ravitaillements en tous genre, privée de soins, puis d’électricité, les problèmes vont s’accumuler, puis exploser lorsque leurs voisins de New Bern et eux vont croiser le même chevreuil dans les bois.
La première saison est très bien, évidemment -et heureusement- pas aussi musclée qu’une saison de 24. Avec en trame de fond : que s’est-il passé dans toutes ces villes américaines ? Fin de saison, un cliffhanger de folie, toutes les questions en suspension, et… une annulation de suite ! Les fans en furie tempêteront pendant un an contre la chaîne, faisant livrer des camions entiers de noix aux studios (long story), pour finallement obtenir gain de cause : CBS acceptera de lancer une demi 2e saison, qui répondra a beaucoup de questions et finira sur une fin ouverte à défaut d’un cliffhanger sadique. Bien joué les fans. Comme pour la série John Doe, un téléfilm a longtemps été promis, évidemment en vain.
Depuis fin 2009, la suite des aventures de Jericho parait en comics, en voilà une bonne idée, mais difficile de juger de la viabilité du projet. De toutes façon, le comic comme la saison 2 insistent beaucoup moins sur le côté post-apocalyptique de la première saison (mais la qualité reste au rendez-vous).

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Donc pour ceux qui sont en disette de série, en attendant que la rentrée ne nous fournisse une petite réserve, voilà deux séries sympathique à visionner. Et pour les fans de ces genres si peu représentés, foncez 🙂

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