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Live report – Limp Bizkit à l’Olympia

9 septembre 2010

Adeptes du Biscuit Mou, je vous salue !

C’est vrai que ça fait bizarre mais Limp Bizkit, ça se traduit Biscuit Mou. Blagues à part, pour ceux qui sont au régime, ou qui ont été ados bien avant moi, Limp Bizkit : bof, ça rappelle au mieux un ou deux morceaux. Vous ne savez pas franchement ce que vous loupez !
Ayant découvert le groupe cette année, quand j’ai vu leur petit nom briller dans les concerts de la rentrée je me suis dit : why not ?
Why not indeed. Après avoir explosé mes stats lastfm avec les albums Significant Other, Chocolate Starfish And The Hot Dog Flavored Water, et Three Dollar Bill, Yall$ j’ai décidé de bien commencer l’année par un concert de néo.
Grand bien m’en a pris…

Et maintenant – la version updatée avec photos  !


Je vous épargne tout l’historique du groupe, mais quelques mots quand même histoire de situer un peu si vous n’en avez jamais entendu parler (ce dont je doute, mais quand même) :
Le groupe est originaire de Jacksonville (en Floride !), a commencé dans les 90’s et est composé d’un chanteur emblématique : Fred Durst, d’un gratteux qui passe son temps à quitter le groupe et à revenir : Wes Borland, d’un bassiste : Sam Rivers, de l’autre bout de la section rythmique : John Otto et d’un allumé de la platine : DJ Lethal.

Après des débuts très prometteurs, des collaborations avec d’autres grands du même genre musical : KoЯn pour ne pas les nommer – notre aime Fieldy-le-bassiste-de-folie étant une sorte de mentor pour le groupe, le Biscuit Mou trace sa route avec succès.

Parmi les epic wins, il faut quand même noter des apparitions notables dans leurs clips : Snoop Doggy Dog, Jonathan Davis, Dr Dre ou encore Eminem dans Break Stuff (excusez du peu). La page wiki dit « Brad Pitt », mais si vous arrivez à le trouver dans le clip, je suis curieuse de voir où…
Leur morceau Take A Look Around fait partie de la B.O. de Mission Impossible II, aussi. Ils ont eu du succès dans le monde du catch également… des collaborations pas piquées des vers  ne laissent pas trop présager l’essoufflement dont a souffert le groupe ces dernières années.
Des problèmes de guitaristes, et deux albums pas terribles et l’arrivée d’un Best Of m’ont un peu fait craindre le suaire et la longue conservation. Mais point de négativisme dans la brillante Floride, le groupe se remet en studio et ayant récupéré son guitariste fondateur pond cette année un nouvel album : Gold Cobra. Qui dit nouvel album dit tournée, et ce soir : l’Olympia ! Après une course contre la montre pour trouver des CR2, bien prendre la 12 dans le bon sens en direction de Madeleine, et passer les rangs de fans massés devant l’entrée, me voilà dans les gradins à ma petite place en plein centre avec personne devant moi. C’est tellement rare que je me dois de le mentionner : 1m65 sur la pointe des pieds c’est un sérieux désavantage, et puis pour une fois le stand de merch’ était relativement accessible sans marcher sur personne. En bonne fangirl, je suis repartie avec un tee shirt ^^

The Blackout, un set en bleu et rouge

25 minutes chrono de première partie (les salles qui commencent pile à l’heure, ça fait toujours bizarre) : The Blackout – dont la bannière était sabrée d’un énorme fuck avant le nom du groupe. [Et ça en dit assez long sur la performance qui va suivre] En règle générale, je suis rarement enthousiasmée par les premières parties, et là ça n’a pas coupé. J’ai un peu de mal avec les lyrics très fouillés du genre « Close your eyes and swallow ». Mais il faut l’avouer, leur accent brittish, la reprise de « Fight for your right to party » et la chanson We Are The Children Of The Night a rendu l’expérience supportable.

L’Olympia nous offre ensuite gracieusement 20 minutes d’entracte, auxquelles s’ajoutent 20 autres minutes pour installer tous le matos, les lumières, les platines de Dj Lethal recouvertes de drapeaux français (!), et faire le soundcheck. A 20h58 pétantes, Limp Bizkit envahit la scène et c’est parti pour une soirée de folie !

Le nouvel album, le cobra doré du biscuit mou est encore en phase de gestation, production, yadda yadda; mais le concert a bien démarré avec un leak du dernier album : Why Try.
Dès la fin de ce premier morceau, la fosse est en ébullition et les slamers se comptent déjà par dizaines ! Dans les gradins, ça commence aussi à s’agiter. Et la soirée continue sur cette lancée ^^
Fred Durst est très en voix, bondit dans tous les sens, et malgré un léger coup de vieux assure comme une bête (le léger bidon, c’est dommage – ça gâche un peu ses jolies courbes de bras tatoués) et enchaîne dance moves et bonds de kangourous. Sur scène, ça bouge et la basse avec les néons rouges – c’est quand même la grande classe ! Malheureusement, on ressent un peu d’animosité entre Fred Durst et Wes Borland (le guitariste peinturluré) avec deux ou trois gestes et deux ou trois piques légères.

Et la photo ne rend pas du tout honneur aux jeux de lumière ... 😦

Pas de temps mort pendant la soirée, et notre ami Fred (le seul à pouvoir causer avec la foule) répète régulièrement qu’il est ravi d’être à Paris et que la salle roxxe (bon certes, pas en ces termes). Deux ou trois blagues et des break de Dj Lethal permettent à tout le monde de souffler un peu, parce que la température a gagné 25 degrés et qu’on meurt de soif (même en haut des gradins). Tous les classiques du groupe sont représentés, tous les albums et deux reprises particulièrement réussies : le classique Faith de George Michael et aussi surprenant que ça puisse paraître, Yellow de Coldplay. La foule hurle en chœur, et toute la fosse n’est qu’un grouillement géant avec des slameurs par dessus (de haut, c’est encore plus impressionnant, je vous assure) qui va de haut en bas, et de droite à gauche (laissant parfois des trous béants remplis la seconde d’après par une cinquantaine de personnes).

Les lumières sont absolument superbes, et en plus des habituels sets de projos de la salle (souvenez-vous, je m’extasiais déjà au mois d’avril…) trois sets de projecteurs jaunes/blanc montés sur des espèces de tour en métal (moi et la décoration d’intérieur, vous savez) sont très complémentaires des balayages colorés – même si on s’en prend franchement plein la vue. Très belles ambiances de couleur dans les verts/jaunes, les rouges, et même du violet et rose pour la reprise de George Michael (!) qui collent très bien aux chansons. De nombreuses fois la salle s’allume en entier, et sur scène, ils ont pas l’air tristes du spectacle. Je dois dire que j’étais un peu à deux doigts d’aller déclarer ma flamme à l’ingé lumières à la fin.
Pour ce qui est du son, toujours trop fort.
< morale > On ne le répètera jamais assez, mais protégez-vous les oreilles quand vous allez à des concerts les petits lapins, la technologie fait des merveilles et vous pouvez profiter du son complet sans fusiller vos aigus ! < /morale >
Mais par contre, 2 paings dans la soirée, dont un lorsque Wes balance son micro par terre – et c’est tout. Son vraiment chouette, et les nombreux effets sur la voix de Fred Durst sont bien ficelés et ne masquent rien des performances vocales du Mr. (Parfois, les effets d’échos c’est pratique pour les chanteurs en mal d’air, mais au bout de la 3e minute ça devient franchement pénible).

Là, à gauche, le fan avec son drapeau !

Pendant toute la soirée, le groupe joue avec le public et Fred Durst communique pas mal avec la fosse. On a échappé de peu au « bandstrike day » – qui n’a fait marrer absolument personne, et Fred Durst fait monter sur scène un fan brandissant un drapeau français avec écrit dessus : Limp Bizkit French Family avec un petit cœur en prime juste avant de jouer My Generation. Fred prend une photo de lui et du fanboy, puis une photo du fanboy dos à la foule où là, la salle est éclairée et où tout le monde derrière lève les bras en l’air en hurlant. Classe quoi. De nombreux petits breaks de Dj Lethal (bring it on!) avec une chansonnette charmante avec des paroles faciles à retenir : fuck you, fuck you, etc. J’ai beaucoup aimé le petit Qué Sera avant les reprises, côté kitch un peu décalé tout à fait réussi. Grand moment aussi avec la musique de Ghostbusters remixée en « Who you gonna call ? » « LIMP BIZKIT ! »

Maintenant, histoire de vous faire baver encore un peu, la setlist ! Qui, il faut bien l’avouer, était absolument impeccable : bien équilibrée, avec toutes mes chansons préférées, progressive, trop bien (pour résumer).

  1. Why Try
  2. Show Me What You Got
  3. Hot Dog
  4. My Generation
  5. Living It Up
  6. 9 Teen 90 Nine
  7. Cover : Yellow
  8. My Way
  9. Rollin’
  10. I’ll Be Ok
  11. Break Stuff
  12. Walking Away
  13. (reprise) Eat You Alive
  14. (reprise) Take A Look Around
  15. (reprise) Nookie
  16. (reprise) Cover :Faith

Je dois avouer que j’ai aussi deux vidéos (sans son) du début de My Generation et de Rollin’ – mais au vu de la qualité du rendu youtube – je vais éviter de vous écorcher les yeux …

Celle là, parce que je l'aime bien : on s'en prend plein les yeux ...

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