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La vie secrète des jeunes

22 août 2010

Sur Culture’s Pub, on écrit sur tout et n’importe quoi – surtout n’importe, quoi disent les mauvaises langues.
Une fois n’est pas coutume, Makuchu est en vacances, donc je rentre dans des terres inconnues… Le monde de la BD ! Si j’en parle peu, c’est pas pour autant que je n’en lis pas… Je vais vous parler d’une BD que j’aime beaucoup, faite par un mec que j’aime beaucoup, j’ai nommé : La vie secrète des jeunes de Riad Sattouf.

Vous avez probablement entendu parler du Monsieur grâce à son film Les Beaux Gosses, qui a fait un petit carton au cinéma. En deux mots, ça parle de deux ados (très moches, et bien niaiseux) avec des préoccupations d’ados (les filles, le sexe, et le rock and roll des années 80). Mais avant tout, Riad Sattouf fait de la BD, et de la BD de qualité.
Steph808 m’avait offert le premier tome pour mon anniversaire il y a quelque temps, et je ne vous dis pas ma joie quand je suis tombée sur le deuxième tome le week end dernier chez Gibert ! (Dont le rayon BD relève franchement du fantasme, admettez-le… J’ai dû passer une bonne demi-heure avec des bouquins dans les bras et des yeux grands comme des soucoupes à regarder toutes les BD.)

La vie secrète des jeunes paraît sous forme de petite colonne dans Charlie Hebdo : du temps où je lisais encore la presse écrite, c’était une de mes rubriques préférées dudit canard (pas enchaîné, justement). Jeux de mots moisis à part, c’est comme ça que j’ai découvert Riad Sattouf – et La vie secrète des jeunes.
Le principe est somme toute assez simple, l’auteur nous restitue des tranchettes de vie : des discussions de gens dans le métro, dans le bus, dans la rue, ou même des enchaînements de cases sans paroles où  il décrit ce qu’il a vu. Dans certaines planches, il s’agit de scènes dont il est le témoin – on ne le voit se dessiner qu’à deux reprises ; dans d’autres, le protagoniste entre en contact (visuel je vous rassure) avec l’auteur. Une sorte de reportage-témoignage-BDique si vous préférez.
Le dessin est toujours juste, sans fioritures, en noir et blanc. Les personnages sont peut-être légèrement caricaturés (enfin j’espère, sinon l’auteur doit quand même croiser un sacré paquet de museaux de tanches), mais juste ce qu’il faut pour le gag. Chaque planche est introduite par le lieu de l’action, et parfois une vague indication de temps.

Ce que j’aime beaucoup, moi, c’est l’écriture dans les bulles (qui ressemble à celle sur la couverture là, à droite).
La plupart des planches n’ont pas de lien entre elles, même si parfois quelques unes peuvent se suivre ; il s’agit en général d’histoires uniques. Dans le deuxième tome, une des histoires suivies sur un couple dans un fast food m’a fait hurler de rire…
Elles ne sont pas toujours drôles non plus, enfin n’ont pas pour but d’être drôles. C’est en général l’absurdité totale des propos des protagonistes ou de leur comportement qui déclenche les ricanements chez le lecteur.
Le tome II se situe complètement dans la lignée du tome I, malgré quelques planches franchement pas comiques du tout (dont une sur un type qui se fait agresser à la scie dans le métro sans que personne ne réagisse), où on sent que l’auteur a aussi besoin de faire un peu gueuler la plume.
Globalement, les thèmes abordés concernent les jeunes, au sens large je suppose – les parents (toujours un peu mauvais), les croyants, les amoureux, les bourgeois, les racailles, tout le monde y passe !
Juste pour le plaisir des yeux, une petite planche …

J’ai peut-être dû oublier de le mentionner, mais l’auteur retranscrit un peu les paroles de tout le monde telles qu’il les entend ! Ce qui peut parfois donner des trucs très, très drôles. Mais comme vous me connaissez, je vais me borner à vous dire qu’il a quand même reçu un Globe de Cristal de la meilleure BD en 2008 (c’est un prix français de culture avec un jury de journalistes, pour ce qu’en dit Wiki). Le détail qui tue, aussi, c’est que les BD sont éditées chez L’Association – la maison d’édition qui déteste les code-barres ^^

Comme tout bon auteur prolifique, l’œuvre de Sattouf ne se limite pas à La vie secrète des jeunes et aux Beaux Gosses, je vous conseille également de jeter un oeil à : Retour au Collège (une BD qui parle de Henri IV !), le Manuel du Puceau (pour rester dans notre thématique cul-ture), et surtout l’excellentissime Pascal Brutal (qui mériterait un article à lui tout seul tellement ça envoie du pâté !).

Juste pour finir, une dernière !

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3 commentaires leave one →
  1. Lien Rag permalink*
    22 août 2010 08:11

    Perso, j’ai acheté le 1er tome un peu par hasard, dans un temps de disette, et bon, certes c’est amusant, mais je trouve que ça casse pas trois pattes à un canard. Faire 200 pages sur de « l’absurde », ça nourrit pas son homme…

  2. gras buge permalink
    27 janvier 2011 14:16

    Si c’est de l’absurde alors la réalité est absurde !

Trackbacks

  1. Best of BDs SF by Stef808 « Culture's Pub

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