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Inception – « Don’t be afraid to dream big »

23 juillet 2010

Mercredi soir, je ne savais pas trop quoi faire de ma peau… J’ai donc appelé mon frère pour lui proposer d’aller voir Inception, le dernier opus de Christopher Nolan (Batman Begins, The Dark Knight, excusez du peu) qui venait de sortir.  Petit check pour voir s’il y avait des séances en V.O. près de chez nous (n’étant pas Parisiens…), et bingo, la salle IMAX du Gaumont pas loin proposait une séance en V.O. pile poil à l’heure qui nous convenait.

Je vous passe la diatribe sur les multiplexes (en plus, ça caille là-dedans l’été, avec la clim à fond les ballons), les gens qui bouffent du pop-corn, le prix (limite si j’ai pas pris un prêt pour payer les deux places), les pubs qui n’en finissent pas… N’empêche qu’un film pareil sur écran IMAX (26m sur 15, donc 390m² de Leo, ça ne se se refuse pas…), ça en jette. Ah oui, petite précision : c’était la première fois de ma vie que je mettais les pieds dans une salle IMAX.

L’histoire ? Compliqué de vous la résumer, je ne suis pas sûre d’avoir bien tout compris, même maintenant. Alors en gros, tout se passe dans un monde qui ressemble furieusement au nôtre, à un détail près : il est possible de visiter les rêves des autres, et ainsi de s’introduire dans leur subconscient. Dom Cobb est spécialiste : il s’introduit dans les rêves des ennemis de ses clients pour leur voler des informations qu’ils ne lui divulgueraient jamais ailleurs qu’en rêve. Cela s’appelle une extraction. Suite à une extraction manquée, Cobb se retrouve obligé d’accomplir quelque chose d’extrêmement difficile, encore plus que l’extraction : une inception. Planter une idée dans le subconscient du rêveur pendant son sommeil pour qu’une fois réveillé, cette idée finisse par germer et lui fasse accomplir ce qu’il n’aurait jamais pensé faire avant de s’endormir. Et c’est là que les ennuis commencent, non seulement parce que l’inception est extrêmement complexe, mais aussi parce que Cobb porte avec lui des rêves récurrents qui mettent en danger toute son équipe…

Bon, je ne vais pas commencer à rentrer les détails, sinon je vais tout vous raconter : d’une part, autant aller voir le film, et d’autre part, vous allez râler parce qu’il y a des spoilers…

Je m’attendais à un bon film, je n’ai pas été déçue. C’est bien un film d’action, et en IMAX, c’est à couper le souffle. Courses-poursuites en voiture, grosses scènes de bagarre, avalanches, guns et mitraillettes. Toute la fin, où s’empilent trois strates de rêves différentes, et donc trois scènes d’action différentes (je vous promets, c’est pas du spoiler, le principe des rêves emboîtés est très vite annoncé dans le film), est vraiment prenante. Je vous ai jamais dit que j’adorais les films d’action ? Ça envoie dans tous les sens, avec la dose d’humour qu’il faut. Les méchants sont des « projections, » des personnages imaginés par le rêveur pour défendre ce que garde son subconscient. Quant aux deux équipes en présence – en gros, celle de Cobb, qui cherche à implanter l’idée dans le cerveau du rêveur (Robert Fischer, le fils d’un magnat de l’énergie, le but du jeu est de semer dans son esprit l’idée de ruiner l’empire de son père), et face à elle, Fischer lui-même. Personne n’est ni blanc ni noir, au fond : Fischer n’a rien fait de mal, et l’équipe de Cobb ne cherche de toute façon pas à le tuer. D’ailleurs, quand on meurt en rêve, on ne fait que se réveiller dans la réalité. C’est plus complexe dans le cas d’une inception, on tombe dans les limbes – il fallait bien que le spectateur flippe un peu pour les personnages quand même.

Leo en 26 par 15, ça se refuse pas...

Ah, les limbes… Bon, je n’ai pas tout compris au sujet des limbes, mais ce que j’ai retenu, c’est WOW. En gros, les limbes, ça commence par une plage bordée de falaises qui s’écroulent les unes après les autres. Et après, c’est une orgie de gratte-ciels, de quoi filer un orgasme à n’importe quel architecte. Magnifique. Et avec l’IMAX, je le reconnais, on s’y croirait, main dans la main avec Leo DiCaprio entre les tours qui touchent le ciel. À vous couper le souffle. Comme Marion Cotillard, d’après mon frangin. Notre petite Frenchie préférée incarne le fantasme à la perfection, jouant avec les nerfs de Leo comme elle joue avec les nôtres, à la fois dangereuse et bouleversante.

Cela dit, il n’y a pas que les grosses bastons et les beaux paysages dans la vie – ou plutôt dans les films – il y a aussi le scénar. Et souvent, c’est là que le bât blesse. Et bien là, mes aïeux, c’est drôlement bien ficelé. Comme si le scénariste s’était débarrassé de ses œillères pour voir les choses en grand, mais sans que ça ne paraisse jamais démesuré. Une fois accepté le fait qu’on puisse aller squatter les rêves des autres, tout semble crédible. On partage la joie enfantine que ressent Ellen Page (la charmante demoiselle de Juno) quand elle commence à tordre la réalité une fois qu’elle a pris conscience qu’elle rêvait. Qui n’a pas rêvé de pouvoir prendre le contrôle de son rêve pour aller toujours plus loin sans se laisser déborder par les événements ? Vraiment bien trouvé. Et je trouve toujours très drôle qu’au fond, alors que les scènes d’action s’enchaînent, les personnages passent, au fond, leur temps à dormir…

Alors, comme le dirait Eames à Arthur (on reconnaîtra la frimousse du héros de 500 hundred days of Summer, quant à Eames, il m’a fait changer d’avis sur les lèvres charnues, il est sexy en diable et en plus il est anglais…), « don’t be afraid to dream big. »

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8 commentaires leave one →
  1. Sablaetis permalink
    23 juillet 2010 18:55

    Depuis le temps qu’on en parle de ce film, tu m’as encore plus mis l’eau à la bouche !
    Je ne suis pourtant pas une grande fan de films d’action mais Nolan m’a convaincue avec ses 2 Batman, et la présence du beau Léo ne gâche rien ! Sans parler de ses talents d’acteur et de la qualité de ses choix de films…
    Pour moi, ce sera en VO et dans mon cinéma de quartier vers fin août… j’ai hâte !

    • 23 juillet 2010 19:21

      Contente de t’avoir donné envie !
      Un seul regret : ça manque un peu d’émotion parfois… Mais bon, d’après Toyboy j’ai un cœur de pierre, alors c’est peut-être ça 😉

  2. Toyboy permalink
    23 juillet 2010 23:33

    Je sors du ciné. Je viens de voir un film unique, et sans pour autant parler de meilleur film des x dernières années (j’attendrais un bon moment avant de me prononcer), je peux déja dire que j’ai jamais ressenti ce que je suis en train de ressentir en ce moment, à savoir la peur d’être blasé du cinéma pendant de long mois… Je suis sans voix

    PS: btw, Lib, j’ai pas le souvenir de t’avoir traité de coeur de pierre, au contraire, je trouve que t’es très sensible (dans le bon sens du terme), comme fille. Bizarre^^

    • 29 juillet 2010 21:06

      Si, si, tu me l’as dit quand j’ai avoué ne pas avoir pleuré en regardant Six Feet Under. (mais dans un contexte cinématographique seulement, dans la vie, ça va, je suis parfois même trop sensible pour mon bien ^^)

  3. playne permalink
    29 juillet 2010 08:56

    Enfin ! Enfin ! Enfin ! J’ai vu Inception, hier soir.
    Je suis sortie de là complètement époustouflée, c’est peut être la seule création originale depuis un sacré bout de temps.^

    Comme d’hab, l’article de Lib dit tout ce qu’il faut savoir, mais ce que j’ai beaucoup aimé dans le film c’est la montée en puissance.
    Pas un seul temps mort, quand on ralentit un peu c’est pour que le temps s’accélère encore ensuite. Tout est bien ficelé et Nolan réussit à garder le spectateur en haleine pendant tout le film.
    Au bout de 20 minutes, j’étais en train de trépigner sur mon siège en essayant de savoir ce qui allait se passer. Nolan embarque sans jamais le perdre le spectateur des les strates de rêves, et les mises en perpectives – paradoxalement – permettent au spectateur de ne pas se mélanger les pinceaux.
    J’ai trouvé les symboliques particulièrement réussies aussi, et les mises en scènes (que ce soit les décors ou les objets) particulièrement chouettes. En deux secondes, l’ambiance peut radicalement changer – et on ne s’en rend presque pas compte tellement c’est bien ficelé.
    Et évidemment, c’est plus que de l’orgasme architectural 🙂

    • playne permalink
      29 juillet 2010 08:57

      Oh, et puis Eames est définitivement comestible.

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