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Live report – Furykane au Klub

22 juillet 2010

Hier soir, petit détour au Klub en bonne compagnie (toujours, c’est important la bonne compagnie) pour un concert qui poutre des caribous nains d’Espagne. Si, si, je vous assure.
Quasiment toute de blanc vêtue, je suis allée rejoindre les autres fans de Furykane !
Finalistes de Paris Jeunes Talents (évincés pour un groupe de pop-folk … étonnant hein ? Comme quoi le métal en France, peanuts), les énergiques membres de Furykane nous ont déjà pondu un maxi 5 titres, sobrement intitulé…Furykane.

Une batterie, deux guitares, une basse et une chanteuse qui ont – comme à chaque concert – foutu le feu à la fosse et fait péter les décibels.
Après un premier groupe que j’ai trouvé fort peu convaincant, OST de leur petit nom, avec deux chanteuses qui n’assuraient pas du tout (autant au niveau de la voix que de la présence scénique), et le reste du groupe qui ne faisait pas spécialement décoller le bouzin. Dommage, parce qu’il y avait des riffs sympathiques. Mention spéciale pour le bassiste, un peu rageux sur les bords, qui s’est lancé dans la foule avec son instru. Comme quoi jouer donne toujours un peu envie de taper sur les fans de pogoter…Bref, je n’étais pas spécialement venue pour entendre Roots Bloody Roots (de Sepultura, pour les incultes noobs) massacré allègrement à grands coups de larsens. Bof.

Furykane, Furypoil pour les intimes (ou ceux qui admirent les torses velus de Max et Quentin) distille un mix absolument survitaminé qui met le feu à la salle en moins de trois minutes, sacré changement d’ambiance…
Je ne connais que le groupe en live (mais ceci dit, je découvre avec beaucoup de joie la version cd), vous excuserez le manque de précision pour la setlist (avant correction).
On attaque avec STFU, où Jen – la chanteuse – commence déjà à entraîner le public. « Mais elle ressemble à une poupée » dixit l’ami qui m’accompagnait, ce qui ne l’empêche pas d’envoyer du pâté (comme on dit dans le milieu très sélect des gens qui écoutent Furykane). Une chose à savoir, sa voix est un instrument. Tous les styles y passent, tantôt aguicheuse, tantôt en train de growler, sa voix est impressionnante et porte le groupe. On retrouve des influences qui font penser à Limp Bizkit ou à des premières périodes de Linkin Park, ou Mudvayne.

Ceci dit, les garçons ne se laissent pas oublier pour autant.
Pour ne rien vous cacher, je suis absolument amoureuse de la section rythmique.  « Section rythmique, les guitaristes on vous nique ! » suggère un fellow fan (comment ça « bassistes ? »).
Quentin, le bassiste slappe comme un malade sur certaines chansons et est en train de bondir dans tous les sens en permanence. On aimerait presque être une basse, rawr. Par pour se faire taper dessus hein, juste pour des histoires de chimie avec l’instru…
Romain, le batteur, s’est comme à son habitude tapé un solo de la mort-qui-tue entre deux tueries chansons. Top classe décontracté, en plus. A croire qu’il fait ce genre de trucs tous les matins au petit déjeuner.

Nos amis les guitaristes ne sont quand même pas en reste et prennent aussi un pied monumental et bondissent dans tous les sens, entraînant les fans bondissants avec eux. Max, l’homme à la chemise qui ne reste jamais longtemps blanche bondit dans le public, et Chris shredd comme un malade. Et du côté du public, comme sur la scène : on a chaud !

Le Klub n’étant pas une salle spécialement immense, la scène est complètement minuscule et le groupe se marche dessus.
Jen finit par descendre de ses talons hauts (cette nana est juste impressionnante, elle arrive même à pogoter perchée sur des escarpins…) pour mieux bondir à son aise.
Max s’emmêle le manche (de guitare, bande de chauds de la pince) dans les franges de la robe de Jen, on piétine les câbles, le pied de micro valse dans la fosse…et dans la fosse hou. Les hommes à capillarité variable (majoritairement tendant vers le « long » pour le plaisir des yeux) avec des chemises blanches, des polos blancs, des tee-shirt maculés de bière blanche (euh non pardon) s’agitent dans tous les sens dès la première chanson et ne laissent pas le rythme s’effondrer.
Le public participe à grand coup de « bla bla bla bla » sur Altering Faces, ambiance à bloc, pas un seul temps mort. Et ce malgré la chaleur oppressante du sous sol, l’odeur de fennec mouillé qui s’en dégage et le son, passablement immonde (il faut bien le dire, le Klub pour le son, on repassera).

Autre excellente surprise que nous réserve le groupe : pour terminer le show, 3 titres inédits qui figureront sur leur premier album dont la sortie est prévue pour la rentrée 2011. Une montée en puissance pour terminer sur une chanson qui promet de devenir un hymne au même titre que STFU ou Altering Faces.

Pour avoir déjà vu Furykane dans un bar moisi, la comparaison ne se pose pas. Show toujours impeccable, public toujours conquis et bondissant, zicos qui prennent un pied incroyable et dont la joie d’être sur scène est contagieuse … tous les ingrédients pour un concert qui roxxe des caribous nains d’Espagne !

La setlist complète :

1. STFU
2. SOFT
3. AOSD
4. Absolute Disgrace
5. Over
Solo de batterie ~
6. Kick and Play
7. Holy Mary
8. Boogie
9. Altering Faces
Et les trois nouvelles chansons !
10. Stained
11. Hot bliss
12. Fake

Pour vous cultiver les oreilles, aller voir des vidéos, connaître la date du prochain concert (à Paris en novembre à l’espace B par exemple, nudge nudge wink wink), vous procurer un maxi ou la compil French Metal, c’est par ici !

PS : Pas d’appareil sur moi pour ce concert, donc pas de photos, je m’en excuse platement. Si vous en avez à partager pour rendre cet article encore plus beau hein … n’hésitez pas.

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4 commentaires leave one →
  1. Michel permalink
    22 juillet 2010 16:55

    hi !!! J’étais pressent hier soir . Tu peux quand même citer le nom du premier groupe même si tu n as pas adhéré à leur musique … Tu es un peu rude je trouve dans ta critique … Et sois plus précise pour la setlist quand tu mets en ligne , ça le fait pas trop … Sans ça, bonne review …

    • playne permalink
      22 juillet 2010 17:09

      Hello Michel et merci pour ton commentaire.
      Je ne m’étendrai pas sur la critique, puisqu’il ne s’agit pas ici de décortiquer tous les morceaux et d’expliquer pourquoi je n’ai pas aimé OST.
      Coquilles corrigées, mais pour la setlist j’avais prévenu en écrivant l’article 😉

      • Michel permalink
        22 juillet 2010 19:27

        ça roule !!!! 🙂

      • Michel permalink
        22 juillet 2010 19:32

        les trois nouveaux titres sont très prometteurs en tous les cas …. j ai adoré HOT BLISS … Il est vrai que le son qui donnait dans la salle n était pas terrible, la sono voix saturait quelquefois faute de punch dans l ampli et le son général ne couvrait pas l espace je trouve .. Faut dire que l’architecture de ce sous sol est plus que tordu … Dommage mais cela nous a permis de voir ce concert …

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