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La soirée Balanchine du Théâtre du Châtelet

14 juillet 2010

A l’occasion de la 6ème édition du Festival des étés de la danse de Paris, Le Ballet de Novossibirsk (dirigé par Igor Zelensky) prend possession de la scène du Théâtre du Chatelet et revient en France pour la première fois depuis 1967 : autrement dit, nous assistons à un événement culturel historique. L’événement est d’autant plus historique que le Ballet propose au public parisien un programmation d’une grande richesse : soirée de Gala (7 juillet 2010), soirée Balanchine (8, 9 et 10 juillet), Le Lac des cygnes (13, 14, 15, 16 et 17 juillet) et La Bayadère (20, 21, 22, 23 et 24 juillet). En complément de ces représentations, on propose au spectateur d’assister à des cours de danse classique ou encore à une programmation de films.

L’ensemble des danseurs et solistes sur scène viennent du Ballet de Novossibirsk et l’Orchestre National d’Ile-de-France est dirigé par Andrei Danilov, Alexander Novikov et Eugeny Volynsky. Le Ballet de Novossibirsk, originaire de la ville du même nom (situé, dit-on, au centre géographique de la Russie), est l’une des plus importantes et plus prestigieuses troupes de Russie. L’imposant théâtre (surnommé le « Colisée Sibérien »), QG de la troupe, fut fondé en 1945, et fut restauré en 2005 : aujourd’hui ce théâtre dispose d’équipements parmi les plus avancés de Russie.

Le 9 juillet, au Théâtre du Châtelet, j’ai eu l’opportunité d’assister à une des soirées Balanchine proposées par la troupe. Cette soirée s’est divisée en quatre temps principaux, quatre ballets aux tonalités distinctes tout en étant complémentaires.

La soirée s’ouvre sur Sérénade et les Sylphides. Dans ces deux premiers ballets, la beauté de la danse prime sur l’histoire : la chorégraphie et les tableaux atteignent une parfaite harmonie. Pour l’amateur que je suis, cette « mise en jambe » fut un peu dure (peut-être que les danseurs n’étaient pas non plus entièrement dans le spectacle durant les 5-10 premières minutes), mais très vite, on se laisse envouter par la perfection de l’art du Ballet de Novossibirsk.

Ensuite, Apollon entre en scène. Quatre statues en mouvement s’emparent de la scène et de l’attention du spectateur : le ballet mêle esthétisme et humour (notamment lorsqu’on croit voir Apollon effectuer quelques mouvements de gymnastique afin de nous montrer sa force et sa souplesse). Par ailleurs une grande sensualité transparait du ballet puisqu’Apollon, entouré de trois muses, leur confie des artifices de parchemin, de harpe et un masque représentant trois arts majeurs. Chaque muse tente de séduire Apollon jusqu’à ce qu’elles soient toutes conduites par Apollon dans une danse divine.

Enfin, Who cares?, aux tonalités de comédie musicale américaine délicieusement 50s, clôt la soirée. Ce dernier ballet apporte une pointe de dynamisme et de vie et rompt avec la dimension « classique » des ballets précédants. Toutefois, on retrouve dans l’originalité de la chorégraphie de nombreux mouvements et postures de la danse classique. En ce qui concerne Who cares?, j’ai particulièrement apprécié les costumes (très bling bling 😉 ), le décors (quelques vagues silhouettes de grattes-ciel new-yorkais), et les séquences où tous les danseurs se retrouvent sur scène (au début et à la fin du ballet). En revanche, la partie centrale du ballet, où 1 à 4 solistes investissent la scène, peut être jugée un peu longue.

En bref, je conseille à tous, amateur ou spécialiste, d’aller découvrir le Ballet de Novossibirsk, l’une des plus grandes formations russes et qui permet à chacun de découvrir, dans une programmation aussi classique qu’original, la danse.

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