Skip to content

On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 2 : Bring a +1.

27 juin 2010

S’il faut de tout pour faire un monde, et qu’il existe des loups solitaires et des baroudeurs incorrigibles qui préféreraient manger leurs Pataugas que d’emmener une femme à bord, pour la majeure partie d’entre nous c’est quand même plus fun de voyager à deux. Que ce soit la femme de notre vie, the real thing, Sarah Walker (Toyboy si tu m’entends) ; ou notre meilleure pote, celle avec qui on peut se moquer des autres en langue vernaculaire en croyant qu’ils pigent pas (Lib ? Syracuse ?) ; ou encore notre mère (ô lecteur de moins de 10 ans, on t’aimera quand tu seras en âge de lire nos articles sans censure, mais pour le moment, VA TE COUCHER MORVEUX !) ; ou, éventuellement, nous-mêmes… Bref, par plaisir ou par nécessité, on se retrouve souvent avec une femelle dans ses valises. Et au cas où les piaillements de notre femelle de compagnie finissent par nous lasser, voici de quoi les recouvrir et donner le change : à la rencontre d’une espèce en constant renouvellement, la femme mélodique. Un peu de douceur dans ce monde de brutes !

Sarah Blasko – As Day follows Night

Sarah Blasko n’en est pas ici à son coup d’essai. L’Australienne nous offre son troisième album, qui s’est d’ores et déjà classé Top 5 dans sa terre natale. As Day Follows Night est fait d’un enchaînement de chansons aux rythmes très simples et aux mélodies qui reposent essentiellement sur la voix. L’accompagnement très épuré – la chanteuse s’est débarrassée des synthés et des guitares électriques en enregistrant son album – donne parfois l’impression qu’elle interprète a capella. La voix est douce, très veloutée, et se charge d’émotion quand elle monte en puissance. Les chansons sont lentes pour la plupart, de longues ballades qui parlent de petites ou de grandes expériences de vie. Dénuées de pompeux ou d’orgueil, ces 12 pistes prennent par la main aux petites heures du jour, quand la ville dort encore et qu’on marche les écouteurs dans les oreilles, fatigué, froid, tandis que le soleil gris se lève derrière le pont Alexandre III, et que le jour succède à la nuit.

Chairlift – Does You Inspire You

Avec Chairlift on quitte la ballade presque folk pour rentrer dans le calmement pop. C’est le grand retour des effets électro, mais ici ils sont discrets et destinés à souligner la douceur du gazouillis de la chanteuse, Caroline Polachek. Qui parfois lâche sa jolie voix de tête pour tout à coup rugir sur des graves qui lui vont aussi très bien. Lui fait face Aaron Pfenning, une voix de jeune homme discrète qui joue à rebondir sur les notes avec légèreté. Patrick Wimberly (pas mal du tout, ce blond, NDLR) vient compléter le trio à la basse et au clavier. Bon bien sûr, vous me direz que Chairlift c’est pas nouveau. Que leur album date de fin 2008. Que leur chanson « Bruises » a même fait la pub de l’Ipod Nano. Mais ce trio qui se ballade gaiement entre l’atmosphérique et la pop vaut bien qu’on se le remette en mémoire, et pas seulement parce que Caroline est un peu plus que ravissante !

She & Him – Volume 2

Ceux-là ne sont que deux. Comme leur nom l’indique, il y a une Elle et un Lui. Une Elle qui chante, enfin qui murmure d’une voix petite mais étrangement expressive, par dessus la guitare de Lui, accompagnés de quelques autres, mais qui finalement ici importent peu. Car Elle, c’est Zooey Deschanel. Celle qui dans le film 500 Days of Summer joue la femme idéale, la femme qu’on ne peut qu’aimer, à qui rien ne résiste, celle qui dès qu’elle rentre dans une pièce l’illumine. Il fallait une sacrée fille pour tenir ce rôle, et Zooey est une sacrée fille. Sur des rythmes de shabada elle nous chantonne le sourire dans la voix des petites chansons à aller mieux, à rire plus, à oublier les nuages gris et à marcher en sautillant. Le tout dans un enregistrement intimiste, qui donne l’impression qu’on les a devant nous, ces deux potes qui s’amusent comme deux gamins, et qu’ils vont nous prendre par la main pour nous faire rentrer dans leur ronde tendre et amusée. Après le Volume One, découvrez le Volume Two de ce duo-rayon de soleil pour les jours pluvieux de morne été.

Lilly Wood and the Prick – Invincible Friends

Eux, c’est un peu le coup de coeur absolu. La rencontre. La chanson qu’on met en boucle sur son baladeur pendant des jours et des jours sans même savoir pourquoi, et dont on ne se lasse pas parce qu’une ligne mélodique un peu cachée, un double sens dans les paroles viennent toujours nous surprendre à la réécoute. Les coupables, c’est Nili Hadida et Benjamin Cotto, deux post-ados baignés dans une culture électro-pop, qui en ont retiré l’art de faire des mélodies denses et chargées de basses, presque rock souvent. Et de leur âge de transition, ils ont retiré des paroles étonnantes, qui mettent mal à l’aise parfois, qui en évoquent beaucoup sur ce passage malaisé de l’enfance à l’âge adulte, avec la voix de Nili, tout sauf un miaulement, une voix presque rocailleuse dans les graves, quand elle chante « Break me up, tear me down, make me feel like a little toy, why don’t you rape me now, and hit me now, make me feel like I’m nothing at all... » . Un album à écouter et réécouter sans jamais en avoir fait le tour, jusqu’à leur concert à la Maroquinerie en septembre.

Pamela Hute – Turtle tales from overseas

Pour finir, une note plus rock. Pamela Hute est un nom de soliste pour un nom de trio, le nom de la chanteuse et guitariste qui recouvre en fait aussi ses deux fidèles assistants, Ernest Lo le batteur et Igor Bolender le synthé. Depuis 2005 la jeune femme tâtonnait à la recherche du combo idéal, et maintenant que c’est chose faite, elle nous a offert en mai son premier album au titre exotique, ironiquement démenti par une couverture timburtonienne. Aussi sobre que son illustration, la chanteuse est androgyne et rock, et ses chansons, moins électro que ne le veut la mode, sont aussi plus rythmées et un poil plus sombres. La voix est énergique et honnête, loin des modificateurs habituels. Habillée comme Alex Kapranos, Pamela chante quelque part entre John Lennon et Catherine Ringer, avec par endroits des accents très pop. Vous n’êtes pas sûrs de comprendre ? Faites vous votre propre idée !

Coming Soon: Smooth, UNKLE, and many others…

Publicités
5 commentaires leave one →
  1. Eurydice permalink
    27 juin 2010 08:04

    Merci Vuuv pour ton article : Sarah Blasko a déjà pris place dans ma playlist des balades au petit matin sur les ponts de Paris… Quand à Lilly Wood and the Prick, c’est bien simple, c’est tout simplement énorme : le CD tourne en boucle depuis une semaine chez moi (oui je suis une vieille qui n’a pas encore sacrifié sa collection de CD sur l’autel du dieu Itunes).
    Et tant que j’y suis, merci aussi pour les jolies pépites dont tu avais parlé dans le Vol.1 !

    Mais la question est : à quand un post sur les autres +1, nos amis les hommes ?

    • 27 juin 2010 10:16

      Merci beaucoup de ce commentaire.
      Mais c’est que tout ça n’est pas fini. Il y a encore deux volets à suivre, où il y aura essentiellement des hommes. Et certains sont charmants !

  2. 27 juin 2010 09:22

    « celle avec qui on peut se moquer des autres en langue vernaculaire en croyant qu’ils pigent pas (Lib ? Syracuse ?) »

    Oui, on m’appelle ?
    D’ailleurs, on n’était pas censées partir à Amsterdam toutes les trois ?

    Si j’étais un mec, ma voix +1 pour partir, ce serait Isobel Campbell je pense.

    • 27 juin 2010 10:16

      Being. Si. Fin août ?

      • 27 juin 2010 10:32

        Faut voir, je travaille en août. On en reparle avec le chat de Syracuse 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :