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On the Road Again – Music for Planes, Trains and Boats. Vol. 1 : Smile along the way.

18 juin 2010

Eh bien nous y voilà, l’été est à notre porte. Certains ont préparé depuis des semaines, voire des mois, des voyages au bout du monde, des dizaines d’heures de pérégrinations entre deux tarmacs. D’autres ne savent pas encore ce qui les guette et partiront leur balluchon en travers des épaules, sur un coup de tête, parfois à pieds, souvent à côté, et si le grain de folie y est, vraiment très loin. Quoi qu’il en soit au moment de fourrer les dernières affaires dans le sac de la liberté que nous donnent ces quelques jours ou ces quelques semaines, que l’on y mette un maillot de bain ou une doudoune en duvet, on n’oubliera pas de glisser la petite machine miracle qui nous fait suivre où que l’on aille d’un petit bout de notre univers. Que vous soyez partisans de la Pomme, amoureux de Creative ou amateurs de clé usb musicale, voilà une petite sélection de disques qui vous accompagneront pendant que, la tête posée sur une vitre, vous regarderez défiler les arbes, les nuages ou les vagues. Aujourd’hui le premier volet : Smile along the way ! C’est parti…

Ce qu’il faut pour bien commencer les vacances, c’est un truc qui mette la pêche, qui donne envie de soleil, qui fasse bouger, danser en plein milieu d’un train ou à une terrasse de café, au diable le ridicule. Parce que la fin juin c’est la période de la Fête de la Musique, de la Gay Pride, de Flash Cocotte, de tous les excès et de toutes les débauches, le moment d’être un dragueur sauvage ou un emm…eur des plages, à moins que ce ne soit l’inverse… Des futurs tubes de pop-clubbig à la pop soft des comédies romatiques, suivez le guide de la bonne humeur !

Fortune – Staring at the Ice Melt

Fortune, c’est un groupe d’électro français formé en 2007, qui a jusque là sorti quelques EP, avant de présenter en mars de cette année son premier disque, Staring at the Ice Melt. 13 chansons d’électropop légère et dansante, avec une très légère touche de mélancolie fugace parfois. Dans la même lignée que Pony Pony Run Run mais en plus subtil, efficace mais encore un peu frais pour se comparer à Phoenix, qui pourtant en dit le plus grand bien, c’est un jeune groupe intéressant qui débarque sur le marché avec un album franchement prometteur. Idéal à écouter dans un bus sur les pentes d’un pays d’Amérique latine, sans craindre de mettre des coups de coude dans les côtes du voisin aux moments les plus animés !

Scissor Sisters – Night Work

Vous en avez forcément déjà entendu parler. Les Scissor Sisters, c’est ça : « Don’t feel like Dancin’, Dancin’… Don’t feel like Dancin’, Dancin« . Les Scissor Sisters, c’est aussi leur nom, tiré de… ah vous savez pas ? Ben de ça. Le groupe est américain, il a été créé en 2001, ils ont sorti deux albums dont le merveilleux Ta-Dah, et ils récidivent avec un nouvel opus bourré de chansons jouissives, plein de basses, des rythmes enlevés, des lignes mélodiques pêchues, et une paire de chanteurs survitaminés qui donnent envie de se trémousser sur un char de la Gaypride. En attendant la sortie publique de l’album, dans les bacs le 26 juin, vous pouvez déjà vous faire plaisir avec le premier single. Qui a dit « Fire !! » ?

Two Door Cinema Club – Tourist History

Depuis les Beatles, on connaissait la définition de la pop. Quelques décennies plus tard, Prodigy signait sinon les débuts, du moins l’avènement de l’électro. Entre les deux groupes, apparemment autant de points communs qu’entre un chihuahua et un pitbull (je ne vous fais pas un dessin). Pourtant, en ce moment, un genre musical est sur toutes les lèvres : l’électropop. Alors à quoi peut bien ressembler un mélanges des deux ? Two Door Cinema Club est un excellent exemple d’une alchimie réussie : des rythmes pop, une voix assez simple, rarement retouchée ou réverbérée. Derrière en revanche, synthés et effets sonores recomposent une ligne très électro. En gros, c’est aussi fun que de la pop, et aussi efficace que de l’électro pour faire bouger la tête sous le casque. Gage de qualité, les trois larrons irlandais sont produits par Kitsuné, le grand découvreur de talents dans tout ce qui touche de près ou de loin à l’électro (on aura l’occasion d’en reparler). Un disque à mettre en boucle dans un train en regardant le paysage défiler à toute vitesse.

Plan B – The Defamation Of Strickland Banks

Avec Plan B on s’éloigne des verts rivages de l’électropop pour aller voir du côté d’un mélange qui dance un peu moins, mais qui groove tellement plus ! D’abord un mot sur le chanteur, Benjamin Paul de ses vrais prénoms. Infatigable, le jeune homme (oui, il est né en 1983 et oui c’est complexant à force) a commencé par sortir un premier album acclamé par la critique il y a quatre ans, avant de diriger et de jouer dans un film de son cru, et c’est le même nom qu’il donne à l’album qui s’est hissé dès sa sortie en tête des charts anglais. Une recherche musicale complète, qui se ballade entre la soul et le rap avec des accents de pop, de disco, de gospel et de R’n’B, en gardant le meilleur à chaque fois. Un excellent flow quand il va dans les graves, une voix de castrat dans les aigus, au point de vue mélodique c’est tout sauf décevant. Et ce n’est pas fini : les paroles de ses chansons, plus soft qu’il y a quatre ans, laissent transparaître entre deux vers à la Barry White les accents d’un rap proche d’un Eminem qui n’aurait pas mal tourné. Profitez de ce mélange en attendant la suite : le prochain album du sale gosse virtuose sera, paraît-il, un album de reggae.

Girls – Album

Là, je dois confesser un péché mignon : avec Girls, on n’est pas loin de basculer dans le cheesy. Le groupe a un léger parfum de soufre dû à l’appartenance récente du chanteur à une secte, mais au delà de cette anecdote mondaine, Album est avant tout une succession de chansons très doucement et délicatement pop, comme l’annonce une pochette décorée de guitares en bois et de bouquets de fleurs. Ce qui empêche le band venu droit de Frisco d’être un mauvais groupe de pop liquoreuse, c’est d’abord une salutaire simplicité dans les paroles – en la matière il vaut clairement mieux en faire trop peu. Mais c’est surtout une excellente maîtrise des instruments traditionnels – les percu sont discrètes mais élégantes, le synthé fait mieux que se débrouiller, les guitares sont sans chichis mais sans fausses notes. Une vraie pop à l’ancienne en somme, couronnée par un chanteur à la voix simple et, étrangement, touchante. Surtout quand il susurre « You’ve been a bitch, I’ve been an ass » avec une intonation d’ado pris en faute. Un groupe sans doute plus sympathique que virtuose, mais dont les chansons mettent, sans aucune violence, dans une étonnante et durable bonne humeur. À écouter dans un avion avant de faire une sieste – mais pas en s’endormant – pour se préparer à de beaux rêves.

Bombay Bicycle Club – I Had the Blues but I Shook them Loose

Last but not least, le groupe coup de cœur de votre servitrice (servante ? serveuse ? je n’ai jamais bien su…). En l’absence, à l’heure où nous mettons sous écran, du nouvel album du groupe (sortie prévue le 12 juillet et un article spécialement pour l’occasion en perspective), il n’est pourtant pas possible d’en faire l’économie, et c’est donc leur premier album, sorti en 2009, qu’on va évoquer. La plupart des compliments faits aux autres groupes valent pour celui-là, hormis la diversité des inspirations, qu’on va laisser à Plan B pour se concentrer ici sur du rock indé. Aucune trace de noirceur dans ce rock-ci, tout indé qu’il soit, comme l’annonce l’abum, « they had the blues but… ». Ils se chargent de faire du même coup passer le notre, de blues. Le groupe londonien fait reposer ses chansons sur deux guitares, une basse, une batterie, parfois un synthé, le tout pour un son qui n’est pas sans rappeler les bons moments de Placebo ou ceux de MGMT – un mélange très personnel. Une musique à la fois énergique et apaisée, des accords majeurs avec parfois de détonnants moments de batterie très heavy, Bombay Bicycle Club ont du son, ils ont de la bonne humeur, et ils comptent bien nous transmettre tout ça. En attendant le 12 juillet donc, n’hésitez pas à rattraper leur cuvée 2009, qui est déjà un millésime.

Allez mais comme je suis gentille, je vous mets quand même le clip du single tiré de leur album tout neuf, Flaws.

Coming Soon : Lilly Wood, Pamela Hute, Zooey Deschanel and many others…

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One Comment leave one →
  1. Toyboy permalink
    18 juin 2010 15:02

    Nice post, Vuuv!
    (Toyboy, dans le métro, son casque vissé sur les oreilles, en train d’écouter Bully, de Fortune, suite aux recommandations de l’auteur de l’article. Comme quoi, tu changes un peu ma vie, Anna :-D)

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