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Muse – live report

12 juin 2010

Après le SECC à Glasgow et le Parc des Princes : je suis allée voir Muse au Stade de France. Que je n’ai pratiqué que dans un contexte sportif (rugby oblige, je ne me remets pas de rater le match aujourd’hui parce que je donne un cours – et oui, y’a pas que le foot dans la vie  !). C’est une petite tradition familiale entre mon frère et moi, notre concert du mois de juin – avec Muse sur scène pour la deuxième fois, puisque le Parc des Princes a fait partie de cette tradition. Tournée de l’album The Resistance – le moins réussi du groupe, après les trois excellents Showbiz, Origin of Symmetry et Absolution, et le un peu moins bon Black Holes and Revelations. Mais bon, un concert de Muse, ça reste un concert de Muse, on en prend plein les oreilles, plein la vue, et on en ressort sans voix !

Déjà, premier très bon point, la première partie (enfin, celle que j’ai vue, celles d’avant, j’ai zappé, j’ai passé l’âge de faire la queue toute la journée pour être massée devant et subir la pression de tout le stade derrière moi) : Editors, un groupe anglais, si vous ne les connaissez pas déjà, c’est à découvrir d’urgence. Ils ont joué des morceaux de leur dernier album, que je n’ai pas encore écouté, mais surtout, ils ont joué Racing Rats, Smokers outside the hospital doors, Munich, Bullets… Même si le stade n’est sûrement pas le meilleur moyen de les découvrir, ça faisait plaisir de les voir live.

Petite précision avant de passer à Muse : officiellement, c’est-à-dire sur ma carte d’identité, je mesure 1,55m. Ce qui est un tout petit peu optimiste… Je ne suis donc pas très grande. Par conséquent, j’ai pris l’habitude de ne rien voir aux concerts, à moins de m’asseoir dans les gradins au Zénith ou d’avoir la chance incroyable d’atteindre le devant de la scène sans arriver trois plombes en avance, toujours le Zénith, The Killers. Du coup, les stades, type Parc des Princes ou Stade de France, quand il s’agit de musique, j’y vais pour l’ambiance et pour la musique live, beaucoup plus que pour voir le groupe… donc voilà, je n’ai quasiment pas vu les Muse de la soirée. Ce live report sera donc un live report ambiance plus que description du plateau et de la mise en scène…

Cela dit, j’ai quand même pu repérer l’espèce d’immense toit en forme de triangle qui surplombait la scène, et sur lequel défilaient des vidéos pré-enregistrées ou bien les images prises par la caméra en direct. Gris et carré, ce triangle donnait un caractère un peu… soviétique au plateau, surtout avec le mot TRUTH projeté en rouge dessus. Je suis peut-être la seule tordue du Stade à avoir pensé ça, mais ça m’a fait rigoler.

Excellente ambiance, public bon enfant, si ça pogotait, ça ne s’est pas passé dans mon coin, c’était plutôt mode bière – sauter sur place – crier très fort, le tout dans la bonne humeur. Le public de Muse s’assagirait-il ? Tant mieux, je me rappelle encore le lancement du concert au SECC à Glasgow, j’étais au milieu de la scène, j’ai cru que j’allais me mourir dessus quand ils sont arrivés sur scène. Je suis peut-être une mamie, mais mamie a besoin de respirer pour survivre.

La setlist était un mix de morceaux du nouvel album, normal… c’est parti avec Resistance, et après, en vrac, on a eu Undisclosed Desires, Uprising, United States of Eurasia, Guiding Light, MK Ultra, Unnatural selection, I belong to you (mon coeur s’ouvre à ta voix), avec des passages en français massacrés par Matt, mais c’est pas grave, on l’aime quand même ! Plus des extraits de la ‘symphonie’ qui clôt l’album, Exogenesis – plutôt la première partie, avec envol d’une sorte de ballon argenté en forme de soucoupe volante, et la traditionnelle équilibriste qui se trémousse dessous au bout d’un fil. Tout l’album, quand même, ainsi que Neutron Star Collision (Love is forever), composée, à ce qu’il paraît, pour le troisième volet de Twilight, version Hollywood. J’ai beau adorer Muse, je l’avoue, ce morceau-là est mauvais.

Parce que ce qui pulse, ce qui fait hurler le public, ce qui met une ambiance de fou, ce sont les bons vieux morceaux d’antan. Dans le désordre : Newborn, Time is running out, Hysteria, Stockholm Syndrom, Unintended (qu’est-ce que je l’aime, cette chanson), Plug In Baby,  Feeling Good, Starlight, Take a Bow, Supermassive Blackhole, et un superbe Knights of Cydonia introduit par une reprise du thème d’Il était une fois dans l’ouest composé par Ennio Morricone, énorme. Avec Dom qui se déchaîne dessus à la batterie, ça poutre des poneys, comme dirait l’autre !

Deux heures de concert, ce qui est beaucoup pour un groupe britannique, de la pluie sur la dernière grosse demi-heure, mais ça n’était finalement pas gênant, au contraire, ça donnait une atmosphère un peu étrange au concert qui lui allait bien, un groupe qui communique le minimum syndical avec son public, mais ils ont fait des progrès, les costumes extravagants de Matt (il nous a sorti une sorte de manteau long recouvert d’ampoules rouges, en mode arbre de Noël, la classe… anglaise, ça veut tout dire !), une setlist attendue mais qui n’oublie pas les bons vieux tubes… Après une semaine de travail acharné sur un mémoire, aller se remplir les oreilles de la musique de Muse, de la voix toujours aussi extraordinaire de Matt Bellamy, danser sur la pelouse du Stade de France en braillant les paroles à tue tête sous la pluie… ça fait un bien fou.

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