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We’re here because we’re here

31 mai 2010

Sous ce titre aux allures de tautologie de haut niveau se cache …le nouvel album de mon groupe britannique favori !

Souvenez -vous, il s’agit de Anathema, et je vous en parlais il y a un moment déjà (nostalgie nostalgie, c’était quasiment mon premier « vrai » article ici ! ;)).
Si vous avez un peu rattrapé votre retard en lisant l’article précédent kof kof kof, vous saviez que nous autres fans attendions ce dernier album avec beaucoup d’impatience (si on aime beaucoup les euphémismes).
Il y a maintenant deux ans sortait une compilation de haute qualité (enfin, il faut vraiment être fan du groupe  pour hurler comme un putois et pester sur la fin de l’album et le grand n’importe quoi de la guitare sur Unchained- Tales Of The Unexpected), mais comme chacun sait : ça ne vaut pas un bon album studio. Et si Hindsight reste un exercice intéressant, ça n’en reste pas moins une compilation et même si les classiques revus en version douce c’est agréable à l’oreille, ça manque de nouveauté passé la première écoute.

We’re Here Because We’re Here est donc le huitième album du groupe, et vu tous les ennuis qu’ils ont eu par le passé (entre autres, une maison de disque qui met la clé sous la porte, les membres qui tournent/jouent un peu chacun de leur côté) on s’inquiétait un peu pour leur survie. Mais non !

Aujourd’hui donc sort ce dernier album, et après l’avoir déjà entendu en avance l’avoir écouté attentivement, je me propose de vous en toucher deux mots.
Pour ceux qui n’ont absolument jamais écouté Anathema, je vous conseille quand même d’aller faire un tour ici avant (comme ça vous pouvez écouter la discographie du groupe et ne pas m’embêter avec des questions bizarres^^).

1.Thin Air

Alors, là ça commence un peu doucement, et surtout on ne se croirait pas sur un album d’Anathema mais plus sur un truc de pop/rock de minets (pour la voix). Batterie quasiment mutée (malgré le rythme très typé du groupe), guitares qui peinent à être lancinantes à souhait, mais surtout la voix. Il ne se passe rien, au début, j’ai même eu du mal à reconnaître la douce voix du chanteur tellement elle est modifiée. Des espèce de clochettes énervantes et des chœurs qui n’ont rien à faire là viennent encore plus enfoncer le morceau.

2. Summer Night Horizon
On attaque au piano, soit. D’habitude, c’est pas vraiment ce genre de son qui représente Anathema quand les claviers sont utilisés, gros rythme de batterie, ligne de basse en Mi : un mauvais hybride des genres qui ne ressemble toujours pas à Anathema. Même en cherchant, ça ne s’approche pas non plus de Panic. L’arrivée de la guitare donne au moins un souvenir de sonorité connue. Mais non, j’aime toujours pas.

3. Dreaming Light
🙂
Et là, pfiou. On respire un peu. Des violons, un piano, une batterie, des guitares, et une ligne de basse qui ressemblent déjà plus à quelque chose, et une voix un peu plus reconnaissable. Une balade de Anathema un peu classique quoi, les lyrics aussi s’améliorent. C’est en grande partie grâce à cette chanson que je n’ai pas foutu la galette à la poubelle et hurlé que « Si si ma p’tite dame, rien ne va dans le monde et même Anathema font de la merde ! »).

4. Everything

Et là, noooon !
C’est reparti pour un tour de mauvais piano, et la voix repart en n’importe quoi. Lee, va t’en de là si c’est toi qui fusille la deuxième voix! « Everything is energy and energy is you » … bon, le ton est donné, c’est un monument d’absurdité ce morceau. Zappez avant d’arriver aux chœurs si vous aimez Anathema, le groupe, le vrai, le dur, le tatoué, celui qui fait de la bonne musique.

5. Angels Walk Among Us

Médidon ! Dès les premières notes, on se dit « mais ça me dit quelque chose !! ». Du classique Anathema, et là paf ! Les voix viennent tout gâcher. Je ne sais pas où ils ont enregistré, mais globalement c’est quand même vachement mute. Je ne sais toujours pas ce qu’ils ont pris pour les lyrics, mais je reste encore un peu sceptique. Mais au moins, ça s’arrange, et il y a un petit quelque chose dans le morceau. De jolies harmonies de voix sur le refrain, et on retrouve une batterie presque digne de ce nom ! (Bon, ceci dit, à part deux trois cris avec écho où … bof, non, ça passe pas).

6. Presence

Bon, du clavier, un mec qui parle. Certes, ça fait un peu église, deux trois bruits de guitare, l’autre gus qui déblatère, une voix féminine qui fait des vocalises : globalement, allez à Notre Dame dimanche et au moins vous aurez de la compagnie au lieu de perdre deux minutes et cinquante huit secondes de votre vie avec ce morceau. What about Dogs, Cats, Chickens ! (à huit minutes et des brouettes)

7. A Simple Mistake
Aaaah 🙂
Là je commence à apprécier l’album. Je retrouve la vraie voix, des vraies rythmiques (on entend la caisse claire ! Des triolets ! ALLÉLUIA !) et surtout : une ligne de basse ! ça c’est un vrai morceau d’Anathema ! Plus lourd, plus pesant que le reste des premières chansons qui faisaient un peu crème de vent fouetté sauce rien léger niveau créativité. Les lyrics sont aussi nettement plus mélodieuses, et mieux construites (pas d’effet Disney). Fans d’Anathema, écoutez ce morceau ! Autre détail rigolo, c’est le morceau le plus long de l’album, à 8 minutes 14, on finit aussi par retrouver des guitares lancinantes qui sont quand même une des marques de fabrique du groupe.
(à 5 minutes, là je pleure de joie les amis). Et puis les bruits d’orage en fin, rhââââ !

8. Get Off, Get Out

Petite guitare lancinante en début, triolets, on tient le bon bout ! Un début de morceau avec un son presque arabisant, très Mike Oldfield. Des voix blanches qui grimpent de plus en plus haut, et entrée de la batterie et de la basse. Pas très classique Anathema, mais là pour le coup, ça me choque un peu moins, parce que les guitares rattrapent très bien. Je n’en garde pas pour autant le titre en tête longtemps, je l’avoue.

9. Universal
🙂
Thump thump. Une batterie comme des battements de cœur, des claviers violonesques, une voix à la limite de l’ésotérique complet. On retrouve la douceur britannique de la pluie qui bruine sur la plaine verte (ce morceau me rend poète). Je regrette juste que la voix soit voilée en début de morceau, ce qui rendrait quand même le truc plus poignant.  Là pour le coup, je ne crache plus, parce que c’est joli et que le riff est cool (Pink Floyd est quand même une influence du groupe très reconnaissable).

10. Hindsight
🙂
Un début très très très influencé Pink Floyd (les mauvaises langues diront pompé), on retrouve les sons de A Natural Disaster. Jolie entrée à la basse, guitare, et batterie vers 1minute et des brouettes. Le duo basse / guitare est très réussi, et on retrouve un peu le dialogue des instruments qui n’était absolument pas présent sur le reste de l’album. Un peu un effet eau froide sur une brûlure (le début de l’album), on se laisse calmer… Et les guitares grimpent, c’est l’orgasme l’extase biblique sous les coups de batterie. Quelques mots qui résonnent au loin, on retrouve des guitares à la Natural Disaster, et le morceau s’éteint en douceur.

Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas été convaincue par la grande majorité des morceaux de l’album, même si certaines exceptions sauvent un peu le radeau. Je trouve que le groupe s’est pas mal essoufflé (ils ont perdu le feu sacré ?), et que malheureusement ça se ressent beaucoup dans ce dernier album qui est loin d’être aussi bon que les précédents.
Et pourtant, je ne suis pas du genre à me la jouer puriste, je déteste qu’on me dise « ouais, tel truc OK, mais alors période machin », j’apprécie en général autant les premiers que les derniers albums (j’ai jamais réussi à écouter un groupe dans l’ordre, je tombe toujours sur un album du milieu, mon premier album de Anathema c’était Alternative 4).
Déception donc, et pour en avoir discuté avec d’autres fans d’Anathema : il y a, comme toujours, deux écoles.

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3 commentaires leave one →
  1. The Scarecrow permalink
    31 mai 2010 07:02

    Houlaaaa… Pas d’accord du tout. C’est certes très progressif, mais néanmoins très signé… Un réel pendant positif de Judgment, en sauce renouveau.

    J’adore pour ma part.

  2. 31 mai 2010 08:02

    D’accord, avec ta dernière ligne, j’adore ce disque !

Trackbacks

  1. Live report : Anathema au Splendid de Lille « Culture's Pub

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