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La Science-Fiction légère : plus digeste et plus dérangeante

28 mai 2010

Difficile de dire quand sont sortis les premiers ouvrages de science-fiction. On pense souvent à Jules Verne pour le XIXe siècle, à H.G. Wells pour la première moitié du XXe siècle (tous deux rétrospectivement désignés comme les fondateurs du Steampunk), et ensuite le genre explose.
De même pour les sous-genres : quand on creuse un peu, on se rend compte qu’il existe au moins une dizaine de familles plus ou moins contrastées inclues dans la science-fiction, mais au départ, disons dans les années 50, il n’y avait que deux genres principaux ; le premier que je nommerai la science-fiction dure, dont les plus gros représentants  sont Asimov, Frank Herbert, et plus tard Dan Simmons, qui, à grand renforts de mondes inventés, de vaisseaux spatiaux, et de monstres à tentacules, racontent des histoires extraordinaires très éloignées de nos vies.
L’autre genre, c’est celui de la SF légère, où les auteurs se sont simplement demandé ce que serait notre société avec un changement simple. Là, l’idée est plus de se poser des questions sur les hommes et la société que de dépeindre un monde fantastique. Pour moi, les trois meilleurs exemples sont et resteront Le meilleur des mondes (Brave New World) d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwell, et Farenheit 451, du poète Ray Bradbury, le Tolkien de la SF.

Le meilleur des mondes – Aldous Huxley, 1931

Le « nouveau monde merveilleux » que nous présente Huxley est une société contrôlée pour être parfaite : les humains, élevés en couveuses, sont répartis dans des castes, Alpha à Epsilon, qui détermineront leur travail (respectivement, de la classe dirigeante aux travaux les plus rebutants). Pour être sûr que chacun corresponde à sa classe et ne veuille pas en changer, les embryons sont endommagés ou améliorés par des substances pendant leur développement, et les bébés/enfants sont hypnotisés/conditionnés pour se sentir à la place idéale. Ces contraintes, ainsi que l’interdiction formelle de se reproduire, sont liées à la planification du nombre idéal de métiers à pourvoir dans les années à venir. Ainsi, pas de chômage, pas de sous/surqualification, la paix sociale est assurée.
À côté de cela, la société de loisirs est à son paroxysme : les loisirs (de groupe) occupent le plus gros du temps des gens, même les classes les plus basses. Si la reproduction est interdite, la sexualité est largement encouragée, comme un loisir parmi tant d’autres ; les gens ont d’autant plus de partenaires que les relations sont courtes. Enfin, pour parfaire cette société idéale, une drogue sans effet secondaire est largement distribuée à toute la population : le soma.
Paix sociale, plein emploi, chacun heureux d’être à sa place, loisirs et plaisirs à profusion : il n’y a donc rien qu’on puisse reprocher à cette société.

Pourtant, les trois protagonistes vont connaître des mésaventures lorsqu’ils vont aller à la rencontre des « sauvages », les rares humains, dans des réserves, qui ont refusé cette société, se reproduisent, montrent leur sentiments, etc. Ils y rencontrent John, qui a été éduqué par sa mère ancienne  »civilisée », a eu accès à de la littérature interdite comme Shakespeare.

Si la première moitié du livre nous fait découvrir cette société idéale – objectivement et scientifiquement idéale – mais qui nous fera frémir d’horreur, la seconde décrit les aventures de John-le-sauvage, un homme moderne finalement (élevé naturellement, intelligent, éduqué), dans cette société, ainsi que celles des protagonistes qui le fréquenteront. Les deux parties, bien que racontées de façon neutre, sont évidemment excessivement acides, critiques de la société idéale, de la société calculée, de la société de consommation où les hommes ne sont que les pions d’un système.
De même que le « bon sauvage » servait au XVIIIe siècle à démontrer que c’était la société qui corrompait les hommes, John-le-sauvage sert à montrer que l’homme moderne n’est pas fait pour vivre dans une société idéalement organisée, et que des pratiques comme l’eugénisme ne sont pas des avancées comme on pouvait le croire au début du XXe siècle – dont le frère de l’auteur.

1984 – George Orwell, 1948

On ne présente plus aujourd’hui l’ouvrage de référence d’Orwell : le monde est composé de trois grosses puissances qui se battent continuellement pour la domination d’un quatrième territoire (l’Afrique et un peu de l’Asie du Sud-Est). Winston Smith travaille à Londres, au ministère de la vérité, et doit, en fonction des alliances ou changements stratégiques, rétablir la vérité pour qu’elle corresponde à la volonté du parti. Si une alliance disparaît, il faut qu’elle n’ait jamais existé. N’arrivant pas à s’accommoder de ces changements permanent, Winston veut écrire et garder une trace de la vrai histoire. Pour cela, difficile, car les télécrans sont partout, dans tous les appartements ; ces télés/caméras de surveillance délivrent en permanence des messages du parti, par la voix de « ‘Big Brother », tout en vérifiant que personne ne se livre à des activités subversives. Winston Smith remarque alors qu’il est suivi par une femme, qu’il pense espionne du parti. Elle se révèle amoureuse de lui, et ils transgresseront une nouvelle règle en couchant ensemble alors que l’accord ne leur a pas été donné. Ensemble, rêvant d’avenir et de liberté, ils se fournissent le livre de l’ennemi du régime, Goldstein, qui décrit les mécanismes et les manipulations du parti. Ensemble, ils se sentent plus fort, reste à savoir comment ils vont mettre à bas le parti.

1984 est une critique cinglante du communisme dans la manière dont il a été implémenté presque partout. Orwell est un socialiste convaincu, et c’est pour prévenir des dérives du stalinisme qu’il a écrit ce livre. Le futur de 1984 est en réalité le présent de 1948, communiste mais pas seulement, car même la société américano-anglaise de l’époque connaît des soubresauts totalitaires dans sa volonté de tout contrôler – ce qui amènera au maccarthisme dans les années qui suivront. Même s’il est inspiré de quelques livres antérieurs, le livre est le plus proche de ce qui se passait vraiment dans les dictatures communistes, comme l’attesteront des dissidents en fuite.

Ironie...

1984 est bien entendu une référence, adapté de nombreuses fois à la télévision ou au cinéma, et qui a inspiré de nombreux auteurs, dont l’excellent Brazil, le meilleur film de Terry Gilliam. On notera aussi l’œuvre d’ Alan Moore, V pour Vendetta, qui présente le discours dur et radical de l’anarchie nécessaire pour faire tomber le régime de 1984 (évidemment, on évitera l’adaptation cinématographique aseptisée).
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Farenheit 451 – Ray Bradbury, 1953

Guy Montag est un pompier, dont le rôle est de détruire tous les livres, car ils sont dangereux, au même titre que la lecture. Un jour pourtant, Montag va garder un livre et le lire, ce sera le début de sa dissidence. D’abord lisant, il va essayer de sauver de plus en plus de livres, puis tenter de s’opposer à l’organisation des pompiers.

Le livre a été adapté au cinéma par Truffaut, et le film Equilibrium est directement inspiré du roman (on y trouve cependant une société orwellienne, et un rejet des sentiments qui est très marqué dans le livre d’Huxley).

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Ces trois dystopies (utopies inversées) ont de nombreux points communs : ils présentent tous trois des régimes totalitaires. Si celui d’Huxley est moins marqué, il est pourtant extrêmement rigide, n’accepte pas qu’on sorte des cases qu’il a créé, et est de toutes façons immuable. Il est cependant moins violent, les dissidents ne sont pas tués mais sont exclus chez les sauvages ou mis dans des réserves avec leurs semblables. Mais le carcan de la société est souligné par le fait que toute personne différente se sentira elle-même à une place qui n’est pas la sienne, et sera condamnée au mal-être ou au suicide.
Dans les trois cas, la société de loisirs ou la télévision est mise en cause : chez Huxley, les gens ne s’intéressent qu’aux loisirs de groupe et rejettent la réflexion ou les émotions ; chez Orwell, la télévision omniprésente manipule et surveille les gens ; chez Bradbury, c’est la culture de masse et la cession à la facilité qui sont responsable de la destruction de la culture : « le cinéma et la radio, les magazines, les livres sont nivelés par le bas en une vaste soupe ».
On notera que, en lien avec les deux précédents points, dans les trois œuvres, la société est honnêtement persuadée d’aider les gens, qui en retour sont honnêtement persuadés d’être heureux ; le problème surgit pour ceux qui réfléchissent et n’acceptent pas une part du contrat. Dans cette optique, les livres sont, dans les trois cas, interdits, au moins en partie, car ce sont eux qui exercent à la pensée et à l’esprit critique.
Dans les trois cas, enfin, c’est la société qui gagne. Je ne développerai pas pour ne pas spoiler, car cela n’implique pas nécessairement un destin tragique pour le héros, mais quoi qu’il en soit, la société survit au roman (et à la perturbation dissidente), ou, si ce n’est pas le cas, c’est totalement indépendant des actions des héros. Une manière désabusée de montrer que la société est plus forte et que les individus ne peuvent pas la faire changer. Notamment parce que leurs congénères sont trop anesthésiés par le plaisir immédiat pour réfléchir et se lever.
Pour tous ses points, je vous laisse faire le parallèle avec notre société.

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17 commentaires leave one →
  1. Ofboir permalink
    28 mai 2010 12:58

    Ah ! CA c’est mon genre de SF ! Merci Lien Rag !
    Malheureusement j’ai déjà lu ces 3 livres, mais c’est toujours sympa d’en discuter. Je n’avais pas accroché plus que ça à Fahrenheit 451, 1984 bien sûr est une très grosse référence, et Le meilleur des mondes j’avais beaucoup aimé, mais c’était il y a longtemps, j’étais au collège. Il faudrait que je le relise, tiens.

    D’Orwell j’ai aussi beaucoup aimé La ferme des animaux, qui a été écrit avant. Si 1984 est une critique du communisme (quand même une parenthèse pour dire que je n’aime pas que ce bouquin soit présenté comme ça; en effet, c’est le point de départ, mais pour moi il va beaucoup plus loin que ça, et en finit par s’attaquer finalement à l’essence-même de l’Homme, et pas uniquement au communisme), celui-là est une critique de la démocratie et est donc d’une actualité bouleversante (oui, c’est devenu convenu de nos jours de taper sur le communisme, par contre il n’y a pas tant de monde que ça pour dire que la démocratie n’est pas forcément un système top moumoute). Par contre on voit qu’il est plus ancien, il développe quelques idées qui prendront ensuite toute leur ampleur dans 1984 (la double pensée, par exemple), mais je ne saurais que trop le conseiller (et puis c’est vite lu de toute façon). Et il a une fin puissante, tout autant que 1984.

    Sinon plus récemment j’ai aussi lu Globalia, de Jean-Christophe Rufin. Et bien là, pas grand chose de nouveau sous le soleil. Et vas-y qu’on est dans une société totalitaire. Et vas-y qu’il y a des zones extérieures dont le gouvernement ne parle pas et qui vivent à l’ancienne. Et vas-y que le beau héros et la belle héroïne (tiens donc comment ça va finir cette affaire ?) s’échappent pour aller vivre à la roots, etc etc. Et le tout avec le sentiment constant que l’auteur nous prend par la main pour bien nous expliquer et être sûr qu’on a bien compris ce qui passe par la tête de ses personnages. Alors oui, ça a été écrit dans les années 2000 donc par rapport aux bouquins des années 50 ça dépoussière un peu le genre, en y ajoutant des concepts tirés de la société actuelle, oui ça se lit plutôt bien et on passe même un bon moment, mais quand on ferme le bouquin et qu’on réfléchit à ce qu’il apporte alors là plouf. A lire _après_ un 1984 donc, tout en sachant d’avance qu’il ne fera pas le poids.

    • Al.libertad permalink
      2 juin 2010 09:22

      Tiens Ofboir, une tit’citation de Noam Chomsky. Il dit s’inspirer beaucoup des travaux d’Orwell qui n’a, semble-t-il (parce que j’ai jamais rien lu de lui), pas uniquement fait que critiquer les totalitarismes avoués :

      « J’adopte la même position que Orwell dans l’introduction non publiée de « La Ferme des animaux » quand il compare le régime autoritaire dont il fait la satire, à l’Angleterre libre. Il ne prétend pas que les médias de ces différents régimes sont similaires, bien sûr qu’ils ne le sont pas. Mais il dit que le résultat obtenu est le même. Les mécanismes sont en revanche complètement différents. En Angleterre libre, c’est volontaire. Il n’y a pas de contrainte, pas d’usage de la force ou très peu. Plus en Angleterre qu’aux États-Unis, d’ailleurs. L’Angleterre devrait avoir honte de l’étendue du contrôle exercé par le gouvernement sur la presse. Ce contrôle passe par l’application des lois monstrueuses sur la diffamation qui sont une manière pour les gens riches et puissants de faire taire les gens qu’ils n’aiment pas. Au contraire, aux États-Unis, la liberté de la presse est vraiment respectée. Ici c’est en partie volontaire et en partie le résultat de l’endoctrinement.

      Les systèmes ouverts sont donc beaucoup plus intéressants à étudier. Dans un système répressif comme l’URSS, les journalistes pouvaient se justifier par la peur. Aux États-Unis, un journaliste ou un professeur ne peut pas se réfugier derrière l’excuse de la peur. C’est juste de la lâcheté. Et aussi le fait qu’on vous a inculqué la croyance qu’il y a des choses que vous ne pouvez pas dire, pas penser.

      D’ailleurs, il n’est même pas garanti que l’accès à l’information soit meilleur ici. Le Washington Post a publié il y a trois ans de cela un article sur une étude du gouvernement et d’un institut de recher-che sur la manière dont les Russes s’informaient. Les résultats étaient assez intéressants. Ils ont fait la distinction entre la population la plus éduquée et la classe ouvrière. Je ne me souviens plus des chiffres exacts, mais environ 95 % de la population allait chercher ses informations auprès de sources comme la BBC. Ils écoutaient les radios étrangères, car ils ne faisaient visiblement pas confiance à leur propre presse. Parmi la population générale, c’était environ 70 %. Environ 50 % des éduqués et 15 % de la population moins éduquée consultaient les samizdats.

      Regardons maintenant les États-Unis : à peine un dixième de la population ne se contente pas seulement des gros titres de la télévision et de la presse. Les Américains sont donc beaucoup moins éduqués que les Russes. Là-bas, les publications dissidentes sont illégales. Ici non. Existe-t-il ici une petite publication dissidente qui puisse atteindre 50 % de la population ? Non, c’est inconcevable. Donc, en comparaison, les Russes recourent à une plus grande variété d’informations que les Américains. Parce que c’est un État totalitaire, la propagande y est tellement manifeste que personne n’y fait attention. La méthode est, chez nous, plus sophistiquée. Donc les gens y adhèrent. »

      Source : http://www.revue-medias.com/Noam-Chomsky-les-medias-et-la,371.html
      Et puis y a ça : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1944

      • Lien Rag permalink*
        2 juin 2010 12:48

        Et pour ceux qui son abonnés à @rrêt sur images : la 2e video

  2. Marie permalink
    28 mai 2010 13:33

    Entièrement d’accord concernant Globalia : ça se lit bien mais c’est un peu simpliste et pas très original.

    J’ai beaucoup aimé 1984 et Fahrenheit 451 que j’ai lus il y a bien longtemps et que je devrais relire. Je n’ai pas lu Le meilleur des mondes mais cet article intéressant est une motivation supplémentaire pour combler cette lacune!

  3. 28 mai 2010 15:54

    Plus digeste en effet, moi qui n’aime pas la SF, j’ai bien aimé Brave New World (que j’ai lu il y a longtemps, je le relirais bien en anglais tiens). Je n’ai pas lu les deux autres, il faudrait que je m’y mette !!

  4. Platypus permalink
    28 mai 2010 19:15

    Au passage, je vous conseille « Contrepoint » d’Huxley : rien à voir avec la SF, puisque c’est la société anglaise des années 20 qui y est décrite, mais on en apprend très long sur les relations humaines d’hier et d’aujourd’hui…

  5. DeD permalink
    28 mai 2010 19:15

    Si j’abonde bien sûr totalement sur la qualité des livres présentés et trouve leur présentation très bonne, j’avoue être en désaccord avec l’intro.

    Oui, ce qui me gêne un peu c’est la « science-fiction dure » qui « dépeint un monde fantastique », que l’on opposerait à une « science-fiction légère » qui « se pose des questions sur les hommes et la société » …
    Je vais donner quelques contre-exemples pour chacune de ces deux associations.

    La « science-fiction dure » qui « se pose des questions sur les hommes et la société » :
    – La zone du dehors, de Damasio, se déroule en 2084 sur un astéroïde, et se veut être une sorte de 1984 hybridé du Meilleur des mondes, fortement politisé (anarchiste)
    – Le cycle de Tschaï, de Jack Vance, qui se déroule sur une planète inconnue et qui comporte de nombreuses critiques de nos sociétés au travers de l’analyse des sociétés que le héros traverse. Il parle par exemple d’une société qui génère des comportements « Bowling For Columbine »-like … Date d’édition : 1971
    – Exultant (2° tome du cycle des enfants de la destinée), de Stephen Baxter, qui critique vertement les sociétés qui sont impérialistes par principe, sur un fond de hard science très poussé. Date d’édition : 2004, 1 an après le début de la guerre en Irak

    La « science-fiction légère » qui « dépeint un monde fantastique » (je prends « fantastique » comme « qui crée une forte partie de l’intérêt du livre au détriment d’un éventuel message », car je suppose que c’était ce que tu voulais dire) :
    – La ruche d’Hellstrom, de Frank Herbert (oui, celui de Dune) qui traite dans une société contemporaine d’une secte virant à la fourmillière humaine : non, il n’y a pas réellement de message dans ce livre, même si ce n’est pas évident dans le résumé
    – Voyage, de Stephen Baxter (décidémment …), qui imagine le programme spatial américain du 20° siècle si JFK n’était pas mort
    – Spin, de Robert Charles Wilson : la terre se trouve subitement entourée d’une bulle au delà de laquelle le temps s’écoule des millions de fois plus vite qu’à l’intérieur.

    Pour moi, il est possible de faire des livres traitrant d’un monde futuriste, étrange, et pour autant s’en servir d’une façon métaphorique qui, en sus de l’intérêt propre du monde, permet de « se poser des questions sur les hommes et la société ». Je ne vois pas d’opposition entre ces deux possibilités.
    A contrario, on peut aussi faire des bouquins des SF basés sur une société comparable à la nôtre, et qui pourtant sont intéressants sans pour autant viser à parler de la société.
    Mais bon, je dis ça, après, chacun ses classifications personnelles.

    • Ofboir permalink
      28 mai 2010 22:36

      DeD t’es nul, tu n’argumentes qu’avec des contre-exemples.

      • Lien Rag permalink*
        30 mai 2010 10:46

        😀

        (je sais pas si il connait la référence ^^)

      • DeD permalink
        30 mai 2010 10:51

        @ Lien Rag : Si si, j’avais suivi le foudragongate.

        @ Ofboir : c’est ta mère, le contre-exemple.

  6. Lien Rag permalink*
    28 mai 2010 20:07

    @Boiboir : je suis d’accord avec toi, 1984 est bien plus qu’une critique du communisme ; déjà parce que Orwell critiquait également les dérives sécuritaires (totalitaires?) des régimes occidentaux de l’axe du bien, et aussi parce que évidemment, il ne s’agit là que du cadre, et que la partie intéressante est les fonctionnement de l’humain.

    @Ded : je n’aurais pas du insister sur les questionnements de la société. La vrai classification est « gros vaisseaux spatiaux » OU « société proche de la notre ». La classification « simple aventure » ou « questionnement sur l’homme » est autre, et, même si à mon avis jusque récemment (2e moitié du 20e siècle) les deux partitions étaient proches, elles sont bien indépendantes.
    Pour être clair : pour la SF comme pour la fantasy, je n’aime pas les univers où on repart de zéro en inventant tout et n’importe quoi. Je préfère quand il y a une grosse base proche de notre monde, avec des divergences qui peuvent amener loin, mais restent minimes.
    Et, bien entendu, on trouvera toujours des ouvrages qui sont tellement à la limite qu’on hésitera quant à leur placement dans ce classement pourtant simpl(ist)e. Je pense par exemple au cycle mars la rouge/verte/bleue. Mais un classement reste un outil pour aider à la compréhension, jamais une partition exacte et scientifique d’un ensemble.

    @tous: je rappelle qu’en tant que « SF » très très light il y a ce bouquin super.

  7. DeD permalink
    28 mai 2010 20:42

    « Un classement reste un outil pour aider à la compréhension, jamais une partition exacte et scientifique d’un ensemble. »

    On est d’accord, surtout sur une population si diverse. Du coup, j’imagine qu’en fonction de ses affinités chacun peut faire sa propre classification, sans pour autant qu’il y en ait une qui soit meilleure que l’autre.

    Je sais pas si on arrivera à se mettre d’accord sur autre chose que sur ça côté classification SF, mais c’est déjà un début, après tout 😉

  8. 31 mai 2010 21:34

    Encore plus légère et dérangeante, une troisième forme de S.F., moins connue mais tout aussi passionnante : la S.F. humoristique ! Humour noir, dérision, absurde, armes souvent plus pertinentes pour s’attaquer aux travers de nos contemporains et à ceux d’une S.F. poussiéreuse et « donneuse de leçon ». Pour faire bref je ne citerai que deux de ses plus vaillants représentants :
    Fredric Brown auteur de « Martiens go home » et de « l’univers en folie » et d’innombrables nouvelles toutes plus délirantes les unes que les autres. Et bien sûr Robert Sheckley qui avec des romans tels que « la dimensions des miracles », « le temps meurtrier » ou « échange standard » vous téléportera dans des univers ou tous vos repères de terriens rationnels seront mis à mal!

  9. Makuchu permalink
    2 juin 2010 09:39

    J’avais lu « le meilleur des monde  » et « 1984 » au collège. Je les avais trouvé intéressants et importants à lire, mais il y avait un gros hic : j’ai trouvé ça ultra-chiant… Du coup, j’ai jamais eu envie de relire, ce qui est bien dommage. (Je pense qu’un « bon » livre peut se relire à l’infini).

    Après je suis peut-être seule dans ce cas ? Je retenterais peut-être maintenant que je suis censée être plus mature…

    • Lien Rag permalink*
      2 juin 2010 12:51

      Le problème au collège, c’est qu’on est pas assez mature pour tout bien absorber. Typiquement pour ces bouquins, j’ai mis des années avant que je me rendre compte de la portée de ce que j’avais lu…
      Quant aux médias, ils parlent d’Orwell, de Big Brother, parfois de Farenheit, mais toujours de façons terre à terre, jamais d’analyse. Ils sont devenus des exemples, dont on doute finalement qu’ils les aient lu et encore plus qu’ils les aient compris.

    • Raniver permalink
      2 juin 2010 20:45

      « un “ bon” livre peut se relire à l’infini »
      C’est le cas de l’histoire sans fin 😀

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