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Dancing Queen

24 mai 2010


Petite remise en contexte pour ceux qui ne feraient pas partie de mon entourage direct, et qui, du coup, ne sauraient pas encore qu’en ce moment, je traverse une période relativement stressante de la vie étudiante : je soutiens un mémoire début juillet… sachant que je travaille 35h par semaine (minimum) et que je donne des cours à côté, tout en faisant de temps à autre des extras comme serveuse.

Je vous raconte ma vie, c’est pas pour me faire plaindre, mais c’est pour vous faire comprendre mon état d’esprit, qui seul pourra expliquer l’objet de ce billet, et saura, je l’espère, attirer votre pardon. Car quand je suis en période de stress de ce type, je régresse…

Jus d’airelles. Chocolat. Beauté de l’ordinateur portable, qui me permet de travailler du fond de mon lit. Et surtout…

 après le concept de la comfort food, voici le concept de la comfort music allié à celui du comfort film...

Vous avez cliqué, vous vous êtes engagés, je ne suis plus responsable de ce qui va suivre, vous aurez été prévenus !

J’ai donc passé le week-end à stresser pour mon mémoire, et du coup, pour me détendre, j’ai trouvé the CD idéal à mettre à fond les ballons dans ma voiture (oui, j’ai passé le week-end dans ma voiture, d’un petit boulot à un repas de famille et vice-versa)… ABBA Gold. En pratique, ça donne ça :

Mais très fort, et avec moi qui chante (faux) par dessus, la fenêtre ouverte, sur l’A4 entre Bussy-Saint-Georges et Val d’Europe. J’assume. Pourquoi ? Parce qu’ABBA, oui, c’est kitsch, non, ça n’est pas intello… mais pour se défouler, pour libérer la tension et se lâcher, on n’a pas fait mieux. Et de toute façon, je ne lis pas Télérama parce que je les trouve trop snob…

Pourquoi tant de haine envers Télérama, me direz-vous, et quel rapport avec le schmilblick ? Et bien, parce ça m’offre une parfaite transition avec la suite de ce billet : Télérama, vous vous en douterez, n’a pas vraiment aimé le film que je me regarde dès que je me trouve dans une situation d’adversité (mémoire, blues du dimanche soir, mémoire, jules parti dans des pays invraisemblables et on sait pas quand il rentre, mémoire, j’en ai marre de ma gueueueueueueule…), j’ai nommé, le summum du comfort movie, du chick flick… Mamma Mia!

Quoiqu’en pense le petit bonhomme à la coiffure aussi kitsch que les tubes d’ABBA (vous vous êtes jamais demandé qui était le responsable du look invraisemblable du petit bonhomme juge du bon goût de Télérama, vous ?), j’adore ce film, et je comprends très bien l’accueil qui lui a été fait.

Alors bon, ok, je ne vais pas vous faire croire que j’ai trouvé le scénario inventif, les dialogues magnifiques, la réalisation parfaite… Ce film est bourré de défauts, mais franchement, je m’en tape le derrière sur l’air de Yankee Doodle. Ce film me met de bonne humeur, et rien que pour ça, je dis merci. Le casting est franchement bien trouvé : Meryl Streep est juste géniale, elle a une pêche d’enfer, elle s’éclate, et voir l’actrice du Choix de Sophie ou d’Out of Africa se déchaîner sur « Dancing Queen », ça n’a pas de prix.

Colin Firth, en homo refoulé et coincé du slip, joue avec son image avec délectation. Les deux copines de Meryl Streep, Julie Walters et Christine Baranski, sont impayables. Stellan Skarsgard (le prof de Will Hunting, si si) nous la joue baroudeur et nous montre allègrement son derrière. Quant à Pierce Brosnan, il est diablement charmant avec son bronzage pas du tout artificiel et sa chemise blanche ouverte juste ce qu’il faut sur son torse velu. Face à ces artistes, les jeunes ne font pas vraiment le poids, Amanda Seyfried (la Lilly Kane de Veronica Mars) comme Dominic Cooper, que l’on voit de plus en plus sur nos écrans. En revanche, ils chantent tous eux-mêmes, et même si ça n’est pas une réussite pour tous (Pierce, c’est à toi que je pense…), le film y gagne en convivialité et en fraîcheur.


Non, Pierce Brosnan ne se reconvertira pas dans la chanson…

Et puis il fait beau, la mer est bleu turquoise, ils vivent tous en maillots de bain, et ça se finit toujours dans la flotte. La première fois que je l’ai vu, c’était un jour pluvieux à Glasgow, et croyez-moi, je me sentais mieux en sortant du cinéma qu’en y rentrant. La deuxième fois que je l’ai vu, c’était avec Vuuv, Syracuse Cat et Toyboy (oui, je l’ai vu deux fois au cinéma…), et je peux vous dire qu’on avait tous une furieuse envie de transformer la salle de cinéma de l’UGC des Halles en boîte disco avec pantalons patte d’éf’ et boule à facettes.


Désolée pour la qualité de merde, mais je me devais de partager le petit derrière de Colin Firth moulé dans un costume vinyl…

J’ai donc la ferme intention d’aller voir la comédie musicale à Paris en octobre au Théâtre Mogador, et de continuer à rédiger mon mémoire avec le DVD du film en arrière-fond. Parce qu’un grain de folie kitschouille, je le revendique haut et fort, c’est tout aussi puissant qu’une cure de vitamine C quand rien ne va plus…

Je laisserai donc le dernier mot à Donna and the Dynamos…

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5 commentaires leave one →
  1. Sablaetis permalink
    24 mai 2010 08:16

    Moi aussi j’ai trouvé ce film génial. Je l’ai vu au ciné avec Vans entre autres, et nous aussi nous aurions bien transformé le ciné en discothèque 😉 D’ailleurs, je pense aussi aller à Mogador…
    Et je suis d’accord avec toi, Pierce Brosnan chante vraiment comme une casserole, mais au moins il chante ! Et ne reste pas sur son statut de James Bond…

    • vans permalink
      24 mai 2010 10:25

      Je confirme ! On était comme des folles dans la salle de ciné, on est resté jusqu’au bout, on a chanté et limite dansé. Effectivement Pierce chanteur, je n’ai pas accroché du tout (a-t-il pris des cours avant le tournage ?!). Mais c’est pas grave, j’ai adoré le film, j’adore Abba (ça aide un peu quand même).
      Pour Mogador y a moyen de moyenner les filles 😉

  2. vans permalink
    24 mai 2010 10:26

    Et bon courage pour le mémoire, Lib !

  3. 24 mai 2010 11:12

    Alors là, je suis méga partante pour qu’on se fasse une sortie Mamma Mia! ensemble les filles !! A suivre 🙂

  4. 24 mai 2010 16:10

    Et pour le fun, la génialissime parodie orchestrée par French & Saunders :

    Et la suite ici : http://www.youtube.com/watch?v=_fUXBqeb4BE

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