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Histoire de frangins…

9 mai 2010

A l’origine, j’avais prévu de vous faire un article sur Break Up, l’album de Pete Yorn et de Scarlett Johansson. Et puis j’ai eu la flemme de mettre leurs morceaux en ligne, de mettre des mots sur de la musique et finalement, je me suis dit que certains ici, comme Ofboir ou Broc77, parlaient tellement mieux de zique que j’avais pas vraiment envie de leur faire de la concurrence (cela dit, comme je suis une fille logique, rien ne m’empêchera de vous parler de cet album ou de Beach House, que je viens de découvrir, une autre fois…).

Du coup, pour ne pas laisser de trou dans la grille de programmation (je suis admin, il faut bien que je montre l’exemple…), je m’en vais vous parler d’un film que je suis allée voir mardi en sortant du boulot, Les Invités de mon père.

J’ai décidé de ne plus vous emmerder avec les pitches et les scénarios alors que c’est tellement facile de les trouver sur internet, donc allons droit au but.

Première question : comédie ou drame ? Les deux, mon capitaine. C’est une comédie, on ne peut pas le nier. Chacun dans leur genre, Fabrice Luchini (qui fait son Luchini, mais juste ce qu’il faut, sans en faire trop, juste comme on l’aime sans qu’il nous tape sur les nerfs) et Karin Viard (juste parfaite en bonne petite fille modèle qui se rend compte qu’être raisonnable tout le temps, c’est chiant, au fond) trouvent le bon dosage entre légèreté de ton et gravité de situation. Car c’est là que se situe la réussite du film : le sujet est relativement grave, mais le traitement léger permet de relativiser les choses et de faire sourire sans plomber l’ambiance.

Autre point fort de ce film : ne pas chercher à tout dire, à tout raconter, à tout comprendre. Le point de vue du père, Lucien, n’est jamais donné qu’au travers des yeux de ses enfants. Pareil pour celui de la Moldave, Tatiana. Si bien qu’en sortant du cinéma, on n’en sait pas vraiment plus sur leurs motivations que ce que leur entourage a supposé. Lucien était fou amoureux de Tatiana. Tatiana en a profité pour presser le citron. Mais a-t-elle tenté de tuer le vieux monsieur ? Et lui, était-il vraiment amoureux, ou bien lubrique ? Merci au film de ne pas donner la réponse.

Et finalement, ce n’est pas vraiment ça qui compte : ce qui devient le vrai sujet du film, ce sont Arnaud et Babette, les enfants de Lucien. Arnaud, qui s’est construit contre son père humanitaire en devenant un avocat nouveau riche et fier de l’être. Babette, médecin généraliste dans un dispensaire parce qu’elle a marché dans les pas du patriarche, son modèle. Aussi différents l’un de l’autre qu’une pomme d’une banane, ils s’entendent pourtant à merveille, et cette histoire va finir par les rapprocher. Rien de bien original, me direz-vous, et vous aurez raison. Mais ça n’est pas très grave. Quand Luchini reproche à Viard de ne pas avoir pris sa défense le jour où le paternel l’a viré de la maison, elle répond qu’au fond, elle était contente d’être la petite fille parfaite face au frère renégat. Les fratries, c’est aussi ça.

Comme dirait Syracuse Cat, c’est tout à fait le genre de film qui se regarde à la maison en DVD un dimanche soir, plutôt que de payer une place de cinéma. Mais entre ça et Camping 2, c’est vite vu…

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5 commentaires leave one →
  1. 9 mai 2010 14:10

    Moi aussi, j’ai beaucoup aimé ce film, ses moments franchement drôles et ses pensées un peu graves mais traitées avec beaucoup de subtilité.

  2. 9 mai 2010 14:55

    Je suis tout à fait d’accord avec toi Lib c’est un film à la fois drôle et émouvant ou Fabrice Luchini , tout en restant sobre , nous distille quelques petites phrases croustillantes et acérées et ou Karin Viard nous montre sans retenue la détresse de son personnage face à l’effondrement de » sa vie  » construite en grande partie pour plaire à son père.On ressort de ce film un peu mal à l’aise , peut- être d’avoir ri d’un sujet un peu grave, mais aussi parce que ces gens ordinaires ni tout à fait gentils ni tout à fait méchants pourraient être nous.
    Un bon film à conseiller sans modération!!

  3. 9 mai 2010 16:28

    Merci !
    En y repensant, ce qui m’a plu chez ce film, c’est qu’il évite l’écueil de la moralisation à outrance qui est parfois (souvent ?) le problème du cinéma français. Pour un film qui traite de l’immigration, ce n’était pas gagné…

  4. Ofboir permalink
    9 mai 2010 21:54

    Merci pour les compliments ! Mais tu ne vas quand même pas nous laisser le monopole aussi facilement ? En plus louper une occasion de parler de Scarlett Johansson, franchement …

    • 9 mai 2010 22:16

      T’inquiète, je n’ai pas lâché l’affaire, j’attends juste d’avoir moins la flemme (ça me demande moins d’efforts de parler de ciné que de musique !)

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