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Planet of the Ouds*

8 mai 2010

En ce moment, c’est un peu la panne d’inspiration : c’est le printemps, les stages se prolongent, les grandes vacances se profilent mais restent trop loin. Le dernier film que j’ai vu au cinéma ne m’a guère inspirée, je regarde toujours les mêmes séries et je relis Château L’Attente, mais Makuchu vous en a déjà parlé (ici) – lisez-le, c’est très bien. Et puis allez voir Greenberg et dites-moi ce que vous en avez pensé, je suis curieuse.

Je parle, je parle, on dirait un Mood, je sais, et je sens que vous n’êtes pas venus pour ça, vu que j’ai quand même fini par trouver un titre¹ à mon article. Bref, mardi dernier j’étais dans un état de léthargie si avancé que j’ai séché mon cours de tango, c’est dire. J’étais vautrée dans mon fauteuil défoncé préféré (j’en ai pas 30, en même temps) en train de m’endormir, et soudain j’ai ressenti un état de bien-être assez intense, comme une vague de sérénité, une mélancolie entraînante qui me coulait dans les veines. Ah, les joies de la lecture en mode aléatoire : merci iTunes de m’avoir rappelé l’existence de Majâz. Après un coup d’œil pour confirmer l’absence de mes coloc’ (même cryogénisée, je crains le ridicule – who doesn’t? Allez, dénoncez-vous !), j’ai laissé mes bras s’élever au-dessus de ma tête et mes mains jouer aux papillons. Si j’en avais eu la force je me serai levée pour massacrer la représentation que je me fais de la danse orientale à grand renfort de souvenirs de kathak – enfin, le peu qu’il m’en reste.

Je ne vais pas vous mentir, je ne connais pas par cœur les frères Joubran, leur vie, leur œuvre : ils sont trois, ils sont palestiniens et ils jouent du oud² (c’est de famille). Et Playne les a vu chez Rodrigo y Gabriela, souvenez-vous. Accessoirement, soit ils ont un super photographe, soit ils sont tous les trois plutôt beaux gosses.
Comme je ne suis pas non plus une experte en musique orientale, je ne peux donc vous parler de ce que leur musique m’évoque et essayer de vous transmettre mes impressions. Ceci n’est pas un article érudit, mais c’est mieux que la simple évocation dont je m’étais contentée vers Noël. (Je ne vais pas pousser le vice jusqu’à vous mettre le lien vers le mood correspondant : ça n’apporte rien à l’article, ça n’a aucun intérêt en soi et puis de toute façon vous ne cliquez jamais sur les liens qu’on vous mitonne avec tant d’amour.)

L’album que je connais vraiment est leur deuxième, Majâz, qui constitue aussi en partie la bande-originale du film Adieu Gary – que j’ai même vu, dites donc : je vous le recommande plutôt, et pas uniquement pour sa musique.
Et la musique, qu’en dire ? Qu’elle est belle, mais ça ne peut pas suffire. Elle est envoûtante, hypnotique. Gracieuse. Le son des ouds est à la fois délicat et puissant, souvent rythmé par des percussions ou des voix d’hommes, parfois joyeux, souvent poignant. J’aime ce son de cordes pincées, un son sec qui tombe comme une pluie… de sable, peut-être. L’ensemble de l’album fort un tout particulièrement harmonieux, qui peut paraître répétitif, certes, mais qui vous emporte pendant 50 minutes : dansez si vous voulez, laissez-vous aller, abandonnez-vous à la musique… Et si vos colocs sont là ou que vous ne dansez pas, fermez les yeux et dansez dans votre tête : laissez votre esprit s’étendre et jouer, laissez venir les images. Sentez la caresse du vent sur votre visage, dans vos cheveux (si vous en avez), et  suivez son souffle capricieux au-dessus des dunes.

Pour informations complémentaires sur le Trio Joubran :

Je vous incite à consulter leur page Wikipédia ainsi que leur site officiel.
La bande-annonce d’Adieu Gary sur YouTube.
Le Trio Joubran a également participé à la musique du film Le Dernier Vol. Je ne l’ai pas vu, je m’abstiens donc de tout commentaire, mais je vous mets aussi la bande-annonce ici.

Notes

*/1. Attention, un jeu de mot tout pourri se cache dans ce titre. Avis aux fans de science-fiction britannique…
2. Un oud, c’est une sorte de luth, pour faire vite. D’ailleurs, étymologiquement, c’est la même chose. Pour en savoir plus, Wikipédia est votre amie.

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5 commentaires leave one →
  1. 8 mai 2010 14:31

    « dans vos cheveux (si vous en avez) »

    A qui tu penses ??? 😉

  2. 8 mai 2010 19:10

    À tout le monde, justement, je ne fais pas de discrimination :-p

  3. Ofboir permalink
    9 mai 2010 21:26

    Ah mais dis-dont c’est fort joli tout ça ! Syracuse Cat, est-ce que tu connais Anouar Brahem ? A découvrir d’urgence si tu ne connais pas !

  4. 9 mai 2010 22:17

    Alors j’y connais rien à la musique palestinienne et aux ouds, mais j’ai compris la référence dans le titre 🙂

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