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[Live Report] Damien Saez : Batterie & Voix

7 mai 2010

Mercredi et jeudi ont eu lieu les deux concerts parisiens de Saez, pour sa tournée J’accuse. Si le concert de mercredi a proprement été exceptionnel, on pouvait craindre un « Effet Lausanne » pour le 2e jour (Saez y a bâclé son concert parce que le public était mou et qu’il était crevé à cause de la veille). Finalement, un très bon concert, mais pas exceptionnel comme la veille.

À l’entrée de la salle, le public est très éclectique ; ça va du type trader ou fils de bonne famille à celui jeune de banlieue pas commode ; on trouve aussi bien des quadras de tous horizons que des collégiennes venues avec maman. (Ceci dit, je sais pas si la mère se rend compte de la chance d’avoir une fille qui préfère Saez à Justin Bieber…) De façon générale, plus de fans qui ont l’âge de « Jeune et con » que de jeunes de la dernière génération.

Cascadeur

La première partie, comme pour les autres concerts de la tournée : Cascadeur. Un ovni, sorte de mélange entre un Sheller et un Mika mélancolique, bien qu’il faudrait rajouter pas mal de références pour atteindre un truc approchant. De la musique lancinante, un chouilla électro, un pouillème post-rock, au final assez chiant. Quand on est dans le trip, c’est sans doute sympa, et vu son passif je comprends pourquoi Saez l’a choisi, mais c’est tellement éloigné du style de Saez que les gens n’ont pas été réceptifs, moi le premiers une fois trois chansons passées.

À 21h, Saez débarque, avec les « Anarchitectures », et là c’est le drame. Une fois que les musiciens s’y mettent, on se rend compte que les basses sont largement trop fortes. Tout au long du concert, on n’entendra qu’à peine les frasques du guitariste déjanté, et, lorsque le batteur se déchaîne, même la voix de Saez devient en demi-teinte. Nous étions au milieu de la salle, pas franchement en face des subwoofers, qui d’ailleurs semblaient parfois en saturation, ça craint. Grâce aux super protections auditives conseillées par Playne, je n’ai pas souffert sur le coup, ceci dit, me taper un acouphène le lendemain alors que j’ai porté des boules Quiès toute la soirée, c’est franchement la loose.

À part ce problème quand même assez désagréable, Saez est bien dans son truc. Beaucoup de Debbie et de J’accuse, évidemment, à la fin on aura fait les ¾ de chaque album, mais également (si je ne m’abuse) « Quand on perd son amour » de l’Alhambra, et une inédite, « Ma petite couturière ».

Le public est chaud, mais pas exceptionnel ; rien à voir en tous cas avec la folie d’un concert des Cowboys Fringants, quelques mois auparavant dans la même salle. Les gradins sont remplis, et stoïques…
Pas trop de reulous dans la salle, ce que je craignais après ma première expérience « musclée » des concerts de Saez. Il y avait un certain respect entre les gens, je n’ai pas vu de pogoteur agressif, et finalement assez peu de « Je filme le concert aujourd’hui, comme ça je le regarderai demain ». Le gros souci c’était les clopes, j’ai rarement vu ça ; j’ai jamais autant pué la clope en sortant d’un concert, ça m’a rappelé les bars ante-2006 :). Un hommage aux deux pisse-froid devant nous, qui à défaut de bouger se sont fait un paquet complet le temps du concert, ce qui fait une clope toutes les dix minutes, chapeau, faut avoir une sacré gorge pour réussir la performance.

Saez se barre, le public le rappelle sans grande hystérie ; ça s’annonce mal pour le mythique quatrième rappel. Saez revient, seul avec sa Guitare. « A Lover’s Prayer » (Yellow Tricycle), J’veux qu’on baise sur ma tombe » (Katagena) et « Jeunesse lève-toi » (Paris). LA partie géniale : déjà, plus de cette saloperie de batterie, et c’est encore en acoustique que je préfère le bonhomme. Réécouter du Katagena m’a mis la larme à l’œil (ou alors c’était les clopes), tandis que « Jeunesse… » seul à la guitare lui donne un petit côté désabusé, surtout trois ans après 2007…
Deuxième rappel, toujours très conventionnel, et là tout le groupe revient pour quelques titres musclés, dont « Fils de France » et « Des p’tits sous », que le public manifestement adore. Les gradins se vident progressivement.
Le troisième rappel, enfin avec « Tu y crois ». Saez part, les lumières reviennent instantanément, et le public s’en va. Bon, pour le 4e rappel, c’est mort. Un petit groupe tente de résister près de la scène, mais on finit par se faire virer par les vigiles. Défaite d’autant plus amère quand on compare la superbe tracklist de la veille, pour un concert de près de 3h pour eux (2h15 pour nous). Mais bon, c’est le jeu ma pauvre Lula, on a le concert que mérite le public :-/ Mais je m’interroge sur le public des grosses salles, très prompt à capituler, là où, dans des petites salles, on a toujours obtenu un rappel non prévu, après rallumage des lumières, pour les Cowboys ou Girls in Hawaii par exemple…
Pas de « St Petersburg », c’est dur 🙂
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Au final, un bon concert, il faut être clair ; très très rock, et sympa. Même si je préfère sans doute Saez en acoustique. Mes deux regrets, la qualité de son, vraiment exécrable, et le public, peut-être pas aussi motivé que je ne l’aurais souhaité.

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Photos tirées du concert du 5 mai, depuis Saezlive.net. Merci à leurs auteurs respectifs.

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2 commentaires leave one →
  1. Ofboir permalink
    9 mai 2010 21:12

    On est à combien d’articles sur Saez ?

  2. Lien Rag permalink*
    10 mai 2010 18:21

    4 mais c’est le dernier. Si il faut je peux faire un article « best of » qui reprendra le meilleur de chaque article ^^

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