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Izis en a rêvé, Paris l’a fait

6 mai 2010
La salle St-Jean de l’Hôtel de Ville de Paris propose depuis le 20 janvier une rétrospective de ce photographe-poète du XXe siècle, intitulée « Izis, Paris des rêves ».

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C’est au travers de quelques 270 photographies, vidéos, numéros du magazine Paris Match que l’on découvre le travail de cet artiste né en Lituanie en 1911 et issu d’une famille juive. Comme son titre l’indique, l’exposition est consacrée à Paris et au travail qu’Izis a pu y faire, avec quelques détours par Londres et Israël.

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Izraëlis Bidermanas arrive à Paris en 1930, se voyant déjà peintre à succès. Il gagne alors sa vie en étant gérant d’un studio photo mais pour lui ce n’est qu’un moyen de subvenir à ses besoins.
Vinrent ensuite la guerre et les persécutions contre les Juifs. Izis s’engagera dans la Résistance et c’est à la Libération que sa carrière de photographe démarrera réellement. En effet, il décide de photographier les maquisards qui ont libérés la ville de Limoges.
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Crédit photo : Izis Bidermanas

 

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En 1945, il revient à Paris où il ouvre son studio photo et expose même ses images. Il rencontre alors d’autres artistes, dont Emmanuel Sougez, Paul Éluard, Albert Camus, Calder, et également Marc Chagall avec qui il se lie d’amitié.

Il fera partie, en 1951, des « Five French Photographers » exposés au MoMA (Museum of Modern Art) de New York avec Brassaï, Robert Doisneau, Willy Ronis et  Cartier-Bresson qui font partie d’un mouvement de photographie « humaniste ».
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J’appuie sur le déclic quand je suis à l’unisson avec ce que je vois.

Quelques années plus tard, il est engagé par le magazine Paris Match pour réaliser des portraits, des reportages sur le monde artistique principalement. Au milieu des années 60, il obtient une exclusivité auprès de Marc Chagall alors que ce dernier est en train de peindre le plafond de l’Opéra Garnier.
Izis publie également des livres. Le premier est d’ailleurs préfacé par Jean Cocteau et certains écrivains ont même écrit un poème inspiré d’une des photos dudit livre.
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L’exposition s’appuie sur toutes ces expériences et est divisée en neuf chapitres, neuf étapes dans la vie d’Izis.

♦ Les maquisards, naissance d’un artiste (1944). Portraits bruts de combattants, pas rasés, sans artifices, entre deux actions.

 

Crédit photo : Izis Bidermanas

 

♦ Paris éternel (1945-1977). Le Tout Paris des artistes et des écrivains, mais aussi la rue et l’âpreté du quotidien. Le cœur du réalisme poétique et de l’humanisme dans la photographie.
♦ Portraitiste et reporter, Paris Match (1949-1969). Izis devient une grande signature de l’hebdo. Une série de Roland Petit mimant avec ses doigts son travail de chorégraphe, Albert Camus, Kessel, Laurencin, Calder, Soulages, etc…
♦ Charmes de Londres (1952). « Nous nous sommes beaucoup promenés (Prévert et moi) ensemble dans Paris et à Londres (…) il trouvait dans mes photos les sujets qui lui tenaient à cœur, les amoureux, les enfants (…) nous avions une vision proche. »

 

Crédit photo : Izis Bidermanas

 

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♦ The Queen’s People (1953). Izis, « le photographe que l’on envoie là où il ne se passe rien », est chargé de couvrir pour Paris Match les préparatifs et les « à-côtés » du couronnement de la Reine Elisabeth.
Paradis terrestre (1953). Pour et autour de Colette...
♦ Israël (1955). « J’ai eu l’impression que c’était le pays de mon enfance : j’ai reconnu le paysage. »
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Crédit photo : Izis Bidermanas

 

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♦ Le cirque d’Izis (1965). Petits cirques de quartiers, bateleurs, jongleurs, errants pour qui les  barrières de langues n’existent pas.
♦ Le monde de Chagall (1969). Seul journaliste accepté par le peintre sur le chantier du plafond de l’Opéra Garnier, Izis intègre Chagall à sa peinture.
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J’avais vu l’exposition consacrée à Robert Doisneau il y a quelques années dans la même salle que j’avais adorée, intitulée d’ailleurs « Paris en liberté ». Je me suis encore régalée avec celle d’Izis. Le noir et blanc, quelques vidéos, nickel ! Une photo m’a particulièrement frappée : une biche au bord d’une route en train de courir (fuir ?!). Izis l’a immortalisée à l’instant précis d’un saut, magnifique ! Pour le reste, je vous laisse aller le découvrir (un petit aperçu par ici) .
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Hôtel de Ville, Salle St Jean – entrée 5 rue Lobau, Paris 4e.
Du 20 janvier au 29 mai 2010, de 10h à 19h (tous les jours sauf dimanche et jours fériés).
Entrée libre (prévoir du temps pour faire la queue !)

Courez-y (vite) !

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2 commentaires leave one →
  1. ancounette permalink
    6 mai 2010 09:40

    Merci pour cet article: je vais aller découvrir Izis, que je ne connais pas du tout. Combien de temps as-tu attendu pour entrer?

    • vans permalink
      6 mai 2010 10:17

      On avait attendu 30-45 minutes max. Il ne faut pas se fier aux panneaux « à partir d’ici il vous reste X minutes à patienter », la file avance généralement plus vite.
      Enjoy !

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