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How to make it in America (ou pas…)

28 avril 2010

Bonjour tout le monde ! Long time, no see!

Alors, tout d’abord, pour vous situer mon problème : ce post est planifié pour demain (après avoir été repoussé autant de fois qu’un film de Tarence Malick, en gros…), la page que j’ai devant moi est magnifiquement blanche, il est 11h du mat’, et votre serviteur a approximativement deux heures pour rédiger un truc qui ressemble vaguement à quelque chose.

Je suis donc probablement dans la merde. Cela dit, malgré cela, je continue à faire des trucs totalement incohérents comme chercher un titre pendant 20 minutes avant de m’apercevoir que j’allais choisir le premier que j’avais en tête. C’est parfois fabuleux comme je suis stupide^^.

Bon, du coup, évidemment, pas d’intro sur ma vie ni de blague sur Moundir et Eve Angeli (les pauvres, ils ont déja suffisamment morflé comme ça…), nous irons directement à l’essentiel (mais c’est toi l’essentiel !)

Comme vous l’avez certainement lu dans la plupart des magazines people, j’étais il y a deux semaines au Forum des images, pour assister à la première saison, très réussie, du festival Séries Mania (avec entre autres intégrale de la saison 2 de Mad Men au bras de Syracuse Cat). En passionné des TV shows que je suis, j’ai toujours pensé que les séries étaient tellement ancrées dans le quotidien de notre génération qu’on pouvait dresser un portrait de chacun de nous à partir des seules séries qu’on suivait.

Si vous voulez vous amusez à essayer sur moi, ça donne:

Mad Men & Lost (catégorie vénération éternelle) ;
The Big Bang Theory & How I Met Your Mother (catégorie sitcom de 20 minutes le mardi soir après le taf) ;
Chuck & Glee (catégorie feel-good show) ;
Saturday Night Live (inclassable…)

Bon, au final, c’est pas terrible : une série qui ne cesse de se casser la gueule, deux qui s’arrêtent définitivement dans quelques semaines, et une autre dont la prochaine saison ne passe que dans trois mois… Vous l’aurez donc compris, ce festival (là, le truc juste au-dessus dont j’ai commencé à vous parler, j’ai même mis une grande image pour que vous voyiez ! Bordel, mais vous suivez vraiment rien, quoi…) était l’occasion de découvrir un ou deux nouveaux shows sympas.

Pour le coup, j’aurais pu tomber dans la facilité, genre commencer The Wire ou À la maison blanche, mais je continue à me persuader de garder ces séries pour un peu plus tard, quand je serai un peu moins con (j’ai encore de l’espoir à ce niveau là, je ne me l’explique pas…)

Toujours est-il qu’à la place de toutes ces illustres séries, j’ai décidé de m’intéresser à la série qui clôturait le festival : How to make it in America.

Pour planter le décor, trois mots : Home Box Office, plus communément appelé HBO. Pour situer, HBO, c’est Six Feet Under, Oz, Rome, Entourage. Du lourd quoi. Mais depuis quelques mois, HBO, c’est donc également How to make it in America.

HTMIIA, c’est d’abord une intro magique, qui ressemble à peu près à ça :

J’insiste sur cette intro, car elle ne montre aucun des persos de la série. Et pour cause : New York EST le personnage central de cette série, un peu à la manière de Manhattan de Woody, ou de La 25e heure, de Spike Lee.

!! Attention, pour vous tenir au courant de l’évolution de l’article, j’étais bien parti, j’étais pas trop mal inspiré, et là, depuis 15 minutes, c’est le drame, je suis endormi devant mon Mac, aussi dubitatif que Mickael Vendetta lisant du Shakespeare^^ !!

Toyboy depuis quelques minutes...

Ça vous va ou pas, si je reste sympa, que je vous mets le lien Wikipedia de la série, et que je retourne vaquer à mes occupations? (Mon Dieu, soit c’est moi, soit cet article devient de plus en plus un grand n’importe quoi généralisé :-D).

Non ? Bon, OK, on se reprend, on est motivé et concentré, l’apéro arrive dans peu de temps.

Je disais donc : New York EST le personnage central de cette série. La grosse pomme fait donc graviter, durant 8 épisodes de 25 minutes (seule la première saison est sortie, on attend des nouvelles de la seconde…), deux personnages principaux : Ben Epstein et Cam Calderon

Cam à droite, Ben à gauche

Ben et Cam sont plus ou moins paumés dans la vie et dans la ville. Ils ont globalement la trentaine, n’ont toujours rien fait de leur vie, tandis qu’autour d’eux, ils ne peuvent que constater que leurs amis et autres connaissances commencent peu à peu à faire leur vie et à concrétiser leurs projets. Mais bon, ils continuent d’avancer, en se disant qu’un jour, la réussite tombera peut être du bon côté, le leur.

En attendant, ils n’ont pas de diplôme, pas vraiment de piston, bref, pas de quoi devenir Steve Jobs en un jour… Qu’à cela ne tienne, car ils ont un sacré système D, se complètent à merveille, et ont du culot en quantité illimitée.

Par conséquent, durant les huit épisodes de la première saison, on assiste, à travers le parcours de notre duo de bras cassés, à la problématique suivante : Comment se débrouiller dans le labyrinthe de New York quand on a des idées (pas toujours bonnes) mais qu’on n’a pas un cent en poche ?

Et mine de rien, malgré une trame pas démentielle et surtout, pas forcément novatrice (sans pour autant avancer le manque d’originalité, la nuance est ténue !), ce show a de quoi vous scotcher, pour pas mal de raisons:

1) New York : comme je l’ai dit précédemment, New York est MAGISTRALEMENT filmé. Je veux dire par là que durant 25 minutes, on est littéralement À L’INTÉRIEUR de la ville. Après, cette ville peut, ou non, vous fasciner (c’est mon cas, comme vous pouvez le deviner), mais toujours est il qu’avec cette série, on devient rapidement accro à notre shot hebdomadaire de Big Apple. Et ce, d’autant plus qu’on n’est pas ici dans un New York de carte postale, avec aller retour dans Manhattan, mais plutôt dans un New York réaliste au possible, avec tous ses à côtés qu’on a plus de chances de croiser dans un film de Spike Lee que dans le dernier How I Met Your Mother.

2) Les personnages. Mis à part les deux persos principaux, déjà très efficaces à eux deux, on retrouve également une demi-douzaines de characters particulièrement bien écrits, et trouvant parfaitement leur place dans la série : au choix, on croise donc l’ex de Ben dont il ne s’est toujours pas remis (moi non plus…), sa boss complétement délurée, son pote trader tout droit sorti d’un film de Judd Apatow, ou encore sa sœur arty, tendance 11/10 sur l’échelle de la classe, et directrice d’une galerie d’art. Bref, pas mal de potentiel pour la saison 2, et déjà un attachement certain à la plupart des membres du casting.

3) Last but not least : une BO juste hallucinante, avec, en vrac, Dan Black, Wave Machine, Florence and the Machine, Phoenix et Bag Raiders. Surtout on est parfaitement dans l’ambiance, les morceaux sont choisis au millimètre près pour coller avec la situation, le tout est clairement impressionnant. Si vous n’êtes pas convaincuS (mais vous l’êtes forcément, puisque vous êtes déja captivés par mon article. D’ailleurs, je suis sûr que je pourrais tout autant vous captiver en vous parlant de l’invention du bic rétractable…), écoutez ceci, clairement une des meilleurs covers que j’ai pu entendre, de la part des XX:

En définitive, voila une série qui ne figurera certes probablement pas dans mon panthéon, mais peu importe : en seulement 8 épisodes, elle m’a rappelé à quel point quelques persos bien écrits, une ville filmée à la perfection et un ou deux morceaux sympas au passage, pouvaient créer une dynamique et donner une vraie personnalité à une série, quel que soit le manque de nouveauté du pitch.

Si vous cherchez une ou deux nouvelles séries pour rentabiliser votre absence de vie sociale certains soirs de la semaine, laissez une chance à HTMIIA de vous convaincre : au pire, vous n’aurez perdu que 8*25 minutes de votre misérable et pathétique vie (Merde, Raniver, tu déconnes, c’est contagieux ton truc :-D), et au mieux, vous aurez l’impression d’avoir gagné un voyage gratuit pour la grande pomme. Cheers!

PS : Si l’article parait bâclé (croyez-moi, il l’est :-D), c’est non pas par manque de temps, mais évidemment par flemme généralisée. J’en suis sincèrement désolé, mais c’est pas pour autant que je me rattraperai la prochaine fois^^.

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6 commentaires leave one →
  1. 28 avril 2010 16:32

    bonne série, y’a un mix special HTMIIA a telecharger gratuitement à cette adresse

  2. 28 avril 2010 16:35

    bn article ! le lien vers un mix des musique de la série a telecharger gratuitement

  3. 29 avril 2010 18:28

    « Si l’article parait bâclé… » : Déjà quand l’éditrice fait son travail, ça va mieux. Mais ce n’est pas ma faute, je passe mes journées enfermée dans un placard à balai.
    Pour revenir à ton propos (je sais que tu y tiens) et, accessoirement, arrêter de raconter ma vie (parce que tu as dû avoir ta dose hier et que les autres s’en fichent un peu, et ils ont bien raison), ça me fait quand même vachement penser à Flight of the Conchords, mais le décalage culturel en moins. FOTC, qui est aussi une production d’HBO, que le Dieu des Médias les bénisse.

    • Toyboy permalink
      29 avril 2010 21:57

      « Déjà quand l’éditrice fait son travail, ça va mieux. Mais ce n’est pas ma faute, je passe mes journées enfermée dans un placard à balai. »

      Thanks, Dear, j’espère ne pas t’avoir laissé trop de boulot!

      « arrêter de raconter ma vie (parce que tu as dû avoir ta dose hier et que les autres s’en fichent un peu, et ils ont bien raison) »

      Tu sais bien que je me lasserais jamais de t’entendre raconter ta vie, ma belle 😉

      (Toyboy, quasi en pleurs après avoir revu Rio Bravo ce soir… Pour la peine, parce que je vous aime bien, http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/rifle%20dean%20martin%20rio%20bravo )

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