Skip to content

Le ciné du samedi soir : Good Heart

13 avril 2010

Déçu par l’accueil qui m’avait été réservé il y a de ça une semaine dans un complexe dont je tairai le nom, je me suis rendu dans un autre cinéma que je porte dans mon cœur (oui, je fais dans le lyrique…) : Le Luxy à Ivry S/Seine. Ce petit cinéma fort sympathique fête ce mois ses trente ans ! Je pense que les plus cinéphiles d’entre-vous connaissent déjà cette (ou plutôt « ces » deux) salle et ses tarifs très très gentils. La programmation de ce cinéma est variée : du plus fameux blockbuster états-unien au plus intimiste film ouzbek.

Cette fois-ci, c’est à un film islandais, se déroulant à Brooklyn, auquel j’ai assisté.

Une belle découverte que, The Good Heart, film de Dagur Kari, « réalisateur multilingue » puisqu’il a tourné en danois (Nói albínói, 2002), en islandais (Dark Horse, 2005), et pour la première fois en anglais (The Good Heart, 2009). Il faut également savoir que D. Kari est né en France ! Quel joli pot pourri ! Je ne connaissais absolument pas ce réalisateur, relativement jeune (né en 1973) et dont le dernier film reflète une maturité et une expérience de la vie certaines. D’ailleurs, son art a rapidement été reconnu, puisque son court-métrage de jeunesse Lost Weekend (1999) fut récompensé de 11 prix différents à l’occasion des divers festivals de cinéma.

The Good Heart est une histoire à laquelle j’ai été sensible. C’est une histoire basée sur la dualité : deux hommes, deux cœurs, l’espoir et le désespoir, le partage et l’égoïsme, l’amour et la solitude… Un sans domicile, vivant sous le Pont de Brooklyn et un patron d’un bar (lieu à ne surtout pas confondre avec quelque brasserie, café ou autre pub…) de Brooklyn se rencontre à l’hôpital. Le jeune Lucas a un grand cœur, mais il est fatigué de vivre… Au contraire, Jacques le patron du bar, a un cœur malade (cigarettes, angoisse, broyage de noir…) mais il ne veut surtout pas mourir ! Pourtant, après cinq attaques cardiaques, on peut s’attendre au pire… Une peur le ronge : que son bar meurt en même temps que lui. Aussi il décide d’initier son jeune compagnon à l’art consistant à tenir un bar.

Aussi, les deux hommes apprennent à se connaître et à vivre ensemble. Leurs différences de caractère donnent lieu à des scènes aussi comiques que dramatiques. Les mots entre les deux hommes sont comptés et leurs jeux se basent sur la retenue et le non-dit…

L’ambiance, par la lumière, le choix de la bande originale (composé par le réalisateur, lui-même membre du groupe Slowblow) intègrent le film à la manière d’énièmes personnages. Personnellement, ces caractéristiques me rappellent celles de films des années 60s-70s, tel Voyage au bout de l’enfer / The Deer Hunter (un film qui n’a pourtant rien à voir avec The Good Heart, si ce n’est l’ambiance).

Le film suit une logique de boucle, puisque nous retrouvons régulièrement et alternativement nos héros à l’hopital, au bar, de nouveau à l’hopital, de nouveau au bar, etc. Là-bas ils ne sont pas seuls, puisque le bar ne sert pas les étrangers (le nombre d’acteurs est donc restreint), et à l’hôpital, c’est toujours le même personnel qui s’occupe de Lucas et de Jacques.

Allez voir ce film pour une émouvante leçon de vie, pleine d’espoir, et dans laquelle chacun apporte son regard, son expérience, son histoire.

Advertisements
2 commentaires leave one →
  1. Lien Rag permalink*
    14 avril 2010 11:28

    Ça a l’air sympa, j’irai le voir si il passe dans mon petit cinéma.

  2. stef808 permalink
    15 avril 2010 19:47

    N’hésite surtout pas monsieur 🙂 C’est un film qui sort des sentiers battus ! Et au passage, écoute « Slowblow » ça déchire son slibbard

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :