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Fantasy et imagination : L’Histoire Sans Fin – Die Unendliche Geschichte par Michael Ende (1)

5 avril 2010

Les passions humaines ne s’expliquent pas. Ceux qui sont passionnés de quelque chose ne peuvent pas être compris par ceux qui mènent une vie sans passion. Il existe des hommes qui donnent leur vie pour accomplir des exploits. D’autres font tout pour conquérir la femme de leur vie, qui leur reste indifférente. Certains se détruisent à cause de leur incapacité à céder à leurs pulsions et plaisirs futiles. Il en existe aussi qui se dévouent entièrement à un objectif impossible à réaliser. Il y en a qui pensent qu’ils ne pourront trouver le bonheur que dans un autre endroit et consacrent toute leur vie à le rechercher. Ainsi, les passions sont aussi diverses que les personnes.

Bastien a la passion de la lecture, et c’est un garçon qui est exactement comme moi : timide, moche, complexé, et fréquemment persécuté par les autres. Le hasard va mettre sur son chemin un livre extraordinaire, et la curiosité va le pousser à le lire. Dès lors, il va entrer dans l’histoire sans fin, car ce livre n’a pas d’histoire déjà écrite, c’est le lecteur qui construit l’histoire au fur et à mesure qu’il lit le livre.

Moi, j’ai découvert L’Histoire sans fin pour la première fois grâce aux adaptations cinématographiques. Le premier film est sorti en 1984, je l’ai vu dans les années 1990. La notion du Néant m’y taraudait. J’ai vu la suite, L’Histoire sans fin 2, sortie au cinéma en 1991, bien que cette suite soit moyenne selon moi, et je ne vous parle même pas du 3 ! Ce sont donc les films, enfin surtout le premier, qui m’ont fait découvrir cette œuvre, et m’ont ensuite incité et poussé à lire le roman.

L’auteur du roman : Michael Ende

Auteur allemand, Michael Ende a publié en 1979 son extraordinaire roman L’histoire sans fin, dont le titre original est Die Unendliche Geschichte. J’ai d’ailleurs lu le roman dans sa version d’origine, vu que c’était ma première langue au collège, puis au lycée, et je me suis souvent servi de cette œuvre pour reprendre des expressions dans mes dissertations en allemand.

Ce que représente ce roman pour la fantasy :

L’histoire sans fin est une authentique apologie de la fantasy. Michael Ende a démontré que l’imaginaire est primordial à la vie humaine et qu’il est funeste de l’exclure. C’est pourquoi la lecture permet à l’imaginaire de fortement s’enrichir, et c’est précisément ce que ce livre nous apporte. Michael Ende est parvenu à défendre la cause de la fantasy en Allemagne, et dans tout le reste du monde, puisque son œuvre a convaincu toute l’humanité.

Structure de l’œuvre :

Le roman se compose de 26 chapitres numérotés et d’un prologue, qui introduit le personnage de Bastien dans le monde réel. Les 26 chapitres sont numérotés de A à Z et correspondent au livre de l’histoire sans fin, que va lire le protagoniste. Donc L’histoire sans fin est un roman contenant lui-même un roman intitulé L’histoire sans fin : c’est un livre dans un livre. Si cela peut sembler difficile à comprendre, c’est justement parce que L’histoire sans fin n’est pas un roman comme les autres : l’histoire sans fin se construit au fur et à mesure de la lecture et de l’imagination de Bastien.
Dans le roman, le prologue présente un titre à l’envers, et il faut un miroir pour pouvoir le lire à l’endroit :

Inhaber: Karl Konrad Koreander*

Si ce titre est placé à l’envers dans le livre, c’est parce qu’il est expliqué dès le début du prologue qu’il s’agit de la devanture de la librairie de Koreander telle qu’elle est vue de l’intérieur. Quand on lit le roman pour la première fois, on ne se rend pas compte de toutes les clés délivrées par le prologue, car on ne sait rien de l’histoire sans fin. Ce livre change à chaque nouvelle lecture, et Bastien en fait une « nouvelle version » en le lisant. On reparlera du prologue plus loin dans l’article.

Bicoloration du roman

Le livre est écrit en deux couleurs, rouge pour le monde réel et vert pour le monde imaginaire, celui de Phantasia. Autrement dit, le livre L’histoire sans fin lu par Bastien est celui que le lecteur (vous et moi) lit (puisque Bastien est lui-même un lecteur), et il est donc écrit dans la couleur verte du monde imaginaire narré par L’histoire sans fin. Le livre L’histoire sans fin qui se « détache » de Phantasia et qui comporte l’inclusion de Bastien (ou tout autre lecteur) dans les pages de L’histoire sans fin est celui qui englobe l’histoire imaginée par le lecteur (toujours vous et moi) et il est donc écrit dans la couleur rouge du monde réel.
De ce fait, le livre que nous, lecteurs, lisons a potentiellement le même « pouvoir » sur nous que sur Bastien : celui de nous transporter dans le monde imaginaire de Phantasia dont nous reviendrons changés.

Avant de lire la suite :

Pour L’histoire sans fin, il n’existe aucun spoiler à proprement parler, car ce roman est particulier à chaque lecture, à chaque lecteur. As-tu déjà lu un livre deux fois ? Les livres changent à chaque nouvelle lecture.
Plus sérieusement, je ferai dans l’article suivant  un comparatif entre les adaptations cinématographiques et le roman, et donc il est nécessaire que je révèle certains éléments importants du roman pour appuyer le comparatif.
Donc, si vous n’avez pas encore lu ce roman (ce serait vraiment incroyable, à moins de vivre dans une grotte…), alors vous pouvez passer cette partie « spoiler » et aller directement à la suite.

L’intrigue du roman

//————————————// Attention : spoiler ^^ //———————————————//

Bastien Balthazar Bux est un garçon âgé d’une douzaine d’années ; il est réservé, complexé et fréquemment victime des méchancetés de ses camarades de classe. Il vit seul avec son père, car sa mère est décédée. À force de lire beaucoup pour échapper à la cruelle réalité, Bastien vit dans son monde imaginaire.

Un jour, dans le grenier de son école, Bastien commence la lecture d’un livre qu’il a emprunté dans la librairie de Karl Konrad Koreander où il s’était réfugié pour échapper à des élèves de son école qui le menaçaient. Koreander, le libraire, l’avait pourtant prévenu que ce livre n’était pas un livre comme les autres, puisque ces derniers sont sans danger. Le livre en question s’intitule L’Histoire sans fin
Le monde décrit dans L’histoire sans fin est Phantasia (Phantasien en allemand). Phantasia est le monde de la fantaisie : chacune de ses parcelles, chacune de ses créatures fait partie des rêves et des espoirs de l’homme.
Mais Phantasia est ravagé et détruit par un danger mystérieux : le Néant.

La Jeune Impératrice est la souveraine, le cœur de Phantasia. Elle n’appartient pas aux habitants de ce monde – tout en y appartenant quand même (concept difficile à comprendre comme ça, il faut lire le roman pour saisir la substantifique moelle de cette nuance). Sans elle, Phantasia ne peut pas exister.
Quatre messagers, Uckück le petit homme, Blubb le feu follet, Pjörnrachzarck le mangeur de pierre et Wuschwusul le Nachtalb se retrouvent dans la forêt de Haule, en direction de la tour d’Ivoire : les habitants de Phantasia veulent demander l’aide de la Jeune Impératrice, mais celle-ci est malheureusement atteinte d’une maladie incurable, maladie qui semble être liée à ce Néant…
Cairon est le conseiller de l’Impératrice. C’est un centaure noir et le plus grand médecin de tout Phantasia, mais il n’est pas en mesure de soigner la maladie de la Jeune Impératrice. Celle-ci ordonne à son conseiller de partir à la recherche d’Atréju, un grand guerrier chasseur, en particulier de buffle pourpre, appartenant aux peaux-vertes. Lorsque Cairon le trouve avec certitude, il lui donne la tâche de trouver un moyen de sauver l’Impératrice avec l’aide de l’Auryn, l’insigne de l’Impératrice, un médaillon qui protège le porteur de toutes les magies et sortilèges de Phantasia. Il permettra également à Bastien de réaliser ses désirs.

Um seinen Hals hing an einer Kette ein großes goldenes Amulett, auf dem zwei Schlangen zu sehen waren, eine helle und eine dunkle, die einander in den Schwanz bissen und ein Oval bildeten.*

Sur sa route, Atréju croisera Morla, l’ancienne tortue géante, Ygramul, l’araignée géante, Fuchur, le dragon porte-bonheur, les gnomes Urgl et Engywuck avant de franchir les trois portes magiques pour trouver Uyulala, l’Oracle Sudérien, la voix du silence, qui l’enverra à la recherche des limites de Phantasia et à la rencontre de Gmork, le loup-garou. C’est à cette occasion que la vraie nature de Phantasia et du Néant lui sera révélée, ainsi que le moyen de sauver l’Impératrice.

Quand Fuchur conduit Atréju à la Tour d’Ivoire pour annoncer à l’Impératrice qu’il n’a pas réussi à trouver un enfant des hommes pour la sauver, celle-ci lui signale qu’il a mené sa mission avec succès : l’enfant des hommes est avec lui, car Bastien a partagé ses péripéties. S’il ne se manifeste pas, c’est parce qu’il ne sait pas que c’est lui le Sauveur, ou qu’il n’y croit pas.
La Jeune Impératrice est ainsi contrainte de recourir à des mesures drastiques pour que Bastien comprenne l’importance de son rôle dans l’histoire. Elle se rend alors à la Montagne Errante, où un vieil homme note tout ce qui se passe dans Phantasia et tout ce qu’il note se produit : il est le chroniqueur. Sur la demande de l’Impératrice, le vieil homme commence à lire sa chronique depuis le début. Il s’avère que L’histoire sans fin ne commence pas avec la forêt de Haule et les quatre messagers, mais avec Bastien au moment où il entre dans le magasin de Koreander. Au moment où la Jeune Impératrice prie le Vieux de la Montagne Errante de raconter de nouveau L’histoire sans fin, un nœud infini apparaît : une forme d’histoire sans fin que Bastien n’avait pas eu à l’esprit quand il voulait obtenir absolument le livre. C’est seulement en donnant un nom à la Jeune Impératrice qu’il peut lui-même franchir le nœud : Bastien crie alors le nouveau nom de l’Impératrice : « Enfant-Lune ».

Der Alte schrieb und sagte:
»Wenn die Unendliche Geschichte sich selbst enthält, dann geht die Welt in diesem Buch zunichte!«
Und die Kindliche Kaiserin antwortete:
»Doch wenn der Held sich uns gesellt, kann neues Leben sprießen. Er muß sich jetzt entschließen!«*

L’Enfant-Lune concède alors l’Auryn à Bastien et lui demande de faire des vœux, dans le but de reconstruire Phantasia, car plus Bastien utilisera son imagination pour faire des vœux, plus Phantasia deviendra un monde merveilleux. Alors, Bastien crée Perelin, une forêt crépusculaire, puis Goab, un désert de couleurs, où il croise Graograman, gardien de ce lieu, un lion de flammes qui se transforme en Pierre figée la nuit venue. Le désert disparaît alors laissant place à Pelerin. Graograman parle à Bastien du Temple des Mille Portes menant n’importe où dans Phantasia et il lui offre une épée magique, que Bastien nomme Sikanda.

»Ich möchte aus dieser Wüste hinaus«, erklärte Bastian, »kannst du mich hinausbringen?«
Graogramán schüttelte die Mähne.
»Das, Herr, ist für mich unmöglich.«
»Warum?«
»Weil ich die Wüste mit mir trage.«*

Bastien rejoint donc le Temple des Mille Portes et arrive ainsi à Amarganth, la ville d’argent, où a lieu une compétition. Bastien reconnaît parmi les participants Atréju accompagné de Fuchur. Il rencontre également des chevaliers tels que Hynreck, Hysbald, Hykrion et Hydorn qui deviendront ses compagnons de route.

Bastien part délivrer les trois chevaliers prisonniers à la Main Voyante. C’est la demeure d’une sorcière nommée Xayide. Des gardiens de métal creux surveillent son château, mais Bastien va les vaincre à l’aide son épée Sidanka. Xayide offre à Bastien une ceinture qui rend invisible. Celui-ci la nomme « Ceinture Gemmai ». Xayide peut diriger le vide (comme le creux de ses gardiens de métal) avec la force de sa volonté, et elle escompte qu’elle peut aussi diriger Bastien comme une marionnette qui oublie de plus en plus qui il est vraiment. En effet, au fur et à mesure que Bastien vit dans Phantasia, il a de plus en plus envie de faire des vœux et par conséquent oublie petit à petit son propre monde. Atréju mesure la gravité de cette situation, mais Bastien ne partage pas son opinion, et la sorcière Xayide se réjouit de l’apprendre. En vérité, elle veut elle-même devenir la souveraine de l’empire. Avec le temps, Bastien va finir par changer de camp et se mettre aux côtés de la sorcière, car il ne fait plus confiance à Atréju ni à Fuchur, qui ne souhaitent que lui faire entendre raison.

La grande bataille de la Tour d’Ivoire est la conséquence de ce retournement de situation. Bastien triomphe et blesse Atréju ; Xayide est tuée.

»Du bist wahnsinnig«, antwortete Atréju, »du hast nichts geschaffen. Alles verdankst du der Kindlichen Kaiserin!Gib mir AURYN!«
»Hol es dir!« sagte Bastian, »wenn du kannst.«
Atréju zögerte.
«Bastian«, sagte er, »warum zwingst du mich, dich zu besiegen, um dich zu retten?«
Bastian riß an seinem Schwertgriff, und mit seiner riesigen Kraft gelang es ihm tatsächlich, Sikánda aus seiner Scheide zu ziehen, ohne daß es ihm von selbst in die Hand sprang.*

Finalement, Bastien rencontre un singe nommé Argax en faisant un voyage dans la ville des Anciens Empereurs, où il prendra conscience de la fatalité désastreuse qui l’attend : les Anciens Empereurs ont sombré dans la démence après avoir essayé de régner sur Phantasia, restant ainsi pour toujours captifs de ce monde. Bastien souhaite alors rentrer dans son propre monde et redevenir celui qu’il était auparavant. Pendant son trajet, Bastien fait la connaissance de dame Auióla, et comprend que son vœu le plus cher, son véritable désir, est d’aimer. Aimer son père.

»Dame Aiuóla«, fragte Bastian ebenso leise, »du hast versprochen, wenn der rechte Augenblick gekommen ist, willst du mir sagen, was ich vergessen mußte, um meinen letzten Wunsch zu finden. Ist jetzt der rechte Augenblick gekommen?«
Sie nickte.
»Du mußtest Vater und Mutter vergessen. Jetzt hast du nichts mehr als deinen Namen.«*

Toutefois afin de rentrer dans son monde, Bastien doit récupérer un rêve oublié, celui de son père, qu’il trouve dans une image mise dans la glace (le père de Bastien est devenu froid envers lui depuis la mort de sa femme) dans la Mine aux Images où il sera guidé par le mineur Yor. Et pour rendre sa mémoire sensible, il brûle la lumière de la pierre Al’Tsahir qui lui a été donnée pour autre chose.

Et pour sa dernière quête, Bastien ira aux Eaux de la Vie pour rentrer chez lui. Atréju et Fuchur l’y attendent car ils savaient qu’un jour ils se retrouveraient là. Bastien retourne alors dans son monde.

Quand Bastien veut s’excuser auprès de Koreander pour le vol du livre, celui-ci ne se rappelle pas avoir jamais possédé le livre. Pourtant Bastien apprend que Koreander était aussi autrefois voyageur de Phantasia : le vieil homme raconte alors à Bastien qu’il peut retourner à Phantasia, aussi souvent qu’il le souhaite,  tant qu’il trouve des nouveaux noms pour la Jeune Impératrice. Koreander révèle que Phantasia a beaucoup d’autres portes et aventures. Mais ça, c’est une autre histoire, qui vous sera racontée une autre fois…

Aber das ist eine andere Geschichte und soll ein andermal erzählt werden.

//——————————————-// Fin du spoiler //—————————————————//

Le prologue

Revenons brièvement sur le prologue ! Bastien a subtilisé le livre L’histoire sans fin dans la librairie de Koreander, et dans ce livre qu’il a lu, il n’y a pas de prologue. C’est normal, car Bastien n’ayant pas encore lu L’histoire sans fin et donc n’ayant pas encore construit Phantasia, ce chapitre n’existait donc pas encore.
Une fois que Sébastien est allé rendre le livre à Koreander, ce chapitre est apparu car il est présent dans le livre relu par le vieillard de la Montagne Errante de Phantasia, ce qui signifie que ce dernier lit et écrit non pas le livre volé par Bastien mais bien celui que le lecteur (vous et moi) a entre les mains.

Quelques mots sur le Néant

L’histoire sans fin aborde cette notion avec des métaphores.
Le Néant représente la cupidité, l’avidité de l’homme. En effet, dans le roman, Bastien peut obtenir tout ce qu’il veut en faisant des vœux grâce à l’auryn, de ce fait l’avidité monte en lui : il en veut toujours plus, et ne cesse de faire de plus en plus de vœux-désirs.
Malheureusement pour lui, les vœux qu’il fait ne sont pas gratuits : il perd un de ses souvenirs à chaque vœu réalisé. De ce fait, Bastien perd peu à peu la mémoire, il oublie tout et devient amnésique : le vide, c’est-à-dire le Néant, emplit sa tête, remplaçant ainsi sa mémoire, ses souvenirs, ses rêves.
Ainsi, plus l’homme devient arrogant et ambitieux et plus le Néant gagne du terrain.
Au début de l’histoire, Bastien lit le livre et Phantasia est détruit par le Néant, car à ce moment de l’histoire Phantasia n’est pas encore nourrie par l’imagination de Bastien qui ne fait que commencer sa lecture.
Lorsque Bastien a donné un nouveau nom à la Jeune Impératrice, « Enfant-Lune », l’imagination de Bastien va alors reconstruire Phantasia. Mais le Néant existe toujours, par le « vide » que peut contrôler la sorcière Xayide.
Je pense que Xayide, étant l’ennemie de Phantasia, n’est qu’une représentation corporelle de ce que pourrait être le Néant.
C’est pourquoi le roman de Michael Ende, L’Histoire sans fin, souligne la question des valeurs qui doivent vraiment être essentielles : donner un sens à sa propre existence.

Conclusion

Avez-vous remarqué la triple allitération des lettres initiales des noms respectifs de Karl Konrad Koreander (KKK) et Bastien Balthazar Bux (BBB) ?
Avez-vous remarqué la ressemblance entre les personnages de Phantasia et ceux du monde réel ? Peut-être que la deuxième porte menant à l’Oracle Sudérien vous révélera votre image dans Phantasia… 
À vous de le découvrir en lisant le roman !
Vous êtes-vous demandé si en ce moment même un lecteur est en train de lire L’histoire sans fin dans laquelle vous-même êtes le remplaçant de Bastien ? Le premier chapitre serait du genre : « Alors que Lecteur (vous par exemple) parcourait cet article, il remarqua le livre de L’histoire sans fin et commença sa lecture : ainsi il ouvrit une nouvelle « version » de L’histoire sans fin… ».
Et j’aimerais vous dire qu’on appartient tous à une histoire sans fin, et que chacune de nos vies respectives n’est peut-être qu’une histoire racontée dans une histoire où notre existence n’est possible que grâce à l’imagination d’un lecteur 
Il y a encore énormément de points concernant le roman de L’Histoire sans fin que je n’ai pas abordés dans cet article, mais ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois.

Nombre d’entre vous connaissaient déjà L’histoire sans fin via les films adaptés du roman. Je vous donne donc rendez-vous pour le deuxième article consacré aux différentes adaptations cinématographiques et télévisuelles.

Traductions des citations (par Raniver et Syracuse Cat) :

Propriétaire : Karl Konrad Koreander

Autour de son cou, pendait à une chaîne une grande amulette d’or sur laquelle on voyait deux serpents, un clair et un sombre, qui se mordaient la queue et formaient un ovale.

Le vieux [NdT : de la montagne errante] écrivait et dit : « Si l’histoire sans fin se contient elle-même, alors le monde de ce livre va être réduit à néant ! »
La Jeune Impératrice répondit : « Pourtant si le héros se joint à nous, une nouvelle vie peut commencer. Maintenant, il doit se décider! »

« Je voudrais sortir de ce désert, expliqua Bastien. Peux-tu me guider ? »
Graogramán secoua sa crinière :
« Cela, m’est impossible, Seigneur.
– Pourquoi ?
– Parce que je porte le désert avec moi. »

« Tu es fou, répondit Atréju. Tu n’as rien créé. Tu dois tout à la Jeune Impératrice ! Donne-moi l’AURYN !
– Viens la prendre, si tu peux ! dit Bastien. »
Atréju hésita.
« Bastien, dit-il, pourquoi me forces-tu à te vaincre pour te sauver ? »
Bastien empoigna son épée, et avec sa force immense, il réussit à tirer Sikánda de son fourreau sans qu’elle lui saute d’elle même dans la main.

« Dame Aiuóla, demanda Bastien à voix basse, tu as promis, quand le moment serait venu, de me dire ce que j’ai dû oublier pour trouver mon dernier désir. Est-ce que le bon moment est venu ? »
Elle hocha la tête :
« Il t’a fallu oublier père et mère. Maintenant, tu n’as plus rien que tes noms. »

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13 commentaires leave one →
  1. Toyboy permalink
    5 avril 2010 14:34

    « c’est un garçon qui est exactement comme moi : timide, moche, complexé, et fréquemment persécuté par les autres. »

    « J’ai perdu l’espoir de vivre à cause d’une atroce constatation : la vie m’a foudroyé de désespoir et de souffrances me faisant sombrer dans une douleur intense éternelle. »

    « Caractère : Un homme habitué au désespoir quotidien et à la désillusion de sa vie déprimante. »

    « Dans la vie, il y a des gens qui, comme moi, côtoient le désespoir quotidiennement en étant rongé par une existence insignifiante, et en se demandant quel est le sens de leur vie. »

    Stoooooooooop^^. Je sais pas, moi, sors, va découvrir le monde, va boire un ou deux mojitos dans n’importe quel pub du 5ème et drague la serveuse au passage, cours prendre un bain de soleil au jardin du luxembourg, achète toi l’intégrale de « Calvin et Hobbes » sur Ebay… Je t’aime bien, Raniver, mais sérieusement, ça déprime de lire tes articles, quoi 😀

    • 6 avril 2010 08:41

      C’est Pâques aussi, par besoin d’être catholique pour se gaver de chocolat^^

    • Raniver permalink
      6 avril 2010 10:00

      Tu envisages de nous préparer un article sur la série de BD Calvin et Hobbes de Bill Watterson ? ^^

      • Lib permalink
        6 avril 2010 10:10

        Si Toyboy ne le fait pas, je m’en charge ^^

      • Raniver permalink
        6 avril 2010 12:46

        Avec Calvin et Hobbes, l’humour sera au rendez-vous 😉
        Si tu fais un article dessus, est-ce que ce sera pour toi le premier dans la catégorie BD ? ^^

      • Lib permalink
        6 avril 2010 15:29

        Je crois bien, oui 🙂 Tu sais, moi, sortie de Calvin et des Tuniques bleues, je ne suis pas très BD :p

  2. Toyboy permalink
    6 avril 2010 18:51

    « Tu envisages de nous préparer un article sur la série de BD Calvin et Hobbes de Bill Watterson ? ^^ »

    Why not! J’avoue que la perspective de déterrer mes vieux albums de C&H et me replonger dedans m’est plutôt sympathique:-). Et puis, c’est un peu une enoooorme madeleine de Proust pour moi, vu qu’au collège, j’utilisais un peu toutes les techniques de Calvin pour pourrir la vie des gens qui ressemblaient un peu trop à Susie …j’avais fait adhérer plein de monde au D.É.F.I. (Dehors Énormes Filles Informes), à l’époque^^.

    Enfin bref, je dit ça, mais avec ma flemme légendaire, si j’ai toujours rien planifié dessus d’ici une quinzaine de jours, Lib aura le champ libre pour nous parler de la seule BD pour laquelle je serais prêt à lire l’article^^ (j’avoue je ne suis vraiment pas DU TOUT BD, mais c’est pas grave, ç’est bien, parfois, d’avoir des articles écrit par des néophytes, ça change un peu ;-))

    • Raniver permalink
      7 avril 2010 05:55

      La relation entre Susie et Calvin est-elle représentative des relations entre les garçons amoureux qui refusent de l’admettre et les filles ?
      Un garçon amoureux d’une fille, est-il un garçon qui va rejoindre le D.É.F.I. (Dehors Énormes Filles Informes), l’organisation secrète anti-filles inventée par Calvin et Hobbes ? 😀

      • 7 avril 2010 12:19

        Tu poses de ces questions, parfois…^^

        Toyboy, je te suggère d’intituler ton article « Analyse pédo-psycho-sociologique des relations entre les représentants des deux genres dans Calvin & Hobbes », comme ça, on saura enfin si les petits cons qui nous tiraient les couettes et soulevaient nos jupes étaient en réalité des amoureux transis. Merci d’avance ! 😀

    • Iwayado permalink
      9 avril 2010 18:01

      Je sais que ce n’est ni le lieu ni le moment (désolée Raniver de squatter ton article mais c’est la discussion sur Calvin et Hobbes qui m’y fait penser) mais j’ai trouvé la catégorie qu’il manque à ce blog : la catégorie Nanard.

      ToyBoy, je comptes sur toi 🙂

      • Toyboy permalink
        9 avril 2010 19:47

        Je suis désolé, Ywayado, de pousser un coup de gueule, ne m’en veux pas, mais ce n’est clairement ni le lieu ni le moment…Faut quand même pas déconner.

        Bon, sinon, oui, j’y pense fortement. Si Légion est aussi splendide qu’il en a l’air, le premier article de cette catégorie lui sera surement consacré^^. (tu sais que je fondes de très treès grands espoirs pour ce jeudi. On m’a même raconté que le film manquait de budget et que du coup, t’avais l’impression qu’ils avaient coupé le scénario en plein milieu).

      • Toyboy permalink
        9 avril 2010 19:49

        Putain, je me lasse toujours pas de ce synopsis, quoi….

        « Que se passe-t-il quand Dieu perd foi en l’humanité et envoie une légion d’anges pour exterminer la race humaine ? Un groupe de résistance se constitue en plein désert autour de l’archange Michael… »

        Tant de potentiel, ma jeune amie, tant de potentiel^^

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