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Dead Like Me

6 mars 2010

Vous vous souvenez, au tout début de ce blog, notre amie Vuuv nous avait pondu un article sur Pushing Daisies, cette série toute mignonne qui parle de l’histoire compliquée du Piemaker et de Chuck, the girl who smells like honey. Je vais aujourd’hui vous parler un peu d’une autre série de Brian Fuller et qui parle aussi de la mort (et ça ne fait pas peur, je vous rassure).

Tout débute avec l’héroine, qui comme d’habitude est un peu tomboy sur les bords – Georgia Lass aka George.

Blonde pulpeuse de 18 ans, George est un peu la reine de la loose, tire en permanence la tronche (ou du moins un air boudeur / blasé très violent) et ne fout rien de ses journées puisqu’elle a abandonné ses études. Sa mère, en ayant marre de voir sa fille muter en loque légumineuse l’inscrit manu militari dans une agence d’intérim (Temp Agency) « Happy Times » qui trouve des jobs pour des gens peu qualifiés comme George.

Manque de pot, lors de sa première pause déjeuner de 35 minutes, George prend un siège de toilettes venu de l’espace en pleine tronche (car tombé d’une station spatiale) et meurt sur le coup. Heureusement, on a séparé son âme de son corps avant l’impact et donc elle n’a pas souffert. C’est déjà ça.

En attendant, elle reste morte et va devenir « a grim reaper » (une faucheuse). Son job est de se rendre sur les lieux juste avant la mort des gens, et de dissocier leur âme de leur corps quelques instants avant qu’ils ne meurent dans des circonstances plus ou moins débiles ou douloureuses. Ensuite, elle guide les âmes vers l’étape suivante : une sorte de mirage dans lequel ils vont se dissoudre. Et basta.

A côté de ça, George découvre que la vie active apporte aussi un lot de complications puisque même si être un grim reaper est du service public, c’est pas comme si l’état payait ce genre de choses hein ! Elle va donc aussi devoir se trouver un job, et composer avec ses impératifs particuliers…

Etre morte-vivante n’a pas que des avantages, puisqu’elle n’est pas spécialement heureuse d’avoir clapoté avant sa majorité et a des difficultés à grandir, surtout quand aller voir sa famille qui fait son deuil est plutôt nocif.

Comme dans Pushing Daisies, la mort est prise dans Dead Like Me comme quelque chose d’au fond pas du tout dramatique : on vit, on meurt dans des circonstances parfois tellement absurdes que ça en devient hilarant et voilà, mourir c’est aussi vivre quelque part. Contrairement à Ned et Chuck, George n’a pas de problème de contact avec les autres, elle peut toucher qui elle veut sans les zigouiller par mégarde, ce qui crée donc des situations un peu cocasses (puisque à 18 ans, on découvre ses hormones dans le monde sucré de Fuller, et ça travaille !).

Le point commun entre les deux séries est obviously la mort, et le côté comique et absurde qui lui est relié. Mais elle est très différente entre Dead Like Me et Pushing Daisies. Il n’y a pas l’idée de transfert entre les individus, de don magique ou de seconde chance dans Dead Like Me.

L'outil de travail des Reapers : un post it, avec toutes les infos utiles - nom, lieu et ETD (Estimated Time Of Death)

« Time’s up ! », comme on dit au pays des rosbifs, et bien là c’est exactement ça. Chacun a un rendez-vous avec la mort, qui est provoquée par des bestioles sympathiques (« the gravelings » – espèce de méchantes bestioles qui font penser à Gollum dans leur façon de se mouvoir et de crier de manière stridente, et qui ont mais vraiment, vraiment pas l’air nice).

Process inéluctable, personne n’y échappe, pas même les grim reapers – qui si ils font un peu d’intérim supplémentaire finissent aussi par aller là où ils doivent aller (l’espèce de fantasme extra-terrestre dans lequel on se dissous avant de disparaître, l’étape suivante une fois qu’on est mort).

Par ailleurs, le thème de l’amour n’est pas du tout autant exploité dans Dead Like Me.

Fuller se situe plus ici sur une réflexion sur « qu’est ce que grandir », qu’on retrouve quand même pas mal dans Pushing Daisies (le côté enfantin, sucré, immature des personnages), mais qui est ici plus poussée puisque la mort de George représente en fait le passage dans l’adolescence.

Une série super chouette, de deux saisons (donc ça se regarde vite, malheureusement) que je vous conseille si vous avez besoin de rigoler un coup (certaines morts sont vraiment fendard !) et si vous voulez regarder un truc qui change un peu de l’ordinaire.

Je ne vous ai volontairement pas tout dit (sinon ça s’appelle du spoil, et c’est mal !) mais sachez que les interactions entre les personnages (oui, car George n’officie pas toute seule, il existe une véritable communauté des grim reapers – et elle appartient du coup à un « groupe ») sont très fouillés, et comme toujours les persos sont très hauts en couleurs, parfois à la limite de la caricature, mais toujours dans la mesure du probable.

J’ai beaucoup apprécié le dosage entre l’absurde et l’irréaliste et le côté banal et quotidien de la série, après tout ; grim reaper … c’est un job comme un autre.

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7 commentaires leave one →
  1. dgrv permalink
    6 mars 2010 12:44

    Je supporte tout ce qui a été dit ici ! C’est une série drôle, touchante et décalée qui vaut vraiment le coup !

  2. lapinoumagique permalink
    6 mars 2010 16:20

    Sympa ton article! J’ai adoré cette série ^^
    Il y a aussi un film à la fin des deux saisons, mais bon… c’est de moins bonne qualité que la série. Je suis même pas sûr que ça soit le même réalisateur… ça fait comme un épisode plus long et moins bien que dans les 2 saisons.
    On y voit tout de même des situations qu’on attendait tout au long de la série (je ne spoil pas ^^)

    J’ai trouvé Pushing Daisies moins intéressant et moins drôle, plus(trop?) romantique(à l’eau de rose?), j’ai même pas tout regardé… peut-être que je loupe quelque chose…

    Mais DLM, c’est à regarder et re-regarder!.
    A boom boom baaaa…

  3. Lien Rag permalink*
    6 mars 2010 21:57

    C’est marrant, parce que moi DLM a été une des plus grosses déceptions de ~2004. Le début du pilote génial, et la seconde partie chiante comme la mort (justement…). Résultat j’ai abandonné à ce moment là. Mes trois collocs/potes qui ont tenté à la même époque ont tous les trois abandonnés à ce moment là.
    Après je ne peux pas avoir une vue globale de la série après 2 épisodes, j’avoue…

  4. Syracuse Cat permalink
    7 mars 2010 10:38

    Bon, moi je suis tombée dessus sur France 4, et en VF c’est effectivement assez chiant. Comme ma sœur adore et que je suis gentille, je lui ai offert la saison 1 en DVD : peut-être qu’en VO ça me plaira…

  5. Anonyme permalink
    7 mars 2010 12:53

    Ah, je n’ai pas du tout aimé cette série. Sur un postulat intéressant est bâtie une histoire bancale animée par des personnages qui n’arrivent ni à se poser ni à évoluer en deux saisons.

  6. Makuchu permalink
    10 mars 2010 19:42

    Je reviens sur cette série, car c’est une de mes série cultes (la preuve : le générique me sert de sonnerie de téléphone …). Mais si je suis assez d’accord sur sa qualité plutôt inégale. Un peu comme le fait que j’ai jamais pu me décider si Georges était belle ou non. Sur certains plans elle était superbe, et sur d’autres franchement « moche ». Mais comme la série, elle a son charme. Et comme pour la série, une fois ferré, z’etes foutus !

    Cette série dégage une mélancolie, mi-depressive, mi-déjantée qui me va à merveille, et je ne peux que vous inciter à faire « l’effort » de la regarder… (en même temps 24 épisodes en tout + un film – non obligatoire pour le film, à part pour une scène -, c’est vite passé …). Je sais qu’il y a aura un taux de rejet d’environs 50%, mais cela vaut le coup de tenter !

    Et comme dit le Lapinoumagique :

    « A boom boom baaaa… »

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