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Phillip Morris, love you, love you not ?

20 février 2010

I Love You Phillip Morris, affiche françaiseAujourd’hui, nous avons testé une nouvelle formule de rédaction : c’est Syracuse Cat qui a écrit la plus grande partie de cet article, et Lib est venue mettre son grain de sel quand ça lui chantait…

Soirée de célibataires dimanche dernier – accessoirement c’était la Saint-Valentin, mais on s’en fichait pas mal… On s’est dit, allons, faisons quelque chose de notre week-end, allons au cinéma : à cette heure-ci, dans ce quartier, qu’est-ce qu’on peut voir qui nous convienne à tous ? Hop, hop, plouf, plouf… C’est limite si on n’a pas tiré à pile ou face – on aurait peut-être dû, je ne sais toujours pas. La durée fut notre critère déterminant (non la jeunesse n’est pas débauchée, que croyez-vous, bonnes gens ?).
On est finalement allé voir I Love You Phillip Morris. J’avoue, le casting avait aiguisé ma curiosité : Ewan McGregor et Jim Carrey dans des rôles de taulards amoureux, c’est pour le moins… inattendu. Mais la bande-annonce n’avait pas non plus généré en moi un enthousiasme délirant…

C’est un peu confus, vous ne trouvez pas ? Et on a l’impression que tout le film est dedans, ce qui un défaut de plus en plus répandu, grrr…!

Bon, le résumé (si vous ne pouvez pas regarder la bande-annonce ou si vous l’avez fait en pensant à autre chose) : Steven Russel (Carrey) est la version idéale de l’Américain moyen, mais après un accident de voiture, il décide qu’il en marre de mentir, et assume désormais pleinement son homosexualité… Notamment en se tapant Rodrigo Santoro, qui est quand même un des mecs les plus canons de la planète (les filles, vous vous souvenez de Love Actually, je le sais – Iwayado, c’est toi que je regarde, oui). Pour financer son nouveau mode de vie, Steven devient le roi de l’arnaque : il finit par se faire choper, se retrouve en taule et là… Bleus sont ses yeux comme le ciel d’été, et dorée sa chevelure comme les blés qui mûrissent au soleil : entre Steven et Phillip (Obi-Wan), c’est le coup de foudre, l’amour fou. Une fois sortis, les combines du premier recommencent car rien n’est trop beau pour le second. Et ron, et ron, petit patapon.

Love you, love you not n’est pas le résumé du film, mais de ce que j’en pense. C’est-à-dire que je n’ai pas vraiment d’avis, ce qui n’est pas très bon signe, hm ? J’avais mal à la tête en entrant dans la salle de ciné, cinq minutes après en être sortie, c’était devenu une migraine carabinée, mais pendant, ça allait : je n’ai pas passé un mauvais moment. L’avantage du cinéma en illimité, c’est qu’on peut voir les films par simple curiosité ; l’inconvénient, c’est que ça rend indulgent : difficile d’être critique quand on a l’impression que c’est gratuit.
Objectivement, les acteurs principaux sont bons. [Note de Lib: Et surtout, Ewan McGregor est magnifique – il a un petit côté toyboy (qui ne dessert pas son personnage), et ça lui va bien.] Le casting surprend, mais on y croit. Il y a des passages très drôles, d’autres où l’émotion est bien réelle. Mais l’ensemble est finalement décousu, chaotique, le spectateur est un peu baladé comme un sac à patates, dans un sens puis dans l’autre – et que le film soit inspiré d’une histoire vraie ne justifie pas ce manque de cohérence. Plus j’y pense, et plus la balance penche vers le love you not. Je n’ai pas détesté ce film, pas du tout. Je ne trouve pas que ce soit mauvais. Mais je n’ai pas aimé. Et je n’aime pas trop les souvenirs que j’en garde, non plus.

Je pense surtout que ce film est raté. Renseignements pris, il s’agit du premier film de Glenn Ficarra et John Requa (tous deux scénaristes jusqu’ici, et de films que je n’ai pas vus), ce qui explique peut-être ce sentiment que le film aurait pu être vraiment bien… ou vraiment mauvais, d’ailleurs, ce qui n’est pas le cas, je le répète. Finalement, si vous ne payez pas votre place, je vous invite à aller vous faire votre propre opinion ; sinon gardez vos 7 à 10€ pour autre chose (Invictus, par exemple, si vous ne l’avez pas vu et qu’il passe encore près de chez vous).

L’avis de Lib :

Et heureusement que ça ne dure pas très longtemps (1h42). Car finalement, le schéma ‘Jim Carrey arnaque tout le monde / Jim Carrey se fait gauler / Jim Carrey file en taule / Jim Carrey se fait la malle / Jim Carrey retourne en taule’, c’est vite lassant. On a beaucoup parlé de Attrape-moi si tu peux à la sortie de Phillip Morris – mais le film de Spielberg a bien plus de rythme, bien plus de gouaille, bien plus de mordant. La différence entre un réalisateur expérimenté et des débutants, peut-être… Dommage, car sur le papier, Phillip Morris avait tout pour être un film subversif, original, décalé. Hélas, on passe à côté de tout ça.

[Syracuse Cat : Détail amusant : le film n’est pas encore sorti ni au Royaume-Uni, ni aux États-Unis…] Quand on sait de quoi ça parle et que l’on sait qu’il y a à peine quelques mois, on autorisait, pour la première fois, un homosexuel étranger à fouler le sol américain, cela ne surprend pas… Cela dit, une scène a été coupée au montage pour la version américaine – Jim Carrey engagé dans un acte de folle sodomie… mais coupé au niveau de sa taille, si fait qu’on ne voit ni son partenaire, ni autre chose que son torse. Dénudé, soit, mais ça reste… un torse.


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15 commentaires leave one →
  1. Raniver permalink
    20 février 2010 07:59

    « Soirée de célibataires dimanche dernier – accessoirement c’était la Saint-Valentin »
    Je croyais que la Saint Valentin était la fête des couples amoureux, pas des célibataires 😀
    Pour les célibataires, je crois qu’il y a les fêtes de la Sainte Catherine et de la Saint Nicolas.

    Le film I love you Phillip s’inspire d’une histoire vraie.
    Quelle est la vraie histoire ?
    C’est celle racontée dans le film ou y a-t-il a de très grandes différences ?

    Le casting (Jim Carrey, Ewan McGregor) peut peut-être justifier d’aller voir le film ?

    Dans la bande annonce, Steven Russel dit « homo c’est hors de prix ».
    Le coût de la vie est donc plus élevé pour les homosexuels ?

  2. Lib permalink
    20 février 2010 15:28

    La Sainte Catherine, on a fait mieux comme fête de célibataires – c’est juste se moquer des vieilles filles (25 ans, vieux ??) parce qu’elles ne sont pas encore mariées. Dieu merci, cette fête est tombée en désuétude depuis longtemps !

    Pour répondre à ta dernière question : je ne pense que c’est qui est hors de prix, c’est d’être gay… c’est de mener un train de vie hors de ses moyens qui est hors de prix, quelle que soit son orientation sexuelle. Mais sans l’arrestation de Steve Russel, pas d’histoire, d’où le cliché.

    • Raniver permalink
      21 février 2010 09:58

      De nos jours, il y a quoi comme fête officielle pour les célibataires ?
      (n’oublions pas, que nous, les célibataires, sommes un très grand groupe comportant un nombre incalculable de membres :-D)

      • Lib permalink
        21 février 2010 13:30

        Euh… y’en n’a pas ?
        Sauf si tu détournes la Saint Valentin – ce qu’ont fait Syracuse Cat et ses amis, apparemment.
        Enfin, c’est ce que je faisais quand j’étais célibataire ^^

      • Vuuv permalink
        23 février 2010 04:20

        On l’a pas détournée. On l’a juste ignorée. Jusqu’au moment où on est sortis d’un film qui parle… d’amour, pour voir allez une centaines de couples au cube qui se faisaient des poutous en mode get a room.

        Pas aigrie, juste contrariée !

  3. Raniver permalink
    21 février 2010 15:11

    Il est dit sur Internet, qu’à l’origine la Saint Valentin était une fête particulièrement consacrée aux célibataires. Dans les villages, les filles célibataires et les garçons célibataires profitait de ce 14 février pour trouver l’âme sœur.

    Aujourd’hui, la Saint Valentin est sans aucun doute devenue la fête du marketing.

    Les célibataires ont-ils besoin d’avoir une date spéciale (comme le 14 février pour les couples) pour faire la fête ? 😉

    • Lib permalink
      21 février 2010 19:50

      Les couples ont-ils besoin d’une date spéciale pour faire la fête ?

      • Raniver permalink
        21 février 2010 20:31

        Bien sûr que non, eux non plus n’ont pas besoin de date pour faire la fête ^^
        Mais dans certains couples, négliger la date de la Saint Valentin est synonyme d’une gifle. lol

  4. Syracuse Cat permalink
    22 février 2010 11:24

    Oui, la Saint-Valentin, c’est un piège à couple : au fond tout le monde s’en fout, mais comme on est jamais sûr de ce que l’autre pense vraiment, il faut bien faire quelque chose. Par ailleurs, même si c’est une fête commerciale stupide et totalement dénuée de sens sur le plan affectif et personnel, c’est toujours l’occasion d’une soirée en amoureux, et quand on a la chance d’avoir une moitié d’orange, pourquoi s’en priver ?
    Ce qui serait vraiment révolutionnaire, ce serait peut-être de faire de grandes fêtes sans cœurs ni roses ni chocolat avec tout plein de gens, célibataires et couples mélangés… Une fête normale quoi. On a eu raison d’Halloween, je suis sûre qu’en s’y mettant tous ensemble, on peut abattre la Saint-Valentin. La triste vérité, c’est que célibataires ou pas, on a parfois besoin de prétexte pour faire la fête et se retrouver (ou alors le moindre prétexte est bon pour ça).

    L’idée de la soirée de dimanche dernier (celui d’avant celui d’hier quoi^^), c’était d’occuper notre fin de week-end, nous étions entre célibataires, c’est tombé comme ça (mais en réalité, j’ai pas tant d’amis en couple en ce moment), et au fond, que ce soit le 14 février comptait moins que le fait que ce soit un dimanche soir… Personnellement, je n’ai même pas remarqué le grand nombre de gens qui sortaient du cinéma main dans la main et les yeux dans les yeux (ce qui n’est pas très pratique pour marcher) avant que Vuuv me le fasse remarquer. Cette fille a l’œil acéré.

    C’était le commentaire qui sert à rien. La vodka le dimanche soir n’est pas une bonne idée. Demain, j’arrête.

    • Vuuv permalink
      23 février 2010 04:23

      Mon message subliminal à mon prochain mec (qui est quelque part dans les astres et lit sans doute Culture’s Pub parce que qui ne lit pas Culture’s Pub ?) est : je m’en contrefiche de la Saint-Val, en revanche, une paire de pompes par jour le reste de l’année c’est le minimum, sinon c’est fini.
      De pompes comme chaussures hein. Le bide c’est secondaire.

      *Ceci était une référence à une conversation avec Syracuse Cat, donc une private joke, toutes mes confuses*.

      • Syracuse Cat permalink
        23 février 2010 10:31

        Hein ?
        Je ne me souviens plus de cette conversation : j’avais bu quoi / veillé jusqu’à l’heure ?

  5. 17 mars 2010 21:32

    Bon, passons toutes les beuveries évoquées en commentaires et les soliloques sur la Saint Valentin, dont on peut dire ce qu’on veut, mais une occasion de passer du temps en amoureux, moi je dis que c’est toujours à prendre. Après, que d’autres le fassent en même temps, c’est leur problème. Simplement, pourquoi manquer une bonne occasion ?

    Et pour en revenir à l’essentiel, I love you Philip Morris est pour moi proche du sans faute. Drôle (hilarant même, comme Jim Carrey sait l’être, bien dirigé), totalement exagéré et gay, mais aussi très touchant. Bref, un très très bon moment, qui aligne les excès de la part du personnage principal, qui, en assumant son côté homo, décide d’assumer en même temps toutes ses extravagances. Et c’est là qu’est la force du film, sa joie motrice, son entraînement fêtard et déjanté.

    J’avoue être allé voir le films à reculons. Pourtant, au final, je me suis fait balloté (une tromperie monumentale du spectateur que je ne vais pas spoiler, mais dirigée de main de maître. Et j’ai pleuré, je suis tombé dans le panneau, alors que je n’ai pas pleuré à Precious…)

    Bref, i was bedazzled. Jim Carrey est illuminé, Ewan McGregor (que j’adore) est étonnant mais très juste dans son rôle, very sweet, très touchant. Le résultat n’a rien de chaotique, ni à mes yeux ni aux yeux de l’ami avec lequel je suis allé le voir. On a ri comme des baleines, pleuré comme des madeleines, et on a pris un grand plaisir à se faire berner. Pas de chaos donc, mais l’entêtement du personnage principal. Là où une banale comédie américaine lambda aurait tout tourné bien à la fin, faisant racheter ses extravagances au personnage principal, I Love You Philip Morris va au bout de sa logique, et ça fait du bien !

    Je ne spoilerai pas donc, mais moi, je dis bravo ! Peut-être êtiez-vous fatiguées ce jour-là, Syracuse Cat et Lib, ou alors était-ce le pire jour pour aller voir ce film ? Ca a été pour moi un film dynamique, lumineux, drôle, touchant et attachant. Et intelligent. Tout ce que je demande à un film, quoi !

    • Lib permalink
      17 mars 2010 21:53

      « Peut-être êtiez-vous fatiguées ce jour-là, Syracuse Cat et Lib, ou alors était-ce le pire jour pour aller voir ce film ?  »

      Ou peut-être qu’on n’a juste pas trouvé ça génial ? Je n’étais ni fatiguée, ni pas d’humeur, je n’ai juste pas accroché et je n’ai pas besoin d’une raison pour cela.

  6. 17 mars 2010 21:57

    Nul ne sait les mystères de ce qu’on aime ou pas, en effet. J’essayais juste une explication…

  7. 18 mars 2010 11:37

    Je reconnais que l’humeur peut gâcher un bon film ou en améliorer un pas terrible, mais là je ne crois pas que c’était ça : j’ai trouvé que l’ensemble manquait de cohérence, de liant. Même si je n’ai pas passé un mauvais moment, ces aller-retours cyclothymiques ont fini par m’agacer : oui, j’ai ri, oui, j’ai eu la larme à l’œil dans les moments d’émotions (où Carrey était très bon, il faut le lui reconnaître), mais à la fin, c’était trop, c’est comme ça, c’est tout.

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