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Live report : The Black Procession au Zénith

7 février 2010

Ce soir, j’ai enfilé mon baggy troué, mes chaussures de skate qui ne craignent rien, et mon énorme sweat estampillé MH…

Et comme environ 4000 autres personnes, je me suis rendue au Zénith de Paris (vous savez, la salle tout au bout d’une longue allée bordée d’arbres…) pour aller me prendre une des claques musicales du siècle !

The Black Procession, c’est Bleeding Through, Hatebreed, mais c’est avant et surtout… MACHINE FUCKING HEAD !

Pour citer les chanteurs de Bleeding Through et Hatebreed :

I wanna see more cicle pits, crowdsurfing, people jumping all over each other’s face, I wanna see you on the fucking floor tonight ! Come on, Paris, get fucking crazy tonight !

When you circle pit, just remember this one thing : when somebody falls, pick him up.

Pour connaître le récit de mes aventures… Alors alors,

Le premier groupe à ouvrir les festivités hostilités était le groupe débarqué tout droit de « sunny California » aux dires de son chanteur, j’ai nommé Bleeding Through.

Jamais entendu parler avant, je dois dire que la musique ne m’a pas émue jusqu’aux tréfonds de mon âme, par contre je peux vous dire que ma tête s’est mise à bouger furieusement… Mes enfants, quelle énergie ! Dès la première chanson émerge un circle pit (en gros, pour les noob, un circle pit ça se passe dans la fosse – c’est beaucoup plus dur de courir dans les gradins – et consiste non seulement à se taper dessus, mais à courir en rond en plus). Le concert commence donc très très fort, au bout de la troisième chanson, deuxième exploit du groupe : réussir à faire faire à la salle un wall of death, aussi parfois appellé Braveheart dans le milieu, et qui consiste à séparer la salle en deux tel Moïse avec la Mer Rouge, compter jusqu’à trois, et là… Dans un grand hurlement, les deux « fronts » se rentrent dedans et recommencent à pogoter (sauter partout en se tapant dessus) joyeusement. Sur la musique donc, je ne connaissais pas du tout, mais ça se laissait écouter. Avec une mention très spéciale pour un sandwiche très bien composé, il y avait même un peu de mayonnaise (comprendre un clavier). Le batteur s’est fendu d’un solo pas piqué des vers, et le bassiste était tout simplement une espèce de kangourou émo. Très impressionnant, et il avait un son de porcasse (comprendre « accordé » très bas, avec une tonalité bien particulière, et on l’entendait super bien !).

35-40 minutes plus tard, on change les rideaux, on bouge le matériel, on visse la batterie et c’est Hatebreed qui envahit la scène. Je dois dire que là pour le coup, j’avais écouté deux albums avant, et que franchement ça m’avait laissée un peu de marbre. Son brouillon, rythmiques un peu faciles… Pas tellement ma tasse de thé. Si le live ne m’a pas donné envie de bondir au stand merchandising, j’ai quand même passé un bon moment : chansons plus rapides, beaucoup d’énergie de la part de tout le groupe, et surtout une salle absolument chaude comme la braise. Au bout de 15 j’ai arrêté de compter les circle pits qui fleurissaient parfois trois par trois. Bon jeu de scène, et surtout excellente communication avec le public qui s’en est donné à cœur joie lorsque le chanteur a demandé le Hatebreed growl (ou shout, ou cry, je sais plus) – qui consiste à brâmer jusqu’à ce que l’air manque, de préférence le plus longtemps possible.

Je dois dire que je commençais un peu à m’impatienter, les amuses-bouches m’avaient mis l’eau à la bouche, et j’avais envie de revoir un de mes groupes préférés qui m’avait énormément déçue à leur passage précédent à Paris.

Après deux trois chansons (dont un petit « Diary Of A Madmen » de mon ami Ozzy O’, ça fait toujours plaisir à entendre), des lumières s’agitent derrière les grands rideaux noirs et là c’est l’hystérie, les ricains de Machine Head sont dans la salle !

Ils sont beaux, hein ...

Et pour rester dans le ton de la soirée, ça commence fort, très fort avec l’excellentissime « Clenching The Fist Of Dissent », chanson tirée du tout dernier album du groupe, j’ai nommé le fabuleux The Blackening. Une montée de guitare, premières lignes de basse, la batterie, les tentures tombent et là c’est parti pour deux heures de show très très intenses. Pour cette tournée, Machine Head a choisi de mixer dans la setlist des morceaux tirés de leur dernier album (c’est logique puisque la tournée est en grande partie due à la sortie de ladite perle) mais aussi des vieux classiques, tirés notamment des albums The Burning Red, Through The Ashes Of Empire, et même un morceau tiré de Supercharger !

Dans la salle, ça s’agite de plus en plus, les chevelus volent dans tous les sens, ça se bouscule, ça crie, ça hurle, le bonheur du métalleux quoi. Du côté des gradins, ça s’agite aussi pas mal, mais personne ne vous saute dessus, et on voit quelque chose à la scène 😉

J’ai eu la chance de trouver une place parfaite, tout à côté de la régie. Et je dois dire que s’il y a eu deux trois problèmes de sonorisation (une guitare qui a merdoyé, et un micro pas bien réglé sur les premières chansons), la lumière était absolument impeccable ! C’est assez rare que dans ce genre de concerts (ben oui, c’est pas Rammstein, Machine Head on y va que pour la musique, pogotter et hurler ; pas pour les pitreries et la démesure des membres du groupe…) les lumières ne soient pas complètement rouges / blanches / et puis oh ! un ou deux faisceaux, et du bleuté pour les chansons tristes. J’ai beaucoup apprécié les lumières vertes qui ont occupé la première partie du set, beaucoup de dynamisme et moins offensant que les flashes qui nous ont fait pleurer les yeux dans les premières parties. (L’épilepsie, c’est un mauvais plan parfois, le moindre zozo un peu sensible du bulbe aurait fait une crise dans la minute.) Pour ce qui est de la scène, Machine Head est toujours sobre dans ses décors et ce coup ci était accompagné de grands écrans empilés en carré avec des visuels du dernier album. Un truc très appréciable aussi, c’est d’avoir mis la batterie très haut en plein milieu de la scène, même si parfois on sent que Dave McClain se trouve un peu isolé et regarde ses petits camarades de haut… c’est quand même agréable pour nous autres petits fans de voir un peu le pain en action !

Niveau jeu de scène, la synergie avec le public est toujours impressionnante, mais j’ai trouvé l’ami Flynn pas très causant cette fois ci (comprendre il ne s’est pas enfilé X verres en criant « Santé, Paris santé »). Le doux Adam Duce est toujours aussi… flippant. Enfin c’est une sacré grosse bête quand même, et bon, il sait manier son instrument (grr grr). J’aime particulièrement son air sérieux quand il démarre un morceau (Machine Head, c’est non seulement merveilleux, mais c’est un groupe où le bassiste commence même des chansons… mais que demande le peuple ?!) et le rideau de cheveux qu’il agite de temps à autres. Robert Flynn, chanteur de son état, est en très grande forme et annonce quasiment tous les morceaux d’un air tragique. Le public étant chaud comme la braise, tous les groupes ont été émus de la réponse, mais je dois dire que c’est sur Machine Head que ça s’est le plus agité (notamment un circle pit absolument gigantesque qui a bien duré trois bonnes minutes !) et l’ami Robb n’a pas arrêté de faire chanter le public et de dire qu’il était impressionné par « Paris, France » !

Pour conclure un peu cet article qui est déjà bien trop long, une setlist très approximative !

  1. Clenching The Fist Of Dissent
  2. Imperium
  3. Beautiful Mourning
  4. Spine (rha quelle ligne de basse !!)
  5. Struck A Nerve
  6. Aesthetics Of Hate
  7. Old
  8. The Burning Red
  9. Exhale The Vile
  10. The Declaration
  11. Ten Ton Hammer
  12. Fuck It All
  13. Halo (Rappel)
  14. Davidian (Rappel)

Vous l’aurez compris, un concert absolument génial 🙂

Je n’ai pas pris de photos pendant le concert, mais promis promis je vais en trouver ! Je sais que pour le moment c’est pas encore très visuellement optimisé, mais ça vient !

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6 commentaires leave one →
  1. Benji permalink
    7 février 2010 02:24

    Super bien écrit comme d’habitude ! sa devait vraiment être sympa =) merci d’avoir si bien d’écrit la soirée !

  2. Erwan permalink
    7 février 2010 02:30

    Super bien foutu, j’avais l’impression d’y être et apparemment, ça devait être impressionnant !!
    Faudrai que j’me fasse un concert de Machine Head un jour, depuis le temps ^^

  3. Skyzophrenia permalink
    7 février 2010 12:20

    Bien écrit =) et surtoutbien décrit le wall of death de Bleeding through a permis à moi et mes potes de pouvoir descendre des gradins et de pogoter dans la fosse. C’etait tout simplement un énorme concert =)

  4. TOOLRULES permalink
    7 février 2010 22:15

    Je confirme, c’était hénaurme, j’en ai encore mal aux tympans lol !!!
    Vivement le prochain album of Machine Fucking Head !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  5. Lien Rag permalink*
    8 février 2010 10:05

    « Yavait plein de Wall of Death et de Circle Pit, mais j’étais dans les gradins » 🙂

    • Syracuse Cat permalink
      10 février 2010 10:36

      Comme quoi, on peut aimer le metal (sans accent, parce que c’est de la musique, pas du minerai, c’est ça ?) et faire preuve de bon sens^^
      C’est un peu comme porter des escarpins zombies, finalement.

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