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« L’île qui avait voulu construire le Paradis »

2 février 2010

C’est la rechute… Après vous avoir promis « plus jamais ça », je retourne à Cuba et vous me direz « aaah » car, face à la rime, vous mettrez chapeau bas.

Partageons ici, l’un de mes plus précieux plaisirs : la lecture d’un bon bouquin accompagné d’une playlist de rêve et tout ça en harmonie, puisque tant le bouquin que la playlist sont cubains.

Tous deux écrivent et chantent Cuba à leur manière, avec passion et réalisme, sans détour ni fioritures.

Zoé Valdés aime son île, ses habitants, ses « bruits et ses odeurs » (pour reprendre une malheureuse expression bien connue 😉 ). Voila quelques années que je lis ses romans, dépeignant le plus souvent des femmes, fortes et belles, toujours fières, même dans l’adversité. La nada cotidiana (Le néant quotidien), Lobas de mar (Louves de mer), La eternidad del instante (L’éternité de l’instant), sont les trois romans que j’ai lus de l’auteur. Tous portent en eux une forte dimension autobiographique et c’est sûrement ce qui les rend si vrais et si vivants. L’âme de Zoé Valdés vibre et résonne à travers ses personnages dont les yeux nous renvoient l’image d’une île aussi riche que meurtrie.

Pourtant, Zoé Valdés ne tombe jamais dans le misérabilisme ; jamais la dictature castriste n’est critiquée de front. Zoé Valdés souligne au contraire la capacité de ces hommes et de ces femmes à surmonter et à vivre avec leurs difficultés sans se lamenter sur leur sort. C’est ce qui fait probablement toute la valeur de ses romans, et ce qui justifie le goût que je leur porte.

Accompagnons ces lectures de l’écoute de Quiereme mucho, premier album (2009) de la chanteuse cubaine Niuver.

Cet album a été une véritable et agréable découverte (merci FIP) ! J’ai appris par la suite, que Niuver a été soutenue par le chanteur Raul Paz dont j’ai déjà parlé sur Culture’s Pub.

La douceur de son visage reflète à merveille la chaleur et la sensualité de ses chansons abordant, pour nombre d’entre-elles, l’amour. Ces chansons harmonieuses et pleines de mélancolie, caribéenne et jazzy, accompagnent plaisamment la lecture – et c’est d’autant plus vrai quand il s’agit de lire Zoé Valdés 😉 –. Toutefois, tout comme pour l’auteur dont j’ai parlé plus haut, Niuver nous invite, en abordant des sujets intimes et sans nous donner de leçons, à prendre notre destin en main.

À l’égal de Raul Paz, cette jeune artiste mérite, d’après moi, le plus grand intérêt et un grand soutien afin que sa carrière puisse, après avoir décollé à Cuba, s’envoler en France ! 😀

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2 commentaires leave one →
  1. Syracuse Cat permalink
    2 février 2010 13:22

    Est-ce que tu as lu Contrebande, d’Enrique Serpa ? C’est un roman de la fin des années 1930, qui décrit donc l’île de Cuba pendant la prohibition aux Etats-Unis (d’où le titre) : un état d’esprit très particulier… Je serais curieuse d’avoir ton avis éclairé.
    J’irai voir les livres de Zoé Valdés à la médiathèque dès que j’en aurai l’occasion !

  2. stef808 permalink
    4 février 2010 15:50

    Hmmm… nan ! il ne me semble pas connaître la Contrebande (la Contrabanda ? :p) Je vais faire en sorte de me le procurer 😉 Par contre n’attends peut-être pas trop de mon fameux « esprit éclairé » lol c’est trop d’honneurs !! ^^
    On se voit demain je suppose ? Buenas tardes compañera !

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