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16 décembre 2009

Aujourd’hui Stef rentre dans le rang… Ca en fera rire plus d’un (et plus d’une… Elles se reconnaîtront…).

Stef rentre dans le rang ; il va sortir de son déliro-trip hispanophone pour se tourner vers l’anglo-americain (uuuh quel concept étrange, isn’t ?). On va parler littérature américaine (yeah ! me direz-vous dans cette nouvelle parenthèse – les parenthèses et autres tirets sont ma marque de fabrique, ok ? –) et voyages (Aaaaaah !! :D).

On vous dit littérature américaine, vous répondez ?

John Irving !

Pour moi, c’est le maître… Enfin mon maître !

On n’est certes pas dans la grande littérature, mais quand même ! Et surtout, les sujets abordés – et abordés comme ce « new Dickens » sait le faire – me touchent.

La famille, les conflits familiaux, la « différence », la mort, les voyages, les amours (possibles, impossibles, malsains, passionnels, conflictuels et plus rarement harmonieux…), le savoir grandir en dépit  de tous les maux touchant une vie – ce que Boris Cyrulnik appellerait résilience – sont les thèmes centraux de ses romans.

Parmi les plus connus et par ordre de préférence, pensez à The Hotel New Hampshire, The World According to Garp, Until I Find You A Prayer for Owen Meany, The Fourth Hand, The 158-Pound Marriage…

John Irving c’est le Bonheur de partir en voyage, en général en famille, à la recherche d’une vie forcément plus belle ailleurs. On quitte nos misères pour partir chercher la bonne fortune ! Souvent les compagnons d’Irving voyagent des Etats-Unis au Canada, ou des Etats-Unis à l’Europe (ou encore le contraire). On a plaisir nous, jeunesse – dorée ? –, de nous identifier à ces personnages partant à la découverte de l’Europe ! D’après moi, On devrait faire lire à tous les ex ou futurs Erasmus et Socrates students, John Irving !

Irving c’est aussi le plaisir de percevoir différemment des lieux qu’on a visité, aimé, vécu… Si l’on pense à Until I Find You, Irving nous ballade au coté de Jack Burns à la recherche de la vérité à propos de ses parents, à travers Copenhague, Oslo, Stockholm, Helsinki, Amsterdam,… Quel étrange sentiment de lire dans un livre les mots qu’on a longtemps cherché pour décrire les sensations liées à un voyage.

Personnellement, de toutes ces villes, je ne connais qu’Amsterdam. Lu à posteriori, j’ai exactement retrouvé l’univers de la ville dans Until I Find You : ses pavés poisseux, ses églises, sa vénérable Oude Kerk jouxtant ce si étrange quartier rouge aux néons flashy, à la foule invisible, aux prostituées exposées et inaccessibles… Le talent d’Irving réside dans sa capacité à donner vie à ces lieux en y incorporant des personnages hauts en couleurs : un orphelin tatoué (« ink addict » !), des joueurs d’orgue, des prostituées organisées en « petite-entreprise-qui-marche-très-très-bien », des tatoueurs fan de Bob Dylan et de musique diverse !

On trouvera dans ses autres romans des lutteurs, des ours, un journaliste manchot, des pom-pom girls et autres footballers… : Lire John Irving c’est la certitude de partir dans un autre monde !

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5 commentaires leave one →
  1. 16 décembre 2009 02:21

    Je ne sais pas si c’est de la grande littérature mais ça y ressemble en tout cas. Je n’ai lu que « A Prayer for Owen Meany » et « The World According To Garp” (d’ailleurs je ne les aurais pas mis dans le même ordre de préférence…) Mais j’ai pris de sacrés claques à chaque fois.
    Ce ne sont pas de grandes aventures épiques, en fait c’est juste la vie, mais racontée par Irving ça prend une putain de dimension.

    (Il y’a aussi « The Cider House Rules” qui aborde le thème de l’avortement dans les années 30, et qui est depuis ouatmilles temps sur ma liste de lecture, longue comme un bras ou deux.)

  2. Lib permalink
    16 décembre 2009 08:38

    Je ne crois avoir lu que The Cider House Rules (oui oui, je ne me rappelle pas forcément ce que j’ai lu, surtout si c’était il y a longtemps…). Il y a un film aussi.
    Mais je n’ai des souvenirs que trop vagues pour en parler plus longuement…

    Mais j’aime bien ton style d’écriture, Stef, bien contente de t’avoir persuadé de rejoindre Culture’s Pub !

  3. stef808 permalink
    16 décembre 2009 08:41

    Les films valent le coup ?
    J’en ai entendu parler, mais j’en ai vu aucun (je crois qu’il y en a 2-3 tirés des romans…)

    • Lib permalink
      16 décembre 2009 08:42

      Ben figure-toi que je n’arrive pas à me rappeler si je l’ai vu ou pas… Je suis vraiment une mamie !
      http://www.imdb.fr/title/tt0124315/

      Il y en a aussi un tiré du Monde selon Garp, mais celui-là, je l’ai pas vu, c’est sûr !

  4. Syracuse Cat permalink
    20 décembre 2009 01:52

    J’ai lu Le monde selon Garp et Un mariage poids-léger il y a plus longtemps, et le premier m’a particulièrement marquée (j’ai moins aimé le second). C’est d’une grande originalité, parfois brutal, en tout cas très fort… Merci pour cet article qui fait remonter ces bons souvenirs.

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